Comité de lecture 2017

Nouveau!  Cliquez sur le titre pour  lire les avis

1/    « L’administration provisoire »
          Alexandre Seurat
2/        « L’insouciance« 
        Karine Tuil
3/         « Les Elus »
        Sem-Sandberg Steve
 4/     « Le bal mécanique »
Yannick Grannec
5/      « Chanson douce »
  Leila Slimani
6/     « Petits secrets et grands mensonges »  Liane Moriarty
7)    « Giboulées de soleil »
   Leuka Hornakora-Civade
 8)   « L’art et la manière de conclure en beauté«  Lauren Weisberger  9)   « Sur les chemins noirs »
          Sylvain Tesson
 10)     « Le dernier des nôtres » Adélaïde de Clermont-Tonnerre  11) « L’année la plus longue »
                 Daniel Grenier
 12) « Les hautes montagnes du Portugal«    Yann Martel
 13) La voleuse de robes   
       de Nathalie Meg Evans 
 14)   « Ils ne savent pas ce qu’ils font »    de  Jussi Valtonen     15) « Comment Baptiste est mort »
                d’Alain Blottière   
 16) « Riquet à la houppe »
             d’ Amélie Nothomb    
 17)  « SS-GB et si Hitler avait gagné la guerre ? »    de  Len Deighton  18) « Barracuda for ever »   
            de   Pascal Ruter 
 19) « Rendez-vous au Cupcake Café »       de    Jenny Colgan   20/  » Un saint homme »   d’ Anne Wiazemsky   21/ » Les furies »   de Lauren Groff
 22) « Les Indésirables » de Diane Ducret  23) « Minute, papillon » de Aurélie Valognes 24) « Un clafoutis aux tomates cerises«  de Véronique de Bure 
 25 )« Le cas Malaussène«  de Daniel Pennac 26 ) »Par Amour » de Valérie Tong Cuong  27) « Si rude soit le début » de JavierMarias   
28) « La vie rêvée » de Virginia Fly  29 )« Les primates de Park Avenue » de Wednesday Martin  30)  » Le murmure du vent » de Karen Viggers 
31) « Le vertige des falaises » de Gilles Paris  32) « Le cœur de l’été » de Viveca Stern  33) « Le bureau des jardins et des étangs«  de Didier Decoin
34)  » Le dimanche des mères » de Graham  Swift.  35)« Hôtel des muses » de Ann Kidd Taylor.  36)« Miss Cyclone » de Laurence Perrin 
37) « Le tour du monde du Roi Zibeline » de Jean -Christophe Rufin 38)« Un escargot tout chaud » de Isabelle Mergot 39) »Danser au bord de l’abîme » de Grégoire Delacourt.
40)«  Le jour où les lions mangeront de la salade verte » de Raphaëlle Giordano. 41) » Les assistantes » de Camille Peri. 42)  » Les cygnes de la cinquième avenue »  de Mélanie Benjamin.
 43)    « Colette et les siennes »
                  de Dominique Bona
 44)    « La sœur du roi »
         
de Alexandre de Broca
 45)  « La tresse » de Laetitia Colombani
 46) « L’amie prodigieuse », « le nouveau nom », « celle qui fuit et celle qui reste » de Elena Ferrante  47)   » Comme un ruban de soie »     de Cecily Wong 48) « Le début des haricots » de Fanny Gayral
 49)« Le plus beau reste à venir«  d’Hélène Clément 50)  » L’école buissonnière « de Nicolas Vannier   51) « Jeux de miroir » de Chirovici, E.O 
52) « L’endroit le plus dangereux du monde » de Lee Johnson, Lindsey   53)  » Les filles de Roanoke » de Engel Amy. 54)  » Ma vie  (pas si) parfaite «  de Sophie Kindsella
 55) Miss Cyclone de Laurence Peyrin    
     
     
     
     

1/ »L’administration provisoire » d’Alexandre Seurat
1er lecteur : Roman documentaire, l’auteur explique cette face « cachée » et souvent méconnue, dans les nouvelles générations, de cette mémoire où la culpabilité est oubliée. On s’aperçoit que ce fonctionnaire zélé est un maillon actif de la chaîne menant à la mort nombre de personnes portant l’ETOILE JAUNE. Ce passé familial est mis au jour par cet arrière-petit-fils.La fonction d’administrateur provisoire est lié au commissariat général aux questions juives, en d’autre terme c’est SPOLIER les biens juifs selon la loi de Vichy. Notre jeunesse devrait prendre connaissance de cette période trouble. Personnellement, cet épisode m’a été raconté, non seulement ils se payaient très bien et des petits bourreaux, de cet acabit,étaient nombreux dans la zone occupée.
Mention: 4 livres

2ème lecteur :   

 

L’arrière-grand-père du narrateur était administrateur provisoire des biens des juifs entre 1941 et 1943. Son ombre plane sur la famille. Personne ne veut vraiment savoir ce qu’il faisait. C’est dérangeant et c’est du passé de toute façon. La famille est en mille morceaux, on ne se parle pas, on ne veut pas se parler de peur de découvrir ce que l’on ne pourrait supporter.

 

Mais l’arrière-petit-fils, lui, veut savoir qui était vraiment cet homme, et ce qu’il a fait. Il étouffe dans cette famille qui refuse la vérité. Il fait des recherches et découvre un homme lâche qui se retranche derrière la loi pour justifier ses actions sordides, un homme qui détourne, pour son compte personnel, les biens qu’il a à gérer, un homme qui distille la peur, un homme qui, dans sa famille, se pose en moralisateur que tous craignait.

Mention: 4 livres

 

2/« L’insouciance » de Karine Tuil
1er lecteur : C’est au travers de l’histoire de quatre personnages que l’auteure nous parle de notre monde. Un monde où le cynisme de politiques côtoie l’arrogance des gens de pouvoirs et la violence qui est partout avec le racisme, l’antisémitisme et le communautarisme. Nous sommes face à une réalité qui dérange, qui fait froid dans le dos et nous donne un sentiment d’impuissance. Il y a François Vély, dirigeant d’une grande entreprise internationale et son cercle d’influence arrogant et hypocrite ; Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens, éducateur social qui aspire aux plus hautes fonctions de l’Etat ; Romain Roller, un soldat de retour d’Afghanistan, dévasté par ce qu’il a vécu là-bas ; Marion Decker, journaliste qui vient d’un milieu modeste et a épousé François Vély mais est amoureuse de Romain. Ce roman est déroutant car l’auteure choisit de n’utiliser que le côté le plus sombre de notre siècle pour raconter une histoire d’êtres humains à la recherche de leur identité véritable dans un monde de clans figés. Ce livre qui nous laisse un étrange malaise nous fait réfléchir sur nos choix et le sens que l’on peut donner à notre vie dans ce monde complexe. Fort heureusement la réalité n’est pas contenue dans ces quatre personnages. Ce livre mérite d’être lu, il est précis et très documenté, la narration est vive et l’écriture dense et forte.
Mention: 3 livres

3/« Les Elus » de Sem-Sandberg Steve
1er lecteur : Ce roman ressemble plus à un long témoignage qu’à un véritable roman. Cela se passe en 1940 et les années suivantes, en Allemagne nazie. Les enfants difficiles, présentant des handicaps mentaux, ou instables, sont parqués dans un institut. Là, sous la houlette de différents médecins et infirmières, ils subissent des soins plus ou moins violents, voire radicaux. Des expériences sont menées. Jusqu’à la solution finale…On suit plus particulièrement Adrian, un enfant qui réussira à échapper à la mort, et Anna, une infirmière qui n’échappera pas, elle, à la justice, lorsque les faits sont dévoilés au grand public.C’est sombre, dense, mais relativement facile à lire tout de même. Très instructif, édifiant. C’est un terrible témoignage sur les atrocités de la seconde guerre mondiale et la folie de cette époque.
Mention: 3 livres

4) « Le bal mécanique » de Yannick Grannec
1er lecteur : L’histoire commence par Josh, aux Etats-Unis. Il est producteur et animateur d’une émission de télé-réalité et coaching. Sa femme est psy et s’occupe avec lui de l’émission. Les coulisses d’une émission de télé-réalité sont intéressantes, bien racontées. Petit à petit, Josh se dévoile un peu, parle de son père, Carl, un peintre assez renommé, qui a pris sa retraite en France. Celui-ci apprend qu’une partie de l’héritage de sa famille contient un tableau célèbre, d’un peintre connu, mais qui avait été réquisitionné par les nazis. Il découvre ainsi des secrets de famille troublants sur ses parents adoptifs ainsi que sur sa véritable mère. Il se suicide, sans que l’on sache si cela a quelque chose à voir avec ces découvertes.La première partie du roman est racontée par Josh.Dans la seconde partie, on remonte le temps, à l’époque des grands-parents et parents de Carl, dans les années 1915-1930.L’auteur raconte l’histoire di Bauhaus, une école D’arts renommée, la vis bohème des ancêtres de Carl et de Josh, tout cela sur fond de montée du nazisme.Cet intéressant, bien écrit, vivant, on découvre une partie de l’histoire de l’Europe, de l’histoire de l’art que l’on ne connait pas forcément. Des peintres célèbres font partie des personnages principaux, tels que Klee, Kandinsky et d’autres.C’est un roman pictural riche, dense, agréable à lire.
Mention: 3 livres

5) » Chanson douce » de Leïla Slimani

1er lecteur : La première phrase du livre est violente : « Le bébé est mort ». Le roman commence sur les chapeaux de roue, avec une scène macabre. Puis les chapitres suivants remontent dans le temps et nous racontent comment on en est arrivés à ce drame horrible.Un couple décide d’embaucher une nounou à domicile pour s’occuper de leurs deux enfants en bas âge. C’est un couple assez aisé, parisien bobo-chic, ils sont tous deux débordés mais bienveillants avec Louise, leur nounou, qui va vite devenir indispensable. Louise est une vraie perle : en plus de s’occuper des enfants, sans qu’on lui demande, elle fait le ménage, prépare de délicieux petits plats, gère tout dans la maison. Bref, c’est une véritable Mary Poppins.Mais tout n’est pas rose. Petit à petit le couple va se rendre compte que Louise peut avoir un comportement étrange, louche, qui petit à petit va leur faire peur. Jusqu’au drame final…. L’écriture de l’auteure est très agréable, intelligente, parfaitement maîtrisée. Bien que l’on connaisse dès le départ la fin, on a hâte de comprendre pourquoi. Les sentiments, les pensées les plus secrètes de Louise sont très finement analysés.C’est un roman certes un peu sombre, mais très agréable à lire malgré tout car il n’y a pas de grandiloquence. L’auteure ne fait pas dans le sensationnel, elle expose les faits simplement, mais avec talent. Et c’est certainement pour cette raison qu’elle a eu le Prix Goncourt !Mention: 3 livres 2ème lecteur : Un couple engage une nounou pour les enfants, une situation qui pourrait être banale mais qui conduit au drame. Malgré le sujet, la lecture est agréable grâce à l’écriture, un style direct et efficace.
Mention: 3 livres


6) « Petits secrets et grands mensonges » de Liane Moriarty

1er lecteur :     

Dans la banlieue chic d’une petite ville australienne, un meurtre a eu lieu lors de la soirée Quiz organisé par l’école. Qui est mort ? Pourquoi ? Qui est l’assassin ?

Tout cela on le saura à la fin du livre.

Une fois rapidement évoqué l’accident funeste, on remonte en arrière, à la source des différents évènements qui vont s’enchainer jusqu’au drame final.

C’est dons l’histoire de plusieurs femmes ayant des enfants scolarisés dans la même école. Certaines sont belles, riches, d’autres moins, toutes ont leur petits et grands secrets. Des clans se forment mais tout va à peu près bien jusqu’au jour de la prérentrée où une petite fille accuse un petit garçon de l’avoir frappée.

Le roman est construit comme un scénario, on sent bien qu’il est prêt pour être adapté à la télé (une série est prévue). Mais c’est drôle, bien écrit, amusant, avec des rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine.

Les personnages ne sont pas superficiels, malgré les apparences. Notamment, le sujet douloureux de la femme éperdument amoureuse de son mari qui la bat, est très bien traité.

C’est une lecture vraiment agréable, sympathique.

L’écriture est plus dynamique que le précédent roman de l’auteure (Le secret du mari), on s’ennuie à aucun moment.

A conseiller !

Mention: 3 livres

 

2ème lecteur :   

L’histoire est présentée de façon originale, on sait qu’il s’est passé quelque chose de grave, que quelqu’un est mort, mais qui ? On suit donc le petit groupe de mamans d’élèves de l’école et leurs problèmes de famille. On retrouve l’ambiance du « Secret du mari », le même milieu social, et les secrets, les drames. Une lecture très agréable, un roman qu’on a du mal à laisser, tant on veut savoir….

Mention: 3 livres


7) « Giboulées de soleil » de Leuka Hornakova

1er lecteur :     

 

Nous sommes en Tchécoslovaquie de 1940 à nos jours. Le pays, issu de l’ancien empire austro-hongrois a vécu sous la coupe des nazis puis du bloc soviétique pour finalement entrer dans l’Europe à la chute du communisme.

 

Ce roman est une belle fresque que nous raconte l’histoire de quatre générations de femmes dont la particularité est d’être nées de pères inconnus mais non sans amour. De Marie, l’arrière-grand-mère à Eva, l’arrière-petite-fille toutes font face à leur destin avec fierté et revendiquent d’être libres d’avoir aimé qui elles voulaient.

 

Elles sont vivantes ces femmes qui s’adaptent à un monde changeant, violent ; elles sont décidées, raffinées quand elles brodent les habits tradionnels ; elles sont courageuses et intelligentes. L’auteur nous décrit aussi de beaux portraits d’homme, en particulier ceux que ces femmes ont aimés. Malheureusement il y a aussi ceux qui ont voulu les soumettre.

 

Ce premier roman, écrit en français par une auteure dont la langue maternelle est le tchèque est, pour moi, un coup de cœur. L’écriture est poétique, délicate, pleine d’humour, spontanée. Je l’ai lu d’un trait avec un grand bonheur.

Mention: 4 livres


8)« L’art et la manière de conclure en beauté » de Lauren Weisberger.

1er lecteur :     

 

Charlie est une joueuse de tennis professionnelle qui stagne à la 23 ème place du classement. Suite à une blessure, elle décide de changer de coach. Son nouvel entraineur est dur, très dur, mais il réussit à la remonter au classement.

Sa relation secrète avec le meilleur joueur de tennis pro est également un atout pour elle car cela va permettre de la faire connaitre du public.

Et bien sûr, elle est belle à damner un saint, tout comme tous les joueurs et joueuses de tennis d’ailleurs qui évoluent dans ce roman, certains existant vraiment.

 

Ce roman, loin d’être aussi passionnant que Le diable s’habille en Prada, se laisse tout de même lire. C’est toujours intéressant de découvrir les coulisses du tennis professionnel, la vie que mènent ces sportifs de très haut niveau.

C’est le roman typique dit « de plage », on ne se prend pas la tête, one n’en attend pas des merveilles, on passe un bon moment. Mais vite lu, vite oublié !

Mention: 2 livres


 9) »Sur les chemins noirs » de Sylvain Tesson

1er lecteur :

                      

En 2014 Sylvain Tesson s’était gravement blessé en tombant de la façade d’une maison à Chamonix. Il s’était juré d traverser la France à pied s’il retrouvait l’usage de ses membres. C’est ce qu’il a fait.

 

Il a intitulé son livre « Les chemins noirs » car il a décidé de traverser les zones rurales marquées de petits traits noirs sur les cartes IGN.

 

Ce livre est le récit de sa traversée de la France du Mercantour au Cotentin. La partie la plus de chez nous est le Cantal et la Corrèze avec Ussel.       

 

Il va parfois à l’hôtel, mais la plupart du temps dort sous la tente dans des lieux isolés et pittoresques. Un de ses amis, écrivains russe, le rejoint pour quelques jours, de temps en temps, sur une période qui va s’étaler sur trois mois.

 

Aller à pied pour lui est aussi une forme de résistance. Il préfère « esquiver » ce monde qui ne lui convient pas, sans le mépriser. Pas si simple.

 

On retrouve dans ce livre le style « Tesson ». Pas de leçons de morale mais plutôt des points de vue.

 

C’est surtout son talent d’écrivain qui le distingue, sa patte, sa réflexion aussi. On se rêve à écrire aussi bien que lui !

Mention: 3 livres


10) » Le dernier des nôtres » de Adélaïde de Clermont Tonnerre

1er lecteur :     

 

Deux époques qui nous lient à ce roman 1945 à Dresde et 1969 à Manhattan.

Werner et Marcus, sont associés dans une petite entreprise de construction et de réhabilitation.

 

C’est à la fois un roman empreint d’une extrême gravité avec la destruction de Dresde en 1945, de tous les dessous de la guerre et la révélation des atrocités nazies.

Mais il est léger à travers ses lignes !!!Tout n’est pas noir, il nous éclaire sur nos origines et pose la question de la naissance, de notre destin. L’histoire de 2 frères dont la ressemblance est sans égale nous emmène dans un dédale de suppositions qui trouvera la réponse qu’à la fin.

 

Pourquoi le « dernier des nôtres », ce sont les dernières paroles de la mère biologique du personnage clé.

Ce livre est passionnant !

Mention: 4 livres

 

 

2ème lecteur :

Récompense méritée. Livre qu’on ne lâche pas !

 

L’histoire commence en 1969 par un coup de foudre à Manhattan entre le beau Werner Zilch et la belle Rebecca Lynch. Ils sont jeunes, ambitieux. Elle est la fille d’un milliardaire, quant à lui, d’origine plus modeste, il a été adopté à trois ans par un couple d’américains.

 

Le second chapitre est nettement moins léger. Nous sommes en 1945 à Dresde en Allemagne. Tout est détruit. Dans cet enfer, une jeune femme met au monde un enfant. Elle a juste le temps avant de mourir de donner le nom de sa belle-sœur pour qu’on puisse lui confier l’enfant et de dire : « Il s’appelle Werner Zilch, ne changez pas son nom, il est le dernier des nôtres ».

A partir de là, les chapitres alternent entre les années 40 et les années 70 et bien sûr les histoires se rejoignent. L’histoire amoureuse va être impactée par l’origine allemande de Werner. Pourquoi ? A vous de le découvrir !

Mention: 4 livres


11) » L’année la plus longue » de Daniel Grenier

1er lecteur : 

   

 

Roman original, historique et fantastique à la fois.

Il est écrit façon puzzle avec beaucoup d’allers-retours dans la temps, l’espace.

 

L’auteur a créé deux personnages, ses deux héros : un jeune homme et son grand-père qui ont la particularité d’être nés un 29 février.

Autre particularité, d’après les recherches de son fils, le grand- père ne vieillissait qu’une année sur quatre ce qui lui a permis de commencer sa vie vers 1700 et de la continuer jusqu’en 2000.

En sera-t-il de même pour Thomas le petit-fils ?

 

Avec eux, nous parcourons toute l’histoire de l’Amérique du Nord.

 

Le grand père nous fait vivre la prise de Québec, la capitulation des Indiens, la guerre de sécession, la prohibition et le petit-fils nous emmène jusqu’en 2047.

 

Livre particulier, très riche et bien écrit.

Mention: 2 livres

 

2ème lecteur :   

 

Ce roman a un sujet de départ attrayant : en effet, il raconte l’histoire d’un homme, Aimé Bolduc, né un 29 février, au 18 ème siècle, et qui ne vieillit que tous les quatre ans. Il vit donc quatre fois plus qu’un humain normal. Il traverse dons le 18e, le 19e, et le 20e siècle, vivant quantité de guerres et d’évènements en tout genre.

Là où se trouve la difficulté pour le lecteur, c’est dans la façon que l’auteur a traité cette histoire. Ce sont les paragraphes denses, avec très peu de dialogues. Les chapitres ne sont pas chronologiques puisque l’on passe allègrement d’un siècle à un autre, pour revenir en arrière, puis en avant, puis repartir. Cela donne presque le tournis !

Mention: 3 livres


 12) « Les hautes montagnes du Portugal » de Yann Martel

 

1er lecteur :     

 

Trois récits pour ce fascinant voyage. Tout d’abord en 1904, Tomas travaillant au musée national d’art ancien de Lisbonne, découvre un journal du XVIIème siècle du père Rosario Pinto, lequel décrit un artefact insolite qui bouleverserait la chrétienté. Il part en voiture sur les routes des hautes montagnes du Portugal…

 

Puis nous somme 35 ans plus tard, un pathologiste, fervent admirateur d’Agatha Christie, autopsie un homme à la demande de son épouse.

 

Puis cinq ans plus tard, un sénateur canadien veuf décide de partir dans son village ancestral vivre avec un chimpanzé.

 

Ces 3 récits vont converger mais c’est avant tout une œuvre romanesque où l’on retrouve nos questionnements existentiels que tout un chacun se pose tel que l’amour, la mort, la foi etc….

 

 

Artefact : phénomène d’origine accidentelle ou artificielle qui altère une expérience ou un examen portant sur un phénomène naturel.

Mention: 3 livres


13/ La voleuse de robes    de  Nathalie Meg Evans     
       1er lecteur :      & & &

Dans les années 1937-1938, Alix vit tant bien que mal avec sa grand-mère à Paris. Elle est téléphoniste au central. Pour survivre, elle s’est acoquinée avec Paul pour qui elle vole les créations des grands couturiers en dessinant les modèles pour les revendre.

Un jour Paul lui propose un plus gros coup : elle va rentrer chez Javier, une grande maison de couture, et devra voler toute la collection.

Parallèlement, elle fait la connaissance, par un concours de circonstances, d’un journaliste-reporter qui rentre d’Espagne où il a vécu une expérience traumatisante. Il ya également l’histoire mystérieuse du grand-père d’Alix, peintre assez doué, qui a été assassiné par des cambrioleurs dans d’étranges circonstances.

 

Le tout fait un roman sui se disperse un peu entre toutes ces intrigues et c’est dommage car le sujet de départ, la haute-couture parisienne dans ces années d’entre les deux guerres, est très bien raconté, c’est passionnant, vivant, on est vraiment dans les coulisses de la grande maison.

L’ensemble fait parfois un peu fouillis, ça part dans tous les sens, cela manque de rigueur et d’organisation. Cela reste tout de même agréable à lire, surtout pour tout ce qui concerne le monde de la mode à cette époque.


14)   « Ils ne savent pas ce qu’ils font »    de  Jussi Valtonen             

1er lecteur :      & & &

Ce pavé, dense par son poids, son volume, et son écriture, raconte l’histoire d’un chercheur américain, Joe. Celui-ci rencontre une jeune finlandaise et part vivre avec elle à Helsinki. Ils se marient et ont un enfant, Samuel. Mais Joe ne s’habitue pas à la mentalité bien particulière des Finlandais, il ne trouve pas sa place au sein du laboratoire où il travaille. Aline, sa jeune épouse, ne veut pas quitter la Finlande alors qu’il s’était persuadé que ce n’était qu’un passage avant de retourner aux Etats-Unis avec femme et enfant.

Il décide donc de partie, seul, laissant Alina et Samuel encore bébé. Aux Etats-Unis, il refait sa vie, épouse Myriam, dont il a deux filles, Daniella et Rebecca.

Soudainement, il est pris pour cible par des activistes qui manifestent contre les traitements faits aux animaux lors de ses recherches. La vie de famille est mise en danger lorsque sa jeune fille,  Daniella, ouvre un colis suspect.

Parallèlement, sa fille Rebecca inquiète Joe. Elle a en effet été contactée par une société pour qu’elle teste des produits censés aides les jeunes à lutter contre l’isolement social, ainsi qu’un nouvel appareil révolutionnaire permettant de « voir » des images, d’aller sur internet, d’écouter de la musique, tout cela sans écran, juste avec des électrodes qui activent le cerveau.

 

Cela fait beaucoup de choses à traiter dans un seul roman : le monde de la recherche, l’opposition Finlande/USA, les activistes pro-animaux, l’hyper-technologie. C’est une des raisons qui font que ce roman donne un peu le tournis. L’écriture est très maitrisée, très agréable à lire, mais très dense, allant dans les moindres détails. L’analyse psychologique des personnages et des situations et remarquable.

La partie sur l’appareil révolutionnaire branché sur le cerveau est vraiment bien traitée, très intéressante. On en aurait voulu plus. Voire que le roman entier soit basé sur cela. Au lieu de cela, il y a les autres sujets, certes bien traités, mais plus « ordinaire », déjà vus. L’ensemble est très agréable à lire car l’auteur a vraiment une belle plume, d’une grande finesse psychologique (ainsi que le traducteur) mais on ne sait finalement pas comment résumer ce roman, tant il parle de sujets différents.


 

15) « Comment Baptiste est mort » d’Alain Blottière  

1er lecteur :      & & & &

C’est un roman puissant qui ne laisse pas indifférent, le narrateur Nous « interprète », à travers ce tragique évènement le syndrome de Stockholm. Cette découverte de sentiments ambigus nous met mal à l’aise.

Ce débriefing en alternance est d’une grande qualité dans cette situation traumatique.

Cet adolescent, seul survivant de sa famille, pris en otage dans le désert par des djihadistes nous montent leur monstruosité et leur inhumanité.

Baptiste est mort et devient Yumaï…..

Excellent roman, grave dans son contenu, à conseiller.


 

16) « Riquet à la houppe » d’ Amélie Nothomb          

1er lecteur :      & & &

Un assez bon cru de cette auteure prolifique qui reprend ici le conte de Riquet à la houppe, un homme très laid mais que tout le monde aime, qui rencontre une femme très belle que personne n’apprécie.

C’est joliment raconté, on retrouve bien la patte de Nothomb, avec ses personnages aux prénoms étranges, son humour, son style bien particulier. Le roman est couts et vite lu. Il est conseillé toutefois de (re)lire le conte de Riquet à la houppe avant, pour mieux apprécier cette version moderne.


 

17)  « SS-GB et si Hitler avait gagné la guerre ? »    de  Len Deighton

1er lecteur :      & &
   

L’auteur est britannique. Il est né en 1929 et est connu pour ses romans d’espionnage dont celui-là  paru la première fois en 1978.

Nous sommes en 1941. L’Angleterre a été envahie et vaincue par les allemands. Tel est le point de départ de ce roman.

On apprend que le roi d’Angleterre est prisonnier à la tour de Londres et que Churchill est passé devant un peloton d’exécution. Le peuple subit l’occupation allemande.

Le commissaire Archer à Scotland Yard a maintenant des supérieurs allemands.

Il est chargé d’enquêter sur le meurtre d’un brillant physicien retrouvé mort avec d’étranges brûlures sur les bras….On va très vite basculer dans un roman d’espionnage avec des jeux de manipulation, des actions secrètes de la part de l’armée allemande, des résistants anglais, des américains. Ce meurtre révèle une réalité plus complexe. Laquelle ?

C’est un roman qui a un départ original. L’auteur par contre est très classique dans l’écriture et dans la conduite de l’intrique. Nous sommes habitués de nos jours à des romans plus rythmés. L’aspect historique est intéressant. Ce que décrit l’auteur sonne juste.


18) « Barracuda for ever »    de   Pascal Ruter       

   1er lecteur :      & & & &

Napoléon, 85 ans, veut frapper un grand coup afin de profiter pleinement de ses dernières années. Il sent que son fils lui prépare une « déportation » en maison de retraite mais il ne veut pas se retrouver « dans un camp pour vieux où ça sent le slip ». Alors, avec la complicité de son petit-fils, il va résister et vivre à cent à l’heure.

Il demande le divorce, se rend à la SPA pour adopter un chien, entreprend de repeindre sa maison, envisage d’acheter une moto, de kidnapper un animateur radio qu’il adore, afin de l’emmener à Venise, il joue au bowling où il se montre imbattable… Mais, en dansant sur Magnolia for Ever de Claude François, il fait une chute et doit être hospitalisé dans un service de gériatrie. Là, il ne décolère pas et c’est le début de la fin…

Bref, Napoléon, personnage hors du commun, truculent, attachant, horriblement méchant et antipathique quand il s’en prend à son fils qu’il traite de « couille molle », sait, malgré tout, nous émouvoir car ses vaines tentatives de résistance à l’inéluctable fin font écho à nos craintes liées à notre propre devenir.

Ce roman est un cri de rage, une ode à la vie et au respect de l’humain. Finement écrit, drôle, plein de tendresse et tellement vivant il se révèle être un vrai bonheur de lecture.


19) « Rendez-vous au Cupcake Café »       de    Jenny Colgan                             

1er lecteur :      & & & &

2e lecteur :      & & & &

1er lecteur :    Izzy travaille dans une grande agence immobilière avec le patron de laquelle elle a une liaison secrète. Mais l’agence est rachetée par une grande société et Izzy fait partie des personnes licenciées. Son patron ne fait rien pour la défendre.

Izzy décide de se lancer dans le commerce de cupcakes. Elle est en effet petite-fille d’un grand boulanger pâtissier qui lui a appris l’amour du métier et qui rêvait de la voir prendre la suite. Elle trouve un local sympathique dans une petite ruelle et se lance en utilisant sa prime de licenciement, sans avoir trop préparé son affaire.

Bien sûr, il va y avoir des coups durs, des rebondissements, une nouvelle histoire d’amour dont on devine tout depuis les premières pages, mais ce roman mérite vraiment le détour tant il fait du bien !

C’est presque comme si on mangeait vraiment des cupcakes légers, moelleux, parfumés. C’est un roman dit « feel good », la nouvelle tendance actuelle, et celui-ci en est vraiment un bon exemple.

Les personnages sont attachants, sympathiques, les histoires d’amour aussi, même si on sait comment tout va se finir on se prend au jeu. J’ai eu beaucoup de mal à quitter Izzy, Louis, Pearl et tous les autres.

A lire absolument si vous voulez vous détendre et passer un excellent moment !

 

2ème lecteur :  Un livre qui fait plaisir, malgré l’épaisseur la lecture passe très vite, on se sent bien dans ce café, on peut même avoir des recettes de cupcakes. Bref, un univers doux dans lequel les personnages sont sympathiques et on se laisse prendre à l’histoire bien qu’elle soit prévisible.


20/  Un saint homme   d’ Anne Wiazemsky          
1er lecteur :      & &

1er lecteur :     

Un saint homme est l’histoire des retrouvailles de l’auteur avec un prêtre qui est un de ses anciens professeurs. C’est donc une partie de la vie d’Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, actrice et réalisatrice et qui raconte son histoire dans ses romans. Ouvrage intéressant et vite lu.


 21/ Les furies   de Lauren Groff

1er lecteur :      & & &

1er lecteur :     

Lancelot, surnommé Lotto, rencontre Mathilde lorsqu’ils sont tous les deux adolescents. Lui est un véritable tombeur, elle est une fille mystérieuse, secrète.

Il va très vite tomber amoureux d’elle et l’épouse en secret, sans avertir sa mère. Celle-ci décide alors de lui couper les vivres. Leur famille est riche car propriétaire d’une source d’eau naturelle qui rapporte énormément.

Lotto a un rêve : devenir acteur. Mais malgré quelques belles prestations dans quelques pièces, sa carrière ne décolle pas. Sans l’aide financière de sa mère, il va devoir se débrouiller avec sa jeune épouse. Puis un jour, il écrit une pièce. Celle-ci plaît beaucoup à Mathilde qui va le pousser à emprunter cette voie. Il va rapidement devenir un dramaturge renommé.

Le roman raconte les faux-semblants du mariage, car on pense que tout va bien entre eux, qu’il n’y a aucun mensonge, mais on découvre petit-à-petit, dans la seconde partie du roman que Mathilde a bien caché son jeu. C’est un roman intéressant, à l’écriture vive et dynamique (parfois un peu trop bavarde peut-être, surtout dans la première moitié). Mais c’est surtout la seconde moitié, là où tous les voiles se lèvent sur bien des mystères, que le roman est intéressant.


22) « Les indésirables » de Diane Ducret

1er lecteur     

 

Mai 1940 : début de l’offensive allemande. Les ressortissants allemands opposants au régime nazi ou de religion juive réfugiés en France avant la guerre deviennent des ennemis qui ne peuvent demeurer libres sur le sol français.

 

Le gouvernement français prend donc des mesures contre cette « cinquième colonne » qui menacerait le pays de l’intérieur. Dès le 12 mai, ces hommes et ces femmes sont priés de se présenter, sans délai, dans des centres de rassemblement. Les hommes de 17 à 55 ans rejoindront le stade Buffalo à Montrouge et les femmes célibataires et mariées, sans enfants, rejoindront le Vélodrome d’hiver (2 ans avant la tristement célèbre rafle) pour être finalement internées à Gurs dans les Pyrénées.

 

Ce roman est l’histoire de deux femmes, Eva et Lise. Lise est juive, Eva est aryenne. Bien que très différente l’une de l’autre, un amitié naît entre elles deux.

 

Dans le camp, les conditions de vie sont atroces mais dans la baraque 25 on s’organise pour supporter la faim, le froid, les brimades et l’absence d’hygiène. Avec la complicité de Davergne, le commandant du camp, les détenues improvisent un cabaret. Elles vont chanter et danser tant qu’il en est encore temps, elles vont aimer aussi. Au camp de Gurs, étaient également internés des opposants à Franco qui avaient passé la frontière pour échapper à sa dictature.

 

Dans une très belle écriture, l’auteure nous parle de résistance et d’espoir. Bien documentée, elle sort de l’oubli cet événement méconnu et nous rappelle que du rejet et de la stigmatisation naissent la peur et la violence.

Un livre à lire absolument.

Mention: 4 livres


23) «  Minute,papillon » de Aurélie Valognes

1er lecteur :

 

Il arrive beaucoup de choses à Rose : son fils part pour vivre avec son amie, elle se voit proposer un travail original, elle y rencontre une vieille dame attachante (dont la fille est très antipathique), elle recherche même la mère de son enfant !

Sa vie va donc changer radicalement.

Un ouvrage qui se lit facilement, malgré le manque de crédibilité.

Mention: 2 livres


24) « Un clafoutis aux tomates cerises » de Véronique de Bure 

1er lecteur :

 

La vie d’une dame de 90 ans pendant une année sous forme de journal intime. Cela ressemble à ce qu’on peut imaginer, sans aucune surprise, gentillet, aucun événement majeur mais l’ensemble n’est pas si triste malgré tout.

Un roman calme, pour les amateurs de tranche de vie.

Mention: 2 livres


25) « Le cas de Malaussène » de Daniel Pennac

1er lecteur :     

 

La belle prose de Daniel Pennac, son humour, ses dialogues percutants et vivants, ses réflexions désabusées sur le monde tel qu’il va, tout cela se retrouve dans son nouveau roman. C’est un plaisir de lecture des plus savoureux.

 

Je l’ai lu comme s’il était le premier d’une saga, sans me référer à la saga de la famille Malaussène (7 romans parus entre 1985 et 1999) dont il est, en fait, une suite, reprenant une nouvelle génération de personnages.

 

Deux intrigues loufoques, dans lesquelles est impliqué Benjamin Malaussène, font l’histoire de ce roman : les difficultés de l’écrivain à succès Alceste caché dans le Vercors pour se protéger de sa famille sur laquelle il a écrit des choses désagréables et l’enlèvement de l’homme d’affaires et ancien ministre Georges Lapiétà. On se perd un peu au début dans une foule de personnages, il faut quelques chapitres avant de s’y retrouver.

 

Puis on se régale de ce roman plein de fantaisie dans lequel l’auteur égratigne le monde de l’édition, celui des affaires, des ONG… Bref, nous sommes dans l’actualité. L’écriture pétillante de ce roman contribuera aussi à vous faire passer un très bon moment.

Mention: 3 livres


26)  « Par Amour » de Valérie Tong Cuong

1er lecteur :     

 

Le Havre, 1940. Deux femmes, deux sœurs fuient les allemands avec leurs quatre enfants ; les maris sont au front. Elles prennent le bac, traversent la Seine et sont recueillies moyennant travail dans une ferme. Au moment de l’Armistice, elles réintègrent leurs maisons, l’un des maris revient très changé.

Voilà la situation de départ de ce roman.

 

On pourrait se dire : un roman de plus qui a pour cadre la Seconde Guerre Mondiale, mais ce serait une erreur car l’angle choisi est particulièrement intéressant.

 

L’auteur fait alterner les narrateurs et permet, d’un chapitre à l’autre, d’entendre les points de vue des parents et des enfants.

L’ensemble est totalement prenant en plus de son intérêt historique. On rentre dans la grande Histoire par la petite : la débâcle, l’occupation allemande, la destruction de la ville en grande partie à cause des bombardements alliés, l’Algérie terre d’accueil de certains enfants…

 

Difficile d’en dire plus sans nuire à l’intrigue.

Livre très documenté, poignant, passionnant jusqu’au bout.

Mention: 4 livres

 

2ème lecteur :

 

Ce roman raconte l’histoire de plusieurs personnages vivant des drames horribles penda  nt la Seconde Guerre Mondiale, dans la ville du Havre qui fût pratiquement entièrement détruite. 

Même si, comme moi, on n’aime guère lire des romans sur la guerre par crainte que cela soit trop dur, il faut lire celui-ci !

Bien sûr, il y aura des drames, de la cruauté, de l’horreur, mais tellement d’espoir aussi, d’amour, de tendresse !

De plus, ce qui ne gâche rien, le tout est magnifiquement bien écrit. On découvre l’histoire par les points de vue successifs de différents personnages et cela donne du rythme à l’ensemble. Même si l’histoire des personnages n’est pas réelle, le reste l’est et on apprend beaucoup de choses sur ces terribles événements.

 

A lire absolument !

Mention: 4 livres


27) « Si rude soit le début  » de Javier Marias

 

1er lecteur :     

 

Madrid, 1980. Juan est un jeune homme de 23 ans qui vient tout juste d’être embauché comme assistant du grand réalisateur Eduardo Muriel. Il pénètre ainsi dans l’intimité de ce grand homme qui l’intrigue. Celui-ci lui parle tout d’abord d’une rumeur au sujet d’un très bon ami à lui, un pédiatre éminent, ayant accompli de grandes choses pendant la guerre, sous Franco. Muriel demande à son assistant d’enquêter pour savoir si ces rumeurs odieuses sont fondées.

Parallèlement, Muriel ayant un comportement bien étrange envers sa femme, Beatriz, une femme magnifique et folle amoureuse de son mari, Juan décide d’en savoir plus pour comprendre pourquoi Muriel traite sa femme aussi mal.

Ce sont donc deux intrigues parallèles qui se nouent au travers des paroles de Juan qui raconte cette histoire.

C’est un roman très bavard, très dense, contenant de longues phrases, plein de tours et de détours, mais d’une justesse remarquable. On se laisse vite prendre par le phrasé si particulier de l’auteur et son écriture si intense. C’est d’une richesse incroyable, une lecture qui se mérite, certes, mais qui laisse presque pantois le lecteur. Malgré cette densité et ces longues phrases, tout est toujours parfaitement clair, le lecteur n’est jamais perdu dans les méandres des digressions.

On apprend qu’à la fin la raison de l’aversion de Muriel pour sa femme, ainsi que la vérité sur son bon ami le docteur et c’est remarquablement bien traité, tout en finesse.

 

L’ensemble se passe en Espagne, cinq ans après la fin de la dictature de Franco et la nouvelle société espagnole qui éclot à cette époque est également remarquablement bien dépeinte. Un roman de grande envergure, une écriture époustouflante, une finesse, une qualité d’analyse psychologique et sociale comme rarement lue.

 

A lire absolument !

Mention spéciale à la traductrice et au correcteur (ou à la correctrice) qui ont fait un travail remarquable.

Mention: 4 livres


28) « La vie rêvée de Virginia Fly » d’ Angela Huth

 1er lecteur :     

 

Ce roman est un des premiers ouvrages d’Angela Huth, écrit en 1972 et tout juste traduit en 2017.

 L’auteure nous conte l’histoire d’une jeune femme de 31 ans, institutrice dans un petit village du Surrey au sud-est de l’Angleterre. Victoria a une particularité qui fait la trame du récit : elle est célibataire et encore vierge. Elle s’essaie à quelques expériences amoureuses avec des hommes qui se révèlent être de grossiers personnages. Elle n’en fait pas toute une histoire et continue à attendre et à vivre de ses fantasmes. Le grand amour viendra, pense-t-elle, même si cela doit être à 50 ans !

 

Virginia est pathétique, enfermée dans une vie étriquée et une solitude affective telle, que l’on a envie de la secouer afin qu’elle prenne son destin en main et qu’elle cesse d’attendre. Elle se laisse balloter au gré des événements et des maigres occasions de réagir et la fin est à crier de désespoir pour elle.

 

Livre plaisant à lire, à l’écriture raffinée et grinçante qui donne une idée de la vie provinciale dans l’Angleterre des années 60. Rien d’ennuyeux dans cette histoire mais des personnages finement décrits et des situations racontées avec un humour et une drôlerie pleine de sensibilité.

Mention: 3 livres


29) » Les primates de Park Avenue » de Wednesday Martin 

1er lecteur :     

 

Première chose importante : ce livre n’est pas un roman, mais plutôt une étude sociologique romancée sur le mode de vie des mamans très riches vivant dans les quartiers très chics de Manhattan.

 

Une fois cette mise au point faite, on peut attaquer la lecture. L’introduction de l’auteure est très très (trop !) longue. J’en ai personnellement abandonné la lecture car cela devenait vraiment ennuyeux. J’ai craint que le reste du livre ne soit aussi ennuyeux, mais je vous rassure : il n’en est rien !

 

Wednesday, sociologue de son métier, déménage avec son mari et son fils dans un des quartiers les plus chics de la ville. Elle doit s’y faire une place parmi les habitants, mais surtout les habitantes.

Elle raconte donc son quotidien, les relations avec l’école, avec les mamans de l’école, le comportement des femmes, des enfants, les invitations aux goûters d’anniversaire, etc., le tout avec beaucoup d’humour, tout en n’oubliant pas son métier. Régulièrement elle compare ces comportements à ceux des singes, ce qui explique le titre de ce livre. Et on se rend compte que les humains ont beaucoup de comportements en commun avec les singes, et ce, quelle que soit leur classe sociale ! (l’attaque au sac à main en est un exemple flagrant !)

 

C’est à la fois édifiant, amusant, drôle et instructif. Hormis l’introduction, cela se lit comme un roman.

Mention: 3 livres


30)  » Le murmure du vent » de Karen Viggers

1er lecteur :     

 

Karen Viggers est vétérinaire de formation, spécialiste de la faune sauvage. Elle vit en Australie.

J’avais lu de cette auteure « La mémoire des embruns » et surtout « La maison des hautes falaises » que je conseille.

 

Abby, l’héroïne, est biologiste, thésarde. Elle dans la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous.

Elle fait la connaissance d’un jeune  journaliste, Cameron, en quête d’un article sur cette population animale protégée mais devenue trop envahissante.

 

En parallèle, Abby rencontre une vieille dame, Daphné, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et qui vient régulièrement s’y ressourcer. Elles deviennent amies.

 

Abby a du mal à gérer son présent à cause de son passé. Cette amitié va permettre à chacune de se libérer et d’avancer.

 

Le troisième élément principal est le témoignage sur la vie des kangourous.

 

L’auteure a un talent d’écriture remarquable. Elle nous transporte littéralement sur les lieux qu’elle aime. On ressent la beauté de l’endroit, on s’imprègne des odeurs, on côtoie la faune. On y est.

 

Ce roman se lit facilement, il m’a cependant moins plu que les deux premiers.

Mention: 2 livres


31) « Le vertige des falaises »  de Gilles Paris

1er lecteur :     

 

Gilles Paris est l’auteur du roman qui a inspiré le film d’animation « Ma vie de Courgette ».

 

Celui-ci est une saga familiale

Sous forme de roman choral.

 

C’est l’histoire de la famille Mortemer. Ce sont des aristocrates qui vivent dans une belle maison de verre et d’acier dominant la mer, construite par le grand-père aujourd’hui décédé. On comprend qu’ils vivent sur une île, on ne sait pas trop sa situation exacte. Ils peuvent se rendre sur le continent en ferry. Ils sont isolés sans être coupés du monde.

 

Vit dans cette maison Marnie, l’héroïne, celle qui s’exprime le plus souvent. C’est une ado de quatorze ans, petite-fille du grand-père décédé et d’Olivia la grand-mère. Sa mère ne quitte pas la chambre à l’étage, elle est en phase terminale d’un cancer. Son père vient de mourir, c’était le fils de la famille. Il y a également la gouvernante à leur service depuis très longtemps.

 

Chaque chapitre est composé du témoignage et des révélations de chacun, plus quelques chapitres consacrés au médecin de famille, au coiffeur à domicile, à la fleuriste.

 

L’intrigue progresse ainsi de confessions en confessions. Il en ressort une intimité très spéciale avec chaque personnage. C’est très bien construit. Les chapitres consacrés à la jeune fille sont très marquants.

 

Roman très original. Personnellement je l’ai lu comme un thriller. J’ai bien aimé !

 Mention: 3 livres


32)  » Au cœur de l’été  » de Viveca Stern 

1er lecteur :     

 

Polar d’une auteure Suédoise semblable à ceux de Camilla Lackberg.

Ici, c’est l’inspecteur Thomas Andreasson qui mène l’enquête, aidé de Nora Lindle son amie d’enfance.

 

Pour les habitants de Stockholm et surtout les jeunes, il est de coutume, pour la Saint Jean, de se retrouver sur l’île de Sandhamn. C’est l’occasion de faire la fête. On s’y retrouve sur les bateaux prêtés par les parents ainsi que dans les bars. Musique, alcool et autres mélanges contribuent à rendre la soirée encore plus festive !

 

Malheureusement, le lendemain, le cadavre d’un jeune homme de seize ans est retrouvé sur la plage. Nora Lindle et son nouveau compagnon Jonas doivent faire face à la disparition de Wilma, la très jeune fille de quatorze ans de celui-ci. Elle n’est pas rentrée de cette soirée.

 

Une enquête est ouverte…

 

C’est un polar bien construit.

 

C’est surtout une immersion au cœur de ces familles aisées confrontées à l’adolescence de leurs enfants.

Il y a une bonne analyse des agissements et réactions de chacun. C’est une période compliquée dans tous les milieux. Cette facette du roman est très juste et intéressante.

Mention:3 livres


33 ) » Le bureau des jardins et des étangs » de Didier Decoin

1er lecteur :     

        

Le mari de Miyuki, pêcheur renommé, meurt noyé dans la rivière où il avait l’habitude de pêcher ses célèbres carpes. Ces carpes sont si belles, qu’elles sont réservées aux étangs de l’Empereur. Le Bureau des Jardins et des Etangs vient  encore passer une commande, il faut donc que quelqu’un emporte les carpes.

Miyuki décide de faire ce long et périlleux voyage jusqu’à la capitale pour honorer son mari qu’elle chérit et qu’elle pleure.

Et puis, il faut honorer également son village tout entier, qui ne doit pas perdre la face, et qui vit presque entièrement sur ce que rapporte la vente de ces fameuses carpes.

Elle part donc à travers le pays, ses nasses pleines d’eau et de vase, contenant huit carpes au total.

Elle va rencontrer des personnes mal intentionnées qui vont vouloir la délester de ses précieux poissons, mais réussira tout de même à assurer la livraison attendue, après maintes péripéties.

 

C’est une jolie histoire sur le Japon ancien et ses coutumes, sur la société de l’époque, les croyances, la religion et ses innombrables dieux.

Agréable à lire, comme un conte.

Mention: 3 livres


34) « Le dimanche des mères » de Graham  Swift

1er lecteur :     

 

Angleterre, 1924. Ce dimanche 31 mars, la tradition veut que tous les domestiques aillent rendre visite à leur mère. De bon matin, ils partent tous, les uns après les autres, laissant leurs maîtres seuls.

Jane est orpheline. Elle décide de passer cette magnifique journée ensoleillée à lire, mais le téléphone retentit. Elle répond puisque cela fait partie de ses tâches en tant que bonne. C’est Paul, son amant secret, le fils de la famille voisine, qui l’invite à le rejoindre chez eux. Tout le monde sera parti, domestiques et parents qui vont rejoindre la future belle-famille, la maison sera donc entièrement pour eux deux.

Elle le rejoint donc, toute heureuse de cette tranche de bonheur. Après leurs ébats, il se rhabille car il a rendez-vous avec sa future femme qui lui a donné rendez-vous dans un restaurant en ville. Il laisse Jane seule dans la maison en lui donnant l’autorisation de rester encore un peu si elle le désire.

 

C’est un roman court, avec une très belle écriture, maîtrisée, mais qui peut être aussi un peu dérangeante car de longs paragraphes sont consacrés à des points de détail, alors que des événements importants sont traités en quelques mots.

On ressent bien la langueur de l’époque, la chaleur exceptionnelle et inhabituelle du dernier jour de mars.

C’est à la fois agréable à lire, mais parfois un peu trop long. L’ensemble reste tout de même réussi.

Mention : 2 livres


35) Hôtel des muses de Ann Kidd Taylor

1er lecteur :
Maeve, experte en biologie marine, explore les océans. Sa passion : les requins. Elle a grandi dans le sud de la Floride auprès de sa grand-mère et de son frère, ses parents étant décédés dans son enfance. Elle retourne sur les lieux de son enfance et de son adolescence. Elle veut faire un check up sur sa vie actuelle, ses retrouvailles mal engagées, d’où l’intérêt de ce roman d’où on retire une fine analyse des personnages.
Perri, sa grand-mère y possède un hôtel original empreint de culture littéraire, dans un lieu paradisiaque. Chacune des chambres est dédiée à un auteur, des causeries littéraires sont organisées, une bibliothèque est mise à disposition des clients, etc.
L’écriture de ce roman est un bijou, outre les rebondissements de l’histoire, nous assistons à un final grandiose où l’on voudrait être dans la peau de Maeve, une jeune femme libre !!!

Mention: 4 livres


36) Miss Cyclone de Laurence Perrin

1er lecteur :
Troisième roman de l’auteure de « La drôle de vie de Zelda Zonk », grand succès.
Nous sommes à Coney Island, station balnéaire new-yorkaise prisée par les touristes et la classe moyenne. Deux adolescentes y vivent, elles sont très amies bien que très différentes.
Angela est d’origine modeste. C’est elle, Miss Cyclone, très vivante et enjouée. Elle vit avec sa mère qui vend des bonbons, suit consciencieusement ses études, a un petit ami, Nick, du même milieu qu’elle. Sa vie est tracée. Ils se marieront, auront des enfants qu’elle élèvera et lui travaillera aux côtés de son père.
June vient d’une classe plus privilégiée, elle habite dans un quartier haut de gamme. Ses parents sont moins présents. Elle est plus à côté de ses pompes, elle veut faire plein de choses mais elle ne sait pas lesquelles.
Et puis arrive un événement marquant, c’est l’assassinat de John Lennon. Elles décident d’assister à une commémoration à New-York en compagnie de Nick. Ils rejoignent Adam, une connaissance de Nick, fils de bonne famille, très sympa et qui essaye d’expliquer à Angela qu’elle pourrait décider de mener une autre vie.
Rien d’extraordinaire, pourtant ce week-end va être déterminant pour le destin de chacune des deux amies.
A vous de découvrir la suite.
C’est un livre sur l’amitié féminine. Les personnages sont subtilement décrits et deviennent nos amis. On les suit dans leur vie.
Tout est finement orchestré, avec en toile de fond des événements comme l’affaire Lewinski, le 11 septembre, etc.
Agréable, dynamique et facile à lire !

Mention: 3 livres


37) Le tour du monde du roi Zibeline de Jean-Christophe Rufin

1er lecteur :
Ce nouveau roman de JC Rufin redonne vie à un explorateur bien oublié aujourd’hui. Auguste Benjowski qui vécut au Siècle des Lumières, explora et cartographia des territoires inconnus.
De la Hongrie où il naquit, en passant par le Kamtchatka où il fut déporté, puis la Chine, la Japon, la France et Madagascar, on le suit avec passion dans ses aventures.
N’oublions pas que nous sommes au Siècle des Lumières et que cet homme instruit par un précepteur français est imprégné des idées de liberté et d’ouverture sur le monde.
Quand finalement il est envoyé, par le roi Louis XV, en mission afin de coloniser Madagascar, il découvre un peuple fait de nombreuses ethnies qui n’a nul besoin d’être colonisé mais plutôt encouragé à faire sa propre histoire et à s’émanciper de la tutelle des Etats qui voudraient l’asservir.
Ce roman historique et roman d’aventures aussi, nous fait découvrir un aventurier hors pair, cultivé et respectueux d’autres cultures.
Jean-Christophe Rufin nous raconte son histoire dans une langue précise et agréable. C’est un livre qu’on ne lâche pas avant de savoir ce qu’il est advenu d’Auguste et de son épouse Aphanasie.

Mention: 3 livres


38) Un escargot tout chaud de Isabelle Mergot

1er lecteur :
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire est pleine de rebondissements et pas triste !
On rit du début à la fin, c’est Isabelle Mergault, et ça ressemble à une pièce de théâtre (ou un film).

Mention: 2 livres


39) Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt

1er lecteur :
Ce roman très sensuel « Tout en moi tremble et s’affole » nous emmène dans un parcours particulièrement audacieux de la part de l’héroïne : une jeune femme nommée Emma (celle qui aima).
Elle a à peine quarante ans, est mariée et mère de 3 enfants. Le regard d’un homme dans une brasserie l’a fait « trébucher » au sens figuré… Et elle quitte sa famille. Son ex-futur amant « s’en est allé ! » et tout devient impossible pour cette concrétisation. Elle fait le vide autour d’elle et s’exile mais retrouve un environnement rassurant.
« La chèvre de Monsieur Seguin » est le fil rouge de ce roman.
La suite nous emmène à l’ultime réflexion de la survie. Un dialogue émouvant entre deux humains extrêmement touchants.

Mention: 4 livres


40)Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano

1er lecteur :
Maximilien, un homme d’affaires, très surbooké et désagréable avec sa collaboratrice est le personnage clef de ce roman. Ces pages nous donnent quelques clefs pour nous prémunir et nous protéger de ces êtres dont le comportement de « burne » nous agace.
C’est une véritable thérapie qui devrait transformer le comportement de tout un chacun.
On voit là la spécialiste du développement personnel, dont la trame de ce roman nous emmène dans tous les travers de nos personnalités.
A lire absolument, vous prendrez un plaisir certain.

Mention: 4 livres


41) Les assistantes de Camille Peri

1er lecteur :
Tina est l’assistante de Robert, le grand patron d’une grande société américaine.
Un jour, par un concours de circonstances, elle « détourne » la somme de 20000 dollars, lors d’un remboursement de frais. Cela lui permet de rembourser son prêt étudiant qui l’empêchait de vivre décemment.
Cela aurait pu en rester là, mais c’était sans compter sur Emily qui, travaillant à la compta au service des remboursements de frais, comprend ce que Tina a fait. Mais au lieu de la dénoncer, elle lui demande de l’aider à détourner la somme qui lui permettra également de rembourser son propre prêt étudiant. En quelques semaines, elles y arrivent et pensent s’arrêter là. Mais une autre personne s’en mêle et les voici embringuées dans une drôle d’histoire, absolument pas crédible du tout.
C’est ce qui est dommage dans ce roman, car le reste, la réalité du travail des assistantes de grands patrons, la difficulté des jeunes américains à rembourser des prêts étudiants exorbitants, l’absurdité de ce système, tout cela est très intéressant.
Le reste, la magouille mise en place, n’est absolument pas réaliste.
C’est tout de même un roman charmant, agréable à lire, et qui apporte un éclairage intéressant sur les conditions de vie des Américains moyens et des étudiants.

Mention:2 livres


42) Les cygnes de la cinquième avenue de Mélanie Benjamin

1er lecteur :
C’est un roman, certes, mais dont tous les personnages ont réellement existé. En effet, il traite de l’amitié forte et instantanée qui est née entre le grand et loufoque écrivain Truman Capote et la représentante de la haute bourgeoisie new-yorkaise des années 50, Barbara Paley.
Les Cygnes, c’est comme ça que Truman appelle ce petit groupe de femmes, toutes plus belles, plus riches, les unes que les autres, et qui font et défont les réputations.
Elles sont le gratin de New-York, il en est le bouffon.
L’auteure raconte les coulisses de cette vie en apparence si enviable, où l’argent coule à flots, où les seules préoccupations des femmes semblent être comment assortir leurs chaussures à leurs robes. C’est très instructif, vivant, remarquablement bien raconté.
J’ai beaucoup aimé découvrir l’envers du décor, le fait que ces femmes que l’on envie secrètement, vivent les mêmes drames que nous, les mêmes amitiés, les mêmes sentiments, se posent les mêmes questions sur la vie.
Une belle lecture que je vous recommande !

Mention: 3 livres


43)Colette et les siennes de Dominique Bona

1er lecteur :
Une biographie originale de Colette et de ses amies. Annie de Pène, journaliste et une des premières reporters de guerre dans les tranchées ; Maguerite Moreno, comédienne passionnée de grands auteurs et de poésie : Musidora, danseuse et star du cinéma muet.
L’auteur nous emmène dans le monde de la littérature et du spectacle du début du 20ème siècle et c’est passionnant.
Amoureuses de la vie, anticonformistes et libres, ces quatre femmes vivent comme elles veulent, elles n’ont que faire des conventions.
Colette a toujours le souci de rassembler ses trois amies autour d’elle et, même si cela ne fût pas toujours possible car chacune va vivre son métier, son art, ses amours, elles resteront toujours en contact.
Ce livre est une belle histoire d’amitié et de fraternité, animée par la merveilleuse romancière qu’est Colette, et bien racontée par une auteure inspirée. Et il donne envie de relire les romans de Colette.

Mention: 3 livres


44) La sœur du roi de Alexandre de Broca

1er lecteur :
D’après les historiens, la soeur du Roi Louis XVI, Elisabeth, aurait eu une histoire platonique avec un médecin.
Il n’en fallait pas plus à Alexandre de Broca pour imaginer une belle histoire d’amour dramatique sur fond de Révolution Française.
Les faits ne sont pas tous réels mais l’Histoire est au rendez-vous.
On découvre la soeur du Roi dans son intimité, mais aussi le Roi et sa célèbre épouse, ainsi que leurs enfants.
L’histoire d’amour entre Elisabeth et Dassy est crédible jusqu’au bout. Ils se déclareront leur amour mais ne pourront jamais le vivre, lui étant un roturier, et elle une Fille de France.
Dassy est à la fois médecin et botaniste. C’est donc également l’occasion de découvrir ces métiers tels qu’ils étaient étudiés et pratiqués en ce 18ème siècle.
C’est une histoire très joliment racontée, où l’amour entre deux êtres, l’amour de son pays mais aussi l’amour de son dieu se mènent un combat sans merci.
Une belle lecture, à la fois instructive, enrichissante, romantique, que je vous recommande

Mention: 3 livres

2ème lecteur :
Cette soeur du roi se prénomme Elisabeth. Elle a réellement existé et le portrait qui est fait d’elle correspond à la réalité
historique.
Née en 1764, elle a dix ans quand son frère Louis XVI accède au trône.
Le livre raconte son amour impossible avec Dassy médecin, botaniste et roturier.
Ce médecin qui a réellement existé est cité dans les correspondances d’Elisabeth (elle semblait très sensible à son
charme), mais leur histoire d’amour est une hypothèse. Tout ce qui concerne leur relation est romancé.
Nous avons tour à tour le portrait de ces deux personnages et des chapitres relatant leurs rencontres.
Elisabeth a été orpheline à trois ans avec des frères et soeurs nettement plus âgés.
Particulièrement choyée par sa soeur Clotilde jusqu’au mariage de celle-ci et son départ pour l’Italie, elle vit
douloureusement son absence.
Elle reprend goût à la vie en étudiant particulièrement les sciences et les mathématiques.
Elle vit à la cour, suit les déplacements de celle-ci de Versailles à Fontainebleau et possédera le château de Montreuil.
A la Révolution, elle refuse l’exil choisi par ses frères et suit le roi à Varennes puis à l’échafaud.
François Dassy était un médecin botaniste brillant né en province. Protestant de naissance mais plutôt athée de
conviction, il perd ses parents assez tôt. Il va côtoyer les médecins, botanistes  et naturalistes de l’époque qui vont le
pousser, le faire connaître et il deviendra botaniste du jardin du Roy.
C’est un joli roman bien documenté, émouvant et passionnant.
Il y a toute une partie intéressante sur le travail réalisé dans les serres en vue de trouver ou d’améliorer les espèces,
entre autres le riz dont la culture est décidée grâce à ces recherches.
Il est aussi particulier car plongés dans l’intimité de ces deux personnages, sa problématique fait écho en nous,
l’époque aussi fait écho en nous et tout cela, je vous le laisse découvrir !

Mention: 3 livres


45) La tresse de Laetitia Colombani

1er lecteur :
Quelle belle histoire lumineuse !
Le titre nous met tout de suite sur la voie : trois femmes, trois destins, vont s’entremêler, telle une tresse de cheveux.
La force de l’écriture de l’auteure est qu’au départ on ne comprend pas pourquoi cette tresse, pourquoi ces trois femmes que tout oppose. Sarah est une avocate aux dents longues, associée de son cabinet et vit au Canada. Smita est une intouchable en Inde, et ne supporte plus sa condition de femme. Giulia est la fille d’un artisan italien.
Et pourtant, sans jamais se rencontrer, ces trois femmes vont mêler de manière indissoluble leurs destins.
Au fil des chapitres qui alternent l’histoire des trois femmes, on comprend petit à petit le lien qui existe entre elles. Cela devient de plus en plus fort, de plus en plus magique et on sort de cette lecture ébloui par ce tour de force.
La condition des femmes dans le monde, sujet hélas toujours d’actualité, est remarquablement bien traité, avec pudeur, mais sans hypocrisie.
Un roman à lire absolument !

Mention: 4 livres


46) L’amie prodigieuse, le nouveau nom, celle qui fuit et celle qui reste de Elena Ferrante

1er lecteur :
Ces 3 romans (un 4e est en cours de traduction) racontent une histoire d’amitié qui commence dans le Naples des années 1950 et se termine dans les années 2010.
Lenù, la narratrice, est l’amie de Lila. Leur amitié n’est pas de tout repos, leurs relations sont à l’image de Naples où tout est excessif, tellement vivante et tellement violente, solaire et sombre. Amour et ressentiment, ambivalence de Lenù qui reconnaît la supériorité de Lila, surdouée. Elle aimerait lui ressembler et en même temps s’en détacher. C’est une histoire forte avec des personnages auxquels on croit vraiment, une histoire ancrée dans un cadre, la ville de Naples et l’Italie du sud face au boom économique d’après-guerre, dans lequel on se fond.
C’est un récit captivant, superbement bien construit. Pour moi qui, habituellement, ne dépasse pas le tome 2 d’une saga, j’ai été happée par les 3 tomes que je n’ai pu lâcher avant la fin et attends avec impatience le dernier.
Lecture vivement conseillée pour passer un superbe moment.

Mention: 4 livres


47) Comme un ruban de soie de Cecily Wong

1er lecteur :
Premier roman de l’auteure.
Saga familiale qui commence en 1909 et qui se termine dans les années 60. Elle débute en Chine et se passe pour une bonne partie à Hawaï sur l’île d’Oahu.
Livre très intéressant qui demande au lecteur un supplément d’attention au début car il faut se familiariser avec les noms des différents personnages et même leur surnoms. Ensuite on peut se laisser porter par une histoire riche et originale.
Voilà pour vous aider les 4 personnages marquants et féminins :
Lin : elle est vendue pour quelques billets par son père à Franck Leong, un riche industriel qui recherche une épouse. Elle n’arrive pas à lui donner d’enfant. Elle prend la décision de lui choisir une concubine, une adolescente qui va donner naissance à Bohaï, un garçon.
Franck décide d’installer sa famille à Hawaï pour la protéger de la guerre qui arrive. Et peu de temps après, Lin donne naissance à Kaïpo, leur premier fils légitime.
Hong : belle-soeur de Franck, femme de son frère Shen. Nomade, il court après un rêve révolutionnaire et quand il est tué, Hong marche pendant deux mois à travers un pays à feu et à sang pour rejoindre Franck. Il la recueille et elle va les suivre à Hawaï.
Amy : elle est l’aînée d’une famille de dix enfants. Elle est amoureuse de Henry. Ils sont pauvres tous les deux. Son père lui demande de sacrifier son amour et d’épouser Bohaï, le fils Leong pour le bien-être de toute la famille.
Theresa : elle est la fille d’Amy et de Bohaï.
Franck va mourir dans des conditions mystérieuses peu après le mariage de son fils aîné. Ce qu’on va découvrir va modifier le destin de cette famille.
Livre très ambitieux, très rude par l’évocation de périodes historiques dures, très enrichissant culturellement.

Mention: 3 livres


48) Le début des haricots de Fanny Gayral

1er lecteur :
L’histoire d’Anna, jeune urgentiste, dans un hôpital parisien et fille d’un praticien tyrannique, mène une vie personnelle atone.
Elle se rend en Californie pour participer à un congrès réunissant les pontes mondiaux de la cardiologie afin de présenter les derniers travaux de son père (celui-ci ayant une phobie de l’avion).
La veille de partir, elle diagnostique une angine de poitrine à un patient et le laisse repartir mais il fait un malaise cardiaque quelques moments après…
Déjà, tout se bouscule dans sa tête, elle est bouleversée. Elle atterrit à San Francisco. Mais elle voit un titre évocateur sur une pancarte : stage de psychothérapie intégrative. Elle n’hésite pas, elle ne se rend pas au congrès… Elle intègre le groupe psy où elle apprend à se relâcher, à méditer et manger autre chose que des frites et du ketchup. Là commence une aventure où l’auteure nous emmène dans un vrai changement intérieur de l’héroïne.
Excellent et très facile à lire !!!!

Mention: 3 livres


49)  » Le plus beau reste à venir » d’Hélène Clément

1er lecteur:

Une histoire d’adolescents (de 1996 à 1999) qui se retrouvent jeunes adultes ( de 2010 à 2013) à cause de la mort tragique du professeur d’histoire-géo, le père d’entre eux, qui a beaucoup aidé les 3 autres quand ils étaient au lycée. on alterne entre les deux époques.

Malgré certaines longueurs, l’ensemble est agréable à lire et on ne va se plaindre que tout finisse bien.

Mention: 3 livres


  50) L’ école buissonnière de Nicolas Vannier

1er lecteur:

De Nicolas Vannier, on s’attendait au froid et à la neige et bien non, l’histoire se passe en Sologne, et on découvre la forêt  et l’univers de la chasse à travers l’histoire de Paul. Les personnages sont braconnier, garde-chasse, nourrice, au service du comte, gitans séjournant dans la propriété, et bien sûr des cerfs!

Paul, parisien d’origine, se fait des amis  et cette nouvelle vie lui convient parfaitement.

Bien que la fin soit prévisible, on ne se lasse pas de cette lecture, un très bon roman dans son genre.

Mention: 4 livres


51) Jeux de Miroir de Chirovici, E.O

1er lecteur     
Un agent littéraire reçoit un tapuscrit intriguant accompagné d’une lettre de son auteur assez
mystérieuse. Il explique qu’il a été l’un des personnages clés d’un meurtre non élucidé :
l’assassinat du Docteur Wieder, docteur très connu dans le domaine de la psychologie. Il a été
roué de coups chez lui, il y a presque 20 ans. Le coupable n’a jamais été identifié.
Le tapuscrit s’arrête au moment où le narrateur va expliquer ce qu’il s’est passé cette nuit-là.
L’ensemble étant agréable à lire, bien écrit, l’agent contacte l’auteur pour lui dire qu’il
accepte son roman. Mais celui-ci vient de mourir.
L’agent engage donc un ami journaliste pour partir à la recherche du reste du tapuscrit ainsi
que pour interviewer les personnages du roman, personnages ayant tous existé et nommés
dans le roman sous leur véritable nom.
L’enquête sera ensuite poursuivie par un policier en retraite qui avait travaillé sur une affaire
liée à cette affaire, vingt ans auparavant.
Le roman est agréable à lire, les événements s’enchainent aisément, c’est fluide, bien écrit. Le
suspense est maintenu jusqu’au bout. Il n’y a pas de scènes sanglantes, pas de surenchère dans
l’horreur. Un bon moment de lecture !

Mention: 3 livres

 


52) L’endroit le plus dangereux du monde » de Lee Johnson, Lindsey

1er lecteur     
Quel est ce fameux endroit considéré par l’auteur comme le plus dangereux du monde ? Tout
simplement un lycée !
Il s’agit ici d’un lycée américain, dans lequel des adolescents évoluent. Le roman se présente
en trois parties, représentant chacune une année de lycée : Seconde, Première, Terminale.
On suit des jeunes filles et des jeunes garçons, avec toute la complexité de l’adolescence, les
réseaux sociaux, les relations élève-professeur, les amitiés qui se nouent et se dénouent, les
fêtes et les abus de produits (alcool, drogue).
C’est un roman ressemblant presque à une étude sociologique de notre époque, mais très
pertinent. L’ensemble est traité avec justesse.
A lire et à faire lire à nos adolescents !

Mention: 3 livres


53) Les filles de Roanoke de Engel, Amy

1er lecteur:     
Attention : âmes sensibles s’abstenir !
Il n’y a pas de sang, pas de meurtre, pas de monstre hideux, pas de violence physique, et
pourtant ce roman est dur.
Il raconte l’histoire de plusieurs filles habitant ou ayant habité à Roanoke, la ferme tenue par
un couple bien sous tous rapport, Lillian et Yates. Ce sont leurs filles, puis leurs petites-filles.
Lane vient d’arriver à la ferme pour être recueillie par ses grands-parents suite au suicide de
sa mère. Elle y retrouve sa cousine Allegra qui a, elle aussi, perdu sa mère.
Toutes les deux âgées de 16 ans, elles passent un été ensemble sous le signe de l’amitié,
l’adolescence, les garçons. Mais quelque chose de trouble, de diffus existe.
Dix ans plus tard, xxx, qui avait quitté la ferme à la fin de cet été, suite à un événement
troublant, revient, appelée par son grand-père. Allegra a disparu.
Les chapitres alternent entre l’adolescence des jeunes filles et la disparition d’Allegra,
distillant au compte-goutte les indices sur ce qui se passe véritablement à Roanoke.
Même si on s’en doute rapidement, tant qu’on ne le voit pas écrit, on a du mal à y croire, on
veut essayer de trouver une autre raison. Mais non. L’auteure ne nous a rien caché.
L’horreur est bien là.
C’est un roman fort, dérangeant, que l’on n’oubliera pas de sitôt.

Mention:3 livres

2ème lecteur:     
De génération en générations, toutes les filles élevées à Roanoke semblent avoir été la proie de destins tragiques. Mais quel est le lourd secret qui hante les murs de l’extravagante maison ? On va le découvrir en suivant Lane et Allegra, deux cousines qui se retrouvent sous la coupe de leurs grands-parents à Roanoke.
L’horreur de leurs situations et celles de celles qui les ont précédées n’est jamais complètement décrite : l’auteur nous laisse deviner l’impensable, l’inimaginable, avant de nous distiller, au fil des chapitres, les mots qui font froid dans le dos.
Jusqu’au bout on ne veut pas y croire et pourtant les faits sont là, cette histoire est plus noire que noire.
Bien écrit, moderne, alternant entre le passé et le présent.
Pas de sang, pas de « gore » mais un malaise croissant au fur et à mesure que l’on comprend l’ampleur de ce qui se trame à Roanoke dont chacune des filles ne nous laissera pas indemne en refermant ce livre…

Mention: 3 livres


54) Ma vie (pas si) parfaite de Sophie Kindsella

1er lecteur :    
Katie (ou Cat quand elle est à Londres) est une fille de la campagne venue travailler à
Londres, car c’est là que tout se passe. Elle a un travail dans une agence de pub, une
colocation dans un quartier éloigné de Londres, mais la vie n’est pas aussi facile qu’elle
l’imaginait quand elle habitait encore à la ferme avec son père.
Comme dans « Le diable s’habille en Prada » Cat a une chef un peu tyrannique qui règne de
main de maître sur une équipe de jeunes gens terrorisés.
Mais Cat est licenciée par sa chef. Elle doit retourner vivre chez son père et sa belle-mère et
en profite pour les aider à monter leur projet de camping de luxe à la ferme.
Le camping est un tel succès que son ex-chef, ne sachant pas qui gère le camping, va venir s’y
ressourcer.
C’est un roman sympathique, drôle, montrant bien les rouages d’une agence de marketing, les
travers humains. La création du camping est également assez bien détaillée et intéressante à
suivre.
Bien sûr tout finira bien pour Katie, qui aura enfin la vie dont elle rêve.

Mention: 3 livres


55) Miss Cyclone de Laurence Peyrin

1er lecteur     
L’auteure a choisi des événements marquants des Etats-Unis pour bâtir la trame de son
roman : l’assassinat de John Lennon, une tempête, le 11-Septembre…
Au cours des jours précédant et suivant chacun de ces événements à des années d’intervalle,
on suit l’histoire de deux amies, June et Miss Cyclone, baptisée ainsi par le copain de son
fiancé.
Elles sont ados, puis deviennent adultes, ont des histoires d’amour. L’une est mariée et a des
enfants, l’autre ne veut pas suivre ce schéma.
Les voir évoluer au gré de leur pays, en fonction des événements, est très intéressant.
L’auteure sait en tirer parti et rendre le tout très agréable à lire.

Mention: 3 livres