Comité de lecture 2016

1/« Titus n’aimait pas Bérénice »
Nathalie Azoulay
2/« J’ai vu un homme »
Owen Sheers
 3/ « Hanna »
Laurence peyrin
4/« Une autre vie »
S J Watson
5 / »Place Colette »
Nathalie Rheims
6/ « Va et poste une sentinelle »
Lee harper
7/  » Le livre d’Or »
Déborah Capaken Kogan
 8/ « L’homme idéal existe, il est québécois »
Diane Ducret
 9/« Trois jours, une vie »

Pierre lemaître

10)« Le mariage de plaisir »

Tahar Ben Jelloun

11) » Zazous »

Gerars Cortanze

12) »Les passants de Lisbonne »

Philippe Besson

 13) » Vends maison de famille »

François Guillaume Lorrain

 

 14)« Marie Curie prend un amant »

Irène Frain

15) » Mariages de saison »

Jean-Philippe Blondel

16)« L’arbre du pays Toraja »

Philippe Claudel

17) » Sirius »

Jonathan Crown

 

18) »Ahlam »

Marc Trévidic

 19)« Péchés capitaux »

Jim Harrisson

20)« A l’ombre des cerisiers »

Dörte Hansen

21) »Oh la vache ! »

David Duchovny

 22)« A demain lou »

Marie-Claude Vincent

23)« Gaspard ne répond plus »

Anne-marie Revol

24)« La renverse »

Olivier Adam

25) »Le livre d’Aron »

Jim Shepard

26) » La maison des hautes falaises » 

Karen Viggers

27) »L’été avant la guerre »

Simonson Helen

28) »Ma fille »

Jane Shemilt

 29)« Avenue des mystères »

John Irwing

 30) »L’arracheuse de dents »

Frantz olivier Gisbert

31) »Les garçons »

T.S. Easton

 32) »La valse des arbres »

Jean-Michel Guenassia

 33) » Ceux qui restent »

Marie Laberge

 

1/  » Titus n’aimait pas Bérénice » de  Nathalie Azoulai

1er lecteur :  

Quelque part à notre époque, Titus quitte Bérénice. Pour supporter et surmonter son chagrin d’amour, Bérénice va lire tout Racine. Le grand dramaturge du 17ème siècle a parlé de l’amour comme personne dans ses pièces de théâtre et, en particulier dans Bérénice. Grâce à lui, elle espère guérir sa peine.

Cette histoire est l’occasion, pour l’auteur, de chercher à comprendre ce qui, dans la vie de Racine a influencé son œuvre. C’est une sorte de biographie à laquelle elle nous convie, nous emmenant à l’abbaye de Port Royal, dans les salons littéraires parisiens et à la cour de Louis XIV. On découvre l’homme Racine, sa sensibilité, sa compréhension de l’âme humaine, ses recherches littéraires. Un homme, aussi, prêt à adopter sa création au goût du souverain pour être admis à Versailles au plus près de lui.

Une écriture raffinée, littéraire pour ce roman original que j’ai trouvé intéressant et qui m’aurait presque donné envie de lire un peu (pas tout) Racine !

On peut lire ce roman pour Racine parce qu’il fait partie de notre patrimoine littéraire et parce que ce texte nous le fait découvrir d’une manière très nouvelle.


2/ « J’ai vu un homme » d’Owen Sheers

1er lecteur :  

Un homme s’introduit chez ses voisins, il n’y a apparemment personne, et c’est le drame !

Après un retour sur le passé, on assiste à la scène, puis aux mensonges, aux remords, aux questions, à la douleur…

Les personnages sont intéressants et la lecture est prenante, on a du mal à lâcher ce livre.


3/ » Hanna » de Laurence Peyrin

1er lecteur :   

On retrouve Hanna, héroïne du roman « La drôle de vie de Zelda Zonk ». Hanna est partie vivre avec son mari à New York pour essayer de sauver son couple. Elle a eu un enfant, mais dont le père n’est autre que Michael, le fils de Zelda. C’est un lourd secret pour Hanna. Autre secret qu’elle cacha à son mari : Zelda, décédée il y a deux ans, lui a légué sa belle demeure en Irlande. Mais Hanna ne sait pas si elle doit accepter cet héritage ou non, car elle a peur de sa réaction si elle croise à nouveau Michael.

Elle essaie de se convaincre que tout va bien et se lance dans un superbe projet, une librairie pas comme les autres, où les clients pourront lire, s’installer tranquillement en mangeant des pâtisseries et en buvant thé ou café, avec un système d’abonnement. Pemberley prend forme et commence à bien se remplir.

Mais divers petits évènements vont bousculer l’équilibre plus que fragile qu’elle avait réussi à mettre en place tant bien que mal.

Zelda n’est plus là, mais l’intrigue sur sa véritable identité est plus forte que dans le précédent roman, et surtout, on a enfin une réponse !

Les personnages sont bien campés, leurs sentiments très bien exploités, leur ambivalence, leurs hésitations, tous les petits travers humains sont là. C’est un roman très agréable, plus réussi que le précédent, incontestablement. Mais il est préférable d’avoir lu le précédent pour bien apprécier celui-là.


4/ » Une autre vie » de SJ Watson  

 

1er lecteur :

La sœur de Julia est agressée et tuée à Paris. La police mène l’enquête mais Julia ne leur fait pas vraiment confiance. Dévastés par le mort de sa sœur, elle décide donc de venir à Paris, voir la colocataire d sa sœur, et essaye de comprendre. Lorsqu’elle retourne chez elle, aux Etats Unis, elle se fait passer pour sa sœur sur le site de rencontres que sa sœur fréquentait. Elle y rencontre Lukas, un homme sympathique. Malgré l’amour de son mari, et de son fils Connor, elle va alors se laisse entraîner dans une histoire d’adultère un peu étrange qui va la mener à bien des extrémités.

Le suspense est rondement mené, on se laisse vitre prendre dans l’engrenage et les pages se tournent sans effort. C’est très agréable à lire, même si l’utilisation du « je » au présent de l’indicatif rend l’ensemble un peu froid et plat.

Les éléments se mettent en place insidieusement, l’auteur nous mène sur de fausses pistes et réussit son coup.

Une lecture agréable.

A déplorer toutefois : quelques fautes d’orthographe et de grammaire.

2ème lecteur :

Beaucoup de suspens pour ce roman dont le personnage principal semble avoir une vie tout à fait banale et qui bascule pour « une autre vie ». La lecture est facile malgré quelques longueurs.


5/ » Place Colette » de Nathalie Rheims

1er lecteur :  

Roman autobiographique narrant l’histoire de son premier amour ainsi que ses débuts au théâtre.

Avec son écriture simple et agréable, l’auteure nous parle de son enfance, sa difficulté à trouver sa place. Puis viennent à neuf ans ses problèmes de santé : 3 ans à rester le corps enfermé dans un corset et heureusement après une opération salvatrice, elle retrouve sa liberté. Elle lira beaucoup pendant ces temps d’hospitalisation.

La vie mondaine de sa famille ne lui plaît pas, pourtant c’est dans ce cadre, à treize ans, qu’elle rencontre Pierre. Elle est sous le charme. Il est comédien, sociétaire à la comédie française, a trente de plus qu’elle, qu’importe ! Elle sera elle aussi comédienne et elle de séduira !

Avec beaucoup d’opiniâtreté, elle arrivera à ses fins.

Honnêtement, dans cette partie du livre on se sent mal.

Je vous laisse juges. Heureusement, il y a de très beaux paysages sur son amour du théâtre, ses débuts, ses rencontres.


 

6/ » Va et poste une sentinelle » de Lee Harper

1er lecteur :  

L’auteur vient de décéder à l’âge de 89 ans.

Elle est surtout connue pour son premier roman paru en 1960 : «  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur  » livre avec pour toile de fond l’Amérique sudiste des années 30 et la ségrégation raciale. Unanimement reconnu, classique de la littérature américaine, il était porteur d’un message de paix, de justice et de fraternité.

Après ce succès, elle n’écrira plus, Ce livre est donc le deuxième roman mais pas vraiment !

Il est en fait la matrice du premier ; Il se passe pourtant dans les années cinquante. On y retrouve la petite fille du premier, mais à l’âge adulte.

Elle vit à New York. Elle retourne voir son vieux père, cet avocat engagé et charismatique, dans son village de l’Alabama. Il est présenté, ici, sous un jour plus ambivalent.

Ce livre m’a moins intéressé que le premier, J’ai trouvé la narration un peu pénible même si la dernière partie est plus enlevée. C’est d’ailleurs pourquoi, sans doute, l’éditeur avait conseillé à l’auteure de reprendre ce thème en le situant au moment de l’enfance de l’héroïne.

Ce livre a pourtant l’intérêt de faire réfléchir. Le premier nous berçait d’illusions auxquelles on avait envie de croire, le deuxième est malheureusement bien plus proche de la réalité même si depuis Obama a été élu président des États-Unis.


 

 

7/ » Le livre d’or » de Deborah Copaken Kogan

1er lecteur :  

Mia, Connor et les autres sont d’anciens étudiants d’Harvard. Tous les cinq ans, ils se plient religieusement à la tradition qui veut que chaque ancien étudiant d’une promo explique en quelques phrases ce qu’il s’est passé dans sa vie pendant les cinq dernières années. Le tout est compilé dans le Livre d’Or de la promo que chacun reçoit quelque temps avant le week-end

Où tout le monde se réunit.

Le roman commence avec quelques pages du Livre d’Or. Mia, Connor et leurs amie(s) racontent, avec plus ou moins de sincérité, leur vie, leurs mariages, leur travail, leurs enfants. Puis on les retrouve au cours de la réunion de 2009, soit 20 ans après l’obtention de leur diplôme. Bien sûr, des tas d’évènements lors de ce week-end vont le rendre mémorable et vont faire que tout va changer dans la vie de certains personnages.

Les chapitres sont entrecoupés d’extraits du Livre d’Or, présentant soit succinctement, soit plus en détails, d’autres personnages.

C’est sympathique, assez exotique pour nous, Européens, qui ne pratiquons pas ce genre de réunions. Mais je dois l’avouer, il a tellement de personnages qu’on peut parfois s’y perdre. Une lecture somme toute agréable, mais loin d’être inoubliable.


8/ » L’homme idéal existe il est québécois » de Diane Ducret

1er lecteur :  

Petit roman sympathique sans prétention, mais drôle. En toute franchise, son seul atout est la quantité d’expression québécoise émaillant le roman.

Une jeune femme rencontre un Québécois à Paris, et est immédiatement attiré par lui. Ils passent une soirée magnifique dans Paris, resto, promenade mais aucun contact physique. Le hic est qu’il doit retourner le lendemain chez lui. Quelques jours plus tard, par texto, il l’invite à le rejoindre. Elle décide de se jeter à l’eau et part le retrouver dans son pays, perdu au fond des bois québécois.

Le seul intérêt de ce petit roman qui se lit très vite est le choc des deux cultures, et les expressions si typiques de cette belle mais si étrange langue qu’est le québécois.

Le reste n’est pas original, ni remarquable.

L’écriture toutefois est soignée, peut- être un peu trop dense.

A lire pour passer un bon moment, sourire, et même rire.


9/ » Trois jours, une vie » de Pierre Lemaître

Pierre Lemaître est l’auteur du Goncourt 2013 avec « Au revoir là-haut » qui avait reçu un très bon accueil et qui va faire l’objet d’un film.

Ce livre est un roman noir, le succès est garanti , il nous transporte dans un univers de » Chabrol ». L’histoire se passe à Beauval, une petite ville de l’est de la France, touchée par le chômage et le déclassement d’une partie de la population. C’est la province , les gens se connaissent ou croient se connaître. Quelques  jours avant la tempête de 1999, Antoine, 12 ans tue sous le coup de la colère non maîtrisée son voisin Rémi 6 ans. Il décide de ne pas avouer sa faute et cache le corps.

Dès la première page , on connaît la victime et la coupable. On pourrait se dire que la suite va perdre en intérêt et pourtant le talent de l’écrivain va faire qu’on ne lâche pas le livre.

Toute l’histoire est contée du point de vue de l’adolescent, il y a des rebondissements jusqu’à la fin sans jamais tomber dans la facilité.

Les personnages, l’environnement, l’intrigue , tout est maîtrisé. Le livre est remarquablement bien écrit.

Mention: 4 livres


10) » Le mariage de plaisir » de Tahar Ben Jelloun

1er lecteur :

 

Quand le mariage de plaisir, ce mariage à durée déterminée autorisé par l’islam devient un mariage de sentiment tout bascule pour Samir, commerçant marocain aisé. Il n’était pas censé trouver l’amour auprès de Nabou avec laquelle il a contracté un mariage de plaisir. Mais la vie en décidera autrement.

Ce roman est l’histoire d’un amour fou et aussi l’histoire d’une famille sur trois générations, traversées par la rencontre de la différence et du racisme, qui est partout.

Le personnage de Karim, enfant trisomique, est un personnage lumineux, magnifique. Il nous entrouvre la porte d’un monde magique dans lequel les humains sont inspirés par la tolérance et la joie.

Lecture indispensable. L’écriture est belle mais rien de surprenant avec un tel écrivain.

Mention: 3 livres

 

2ème lecteur :

Ce mariage particulier, peu connu de nos jours, aboutit à une histoire d’amour qui se prolonge avec les enfants et petits-enfants. C’est aussi le constat d’un racisme entre africains du nord et ceux de l’Afrique noire. Bien présenté sous forme de conte, bien écrit, Facile à lire, Un ouvrage qui a beaucoup de qualités.

Mention:3 livres

 

3ème lecteur :

Le charme de ce roman est l’écriture riche et dense de l’auteur. On en ressent la magie indéniable ; les mots se mettent en place et donnent toute leur richesse avec facilité. On a l’impression de lire un conte, même si ce n’est pas un conte de fée, car il y règne la violence ordinaire de la condition humaine, le racisme en tête.

Il faut être sensible à cette écriture pleine d’images, de vivacité et de clins d’œil pour apprécier pleinement ce roman.

Mention:3 livres

 


11) « Zazous » de Gérars Cortanze

1er lecteur :

 

Sur une solide base historique et à travers l’histoire d’une bande d’amis, l’auteur nous fait découvrir le phénomène Zazous dans le Paris occupé des années 40.

 

Fondus de jazz, de swing, de théâtre, de concerts et de cinémas, les zazous investissent les lieux de culture dans lesquels ils mèneront des actions de provocations des autorités allemandes et collaborationnistes.

 

Par leur attitude cynique, insouciante et provocatrice les zazous deviendront l’ennemi numéro 1 des jeunesses fascistes et seront, considérés comme trop désinvoltes par les résistants et les communistes.

 

Des zazous, je ne connaissais que le nom. C’est donc avec plaisir et intérêt que j’ai découvert ce phénomène et me suis attachée à l’histoire de Josette, Pierre, Jean, Sarah, Marie et Charlie qui se réunissent au café Eva pour refaire le monde et vibrer de toute leur jeunesse malgré la peur, les restrictions et les horreurs de la guerre.

 

N’hésitez pas à vous plonger dans ce livre, moitié fiction, moitié historique. Son sujet original et la vie que dégage ce groupe de jeunes retiendra toute votre attention et vous fera passer un bon moment.

Mention: 4 livres


12) » Les passants » de Lisbonne de Philippe Besson

1er lecteur :

Roman sur le deuil

Dans un hôtel de Lisbonne, un homme aborde une femme. Il l’a remarquée depuis plusieurs jours à cause de son attitude. Elle semble particulièrement triste, elle est française comme lui.

Ainsi débute l’histoire. Deux êtres blessés par la vie se croisent dans cette ville du Portugal  qui se prête à merveille à la nostalgie.

Hélène a perdu son mari dans un tremblement de terre à San Francisco. Le deuil est difficile, le corps n’a jamais été retrouvé.

Mathieu, lui, a trouvé, dans un grand appartement vide, une lettre de rupture.

Deux chagrins différents, deux séparations subies, il y a un effet miroir.

Ils se racontent l’un et l’autre, s’épauleront, se comprendront.

C’est un joli roman sur le deuil, le manque.

Il est très agréable à lire, avec une grande qualité d’écriture sur le ressenti, l’intime.

Mention: 3 livres


13) Vends maison de famille  de François Guillaume Lorrain

1er lecteur :

Est-ce qu’on la vend cette maison ? Pleine de souvenirs des bons, des moins bons, des histoires de famille, une enfance pas toujours facile, cet homme hésite à la garder.

Mention: 2 livres


14) Marie Curie prend un amant de Irène Frain

1er lecteur :

 

Titre un peu insolite pour ce roman qui nous montre une Marie Curie amoureuse passionnée, qui devra faire face à un déferlement de haine et d’insultes, lorsqu’en 1911, la presse s’empare de sa liaison avec Paul Langevin, la bêtise et la misogyne feront d’elle une femme à anéantir.

Tous deux sont des scientifiques d’une intelligence lumineuse et d’une humanité éclairée et bienveillante. Les plus grands scientifiques de l’époque leur apportent leur soutien et Einstein écrira à Marie ces lignes qu’Irène Frain cite dans son roman : Je me sens absolument le besoin de vous dire combien j’ai appris à admirer votre esprit, votre énergie, votre intégrité et le bonheur que j’éprouve à l’idée d’avoir pu vous rencontrer en personne à Bruxelles. Quand on est étranger au monde des vipères, on ne peut se réjouir (…) de compter parmi nous des personnes telles que vous et Langevin. De vrais êtres humains, des gens authentiques. Lorsque vous êtes admis à les approcher, vous avez l’impression de vivre un moment unique. Si la racaille continue à s’occuper de vous, une seule chose à faire : ne lisez plus ces torchons. Laissez-les aux vipères, c’est pour elles qu’on les a fabriqués.

Marie Curie et Paul Langevin étaient êtres d’exception qui méritent notre respect pour leurs travaux scientifiques et pour ce qu’ils étaient comme êtres humains. Et leur amour ne peut que grandir.

Ce livre nous apprend beaucoup sur le milieu scientifique du début du 20ème siècle et quelques-uns  de ses représentants  dont la géniale Marie Curie. Malgré quelques longueurs il constitue une lecture riche et agréable qui nous fait aimer cette femme que, finalement, nous ne connaissons pas si bien que nous le pensons.

Mention: 3 livres


15) Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel

1er lecteur :

Corentin a déjà 27 ans et n’a toujours pas de vie sentimentale ni professionnelle stable. Côté amours, les filles de succèdent. C’est un très beau jeune homme, elles sont attirées, mais à cause de son métier d’appoint, elles se lassent très vite.

Son métier d’avril à septembre, c’est vidéaste de mariage. Il filme le jour le plus beau de ses clients. Il s’absente tous les samedis, dès l’aube, pour les suivre pendant l’habillage, le coiffage, la cérémonie, la soirée, et ne rentre que tard dans la nuit.

Dans ce petit roman très vite lu, on suit Corentin lors de cinq mariages. Parallèlement, il se pose plein de questions sur sa vie, et commence à vouloir poser ses valises quelque part. Bien sûr, il fera le parallèle avec les mariages qu’il filme, les gens qu’il rencontre, les mariages qui semblent voués à l’échec dès le départ, ou non.

 

C’est vivant, amusant, les situations sont prises sur le vif avec bonheur. Sans faire dans l’excès de sentiments, l’auteur sait parfaitement retranscrire les pensées les plus profondes de chacun. En quelques mots il réussit à planter le décor.

C’est un livre très sympathique à lire, d’autant qu’il est court, et peut donc être lu en à peine deux ou trois heures.

Mention: 3 livres

 

2ème lecteur :

 

Petit roman pour l’été, distrayant, vite lu. On y parle mariages !

Mention: 2 livres


16) » L’arbre du pays Toraja » de Philippe Claudel

1er lecteur :

Différent des autres ouvrages de cet auteur, il raconte d’abord la façon dont les gens du pays Toraja les morts, les enfants en particulier. On apprend ensuite la mort de son ami Eugène et il s’en suit des réflexions sur la vie, la mort, l’amour.

Un ouvrage ou l’auteur parle beaucoup de lui et de son métier.

Mention: 2 livres


17) » Sirius » de Jonathan Crown

1er lecteur :

L’action commence juste avant la Seconde Guerre Mondiale, à Berlin, Lévi, un petit chien fox-terrier très intelligent va être adopté par une famille de notables juifs, les Liliencron. Mais l’antisémitisme monte, et le petit chien va devoir changer de nom. On l’appelle Sirius. Ce petit chien va connaitre un destin extraordinaire : de chien juif sachant faire quelques tours, il va bientôt devenir une véritable vedette à Hollywood, puis véritable star du plus grand « show du monde » dans un célèbre cirque, avant de devenir, par un extraordinaire concours de circonstances, le dernier compagnon d’Hitler, allant jusqu’à l’espionner pour les Alliés.

Ce roman est plein d’humour, de dynamisme, très vivant, très rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde. Le fait d’utiliser un chien comme protagoniste principal permet à l’auteur de faire évoluer son histoire dans un contexte bien sombre, mais avec humour.

Le style peut surprendre le lecteur : en tout petits paragraphes, au présent de l’indicatif, des phrases courtes allant à l’essentiel. Mais on se prend vite au jeu et cela donne un dynamisme appréciable.

Malgré le point de vue humoristique de l’auteur, on a tout de même une vision juste de la situation de l’époque : la guerre, la mégalomanie et  la fin d’Hitler, l’antisémitisme, les camps, la folie du cinéma à Hollywood à la même époque.

Et c’est amusant de rencontrer de véritables stars ayant jamais existé.

Un roman sympathique, amusant, instructif.

Mention: 3 livres


18) « Ahlam » de Marc Trèvidic

1er lecteur :

C’est le premier roman de cet auteur. Agé de 50 ans, on le voit souvent sur les plateaux télé pour commenter l’actualité des attentats.

Juge antiterroriste entre 2006 et 2016 au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, il est expert dans les phénomènes de radicalisation et le fonctionnement des cellules salafistes.

Il narre ici l’histoire d’amour entre un français et une tunisienne sur fond de montée du fanatisme religieux dans la Tunisie de l’après Ben Ali.

Le livre débute avec l’arrivée de Paul, artiste peintre réputé, dans l’archipel de Kerkennah, petit paradis où il est venu guérir d’un chagrin d’amour.

Il y rencontre Farhat le pêcheur avec qui il se lie d’amitié puis toute sa famille. Il va particulièrement se lier avec les enfants Issam et Ahlam, un garçon et une fille très doués artistiquement. Dix années passent, la mère des enfants décède. Ben Ali est chassé. Tandis que la jeune Alham choisit la voie de l’émancipation, son frère Issam se radicalise.

C’est un roman très documenté. Le fait de faire incarner dans des personnages attachants les ressorts psychologiques de l’embrigadement djihadiste donne de la puissance à ce témoignage. C’est d’ailleurs assez terrifiant.

Livre très utile. Lecture fortement conseillée.

Mention: 3 livres


19) » Péchés capitaux » de Jim Harrison

1er lecteur :

Nous sommes à Marquette, petite ville du Nord Michigan. Alors qu’il assiste, enfant, à un office religieux, Sunderson, le personnage principal de ce roman, entend le pasteur égrener les sept péchés capitaux. Il prend peur car il comprend que, s’il commet un seul de ces péchés il mourra. Il en restera marqué et se demandera toujours, par la suite, pourquoi la violence n’est pas sur la liste en tant que huitième péché capital.

La violence, Sunderson la connait bien en tant que policier et que voisin d’une famille de criminels, sans foi, ni loi. Elle est au cœur de ce récit, qui n’est pas un roman policier mais plutôt l’histoire d’un homme qui fait ce qu’il peut pour garder la tête hors de l’eau, au milieu de ce désastre.

Il boit trop, il est obsédé par le sexe, se morfond de n’avoir pas su garder sa femme, l’amour de sa vie et nous agace à ressasser ses vices, ses manques et ses frustrations. Mais c’est un humaniste, pacifiste et amoureux de la nature. Il ne digère pas d’être le produit de la violence d’un pays qui a exterminé les Indiens et mené la terrible guerre de Sécession.

Avec ce roman je découvre Jim Harrison, l’un des plus grands écrivains américains, décédé il y a peu. J’ai aimé sa réflexion profonde et critique de l’Amérique dans ce qu’elle a de pire et ai été touché par ses doutes et ses désillusions. Son écriture ciselée et précise ne fait que rendre sa lecture plus nécessaire.

Mention: 3 livres


20) » A l’ombre des cerisiers » de Dörte Hansen

1er lecteur :

L’histoire se passe en Allemagne. Vera et sa mère sont réfugiées arrivant de Prusse, errant sur la route. La mère de Véra s’arrête dans une ferme, au hasard, car elles sont toutes les deux épuisées.

On va suivre la vie de Véra, comment elle va appréhender cette nouvelle vie, enfant, puis adulte dans cette ferme où finalement elle passera toute sa vie.

C’est un roman certes un peu brouillon, on est parfois perdu avec les personnages, avec l’époque car il y a de nombreux allers retours entre le passé et le présent, mais l’ensemble est très agréable à lire car vivant, joyeux.

Mention: 3 livres


21) » Oh la vache! » de David Duchovny

1er lecteur :

L’auteur donne la parole à une vache, un cochon et un dindon et écrit une histoire loufoque et joyeuse pour un bon moment de détente.

Mais ce livre n’est pas que cela car il nous amène aussi à nous poser des questions sur nos modes de consommation alimentaire, notre rapport aux animaux et l’absurdité de la guerre.

Personnellement, j’ai aimé cette fable pour sa drôlerie et son côté complètement déjanté qui n’empêche pas le deuxième degré de lecture.

Mention: 2 livres


22) » A demain Lou » de Marie-Claude Vincent

1er lecteur :

Une écriture précise, légère pour un texte d’une grande force émotionnelle.

L’histoire de Lou, 13 ans, est une histoire d’amour et de grande souffrance. L’auteur a ce don extraordinaire de nous faire vivre avec cette adolescente désespérée par la perte de sa sœur ainée. On souffre avec elle, on a envie de la porter, de lui parler pour qu’enfin elle survive à ce naufrage qui l’a submergé, elle et sa famille.

Ce roman sublime, d’une infinie tristesse et d’une extrême sensibilité m’a vraiment remuée. C’est un très beau texte plein de douceur et d’amour dont on sort un peu chamboulé.

Mention: 3 livres


23) » Gaspard ne répond plus » de Anne-marie Revol

1er lecteur :

Gaspard de Ronsard tombe du véhicule d’une émission de téléréalité à laquelle il participait. L’histoire se passe au Nord Vietnam, à Paris, la chaine de télévision s’affole, Gaspard, lui veut savoir dans quelles circonstances ses parents ont disparu. Beaucoup de personnages originaux, des situations peu ordinaires un ton léger en font un livre drôle, très agréable à lire.

Mention: 3 livres


 

24) » La renverse » de Olivier Adam

1er lecteur :

Antoine se remémore son enfance où des faits troublants ont bouleversé son enfance. C’est le décès d’un personnage politique qui ouvre la valve de cette déchirure familiale. Comment ne pas penser à cette affaire qui avait marqué l’actualité, il y a quelques années….le maire, son assistante avait été mêlés à une grave affaire de mœurs. Une écriture sans faille doublée du regard de l’adolescent blessé par les humiliations, il aurait voulu être lavé de cette « merde » mais il a dû fuir !!!

Mention: 3 livres


25) » Le livre d’Aron » de Jim Shepard

1er lecteur :

 

Récit bouleversant d’un enfant de 8 ans dans le ghetto de Varsovie en 1942. Son univers c’est la faim, la violence, la peur mais il lui faut survivre à tout prix car il a une famille à sauver de ce désastre. Et quand on a 8 ans c’est à la fois simple et très compliqué.

 

Et lorsqu’il se retrouve orphelin, Aron se confie de lui-même à un homme extraordinaire. L’auteur fait alors vivre dans son roman un personnage bien réel Janusz Korczak, médecin, écrivain, éducateur qui œuvrera jusqu’à l’épuisement pour les enfants du ghetto et les accompagnera dans la déportation à Treblinka. Par son action et ses écrits, cet homme a inspiré la Déclaration des Droits de l’enfant qui sera adoptée finalement en 1959 par l’ONU.

 

Ce livre est une œuvre romanesque mais le lieu dans lequel se déroule l’action et les faits sont fidèles à l’histoire.

 

On ne peut que s’attacher au personnage d’Aron, cet enfant qui a grandi trop vite parce qu’il doit faire face à un drame absolu et au désespoir. Il est le représentant de tous les enfants qui ont vécu cette horreur.

 

Il ne s’agit pas d’un livre de plus sur le sujet mais d’un livre essentiel et nécessaire, à lire absolument.

Mention: 4 livres

 

2ème lecteur :

 

Aaron est un garçon juif de 8 ans. Son père disait de lui qu’il aurait mieux fait de l’appeler «  Dans quoi tu t’es encore fourré ». Et finalement sa turbulence, sa débrouillardise vont lui permettre de résister plus que les autres et d’aider sa famille quand en 1940 les nazis vont mettre en place le ghetto de Varsovie.

 

Jim Shepard construit son roman sur des faits réels en choisissant de faire raconter son histoire par Aaron lui-même, ce sui apporte de la légèreté.

Mention: 4 livres


26) » La maison des hautes falaises » de Karen Viggers

1er lecteur :27)27

 

Afin de cicatriser une histoire douloureuse, Alex Henderson vient s’installer dans un petit village de la côte australienne.

Sa route croise celle de Callista, artiste rebelle et passionnée au passé compliqué également.

Ils sont attirés l’un par l’autre…….

De cette histoire à l’eau de rose brutale, Karen Viggers en tire un roman très réussi.

Il m’a touchée, m’a fait passer un moment de lecture follement agréable. Quel talent d’écrivain !Le troisième personnage important de ce roman est cette côte australienne, ses paysages magnifiques et ses baleines.Ce roman est dédié à cette nature réparatrice, réparatrice pour nous-mêmes aussi, tant nous ressentons grâce au talent de l’auteur, la beauté des lieux, le climat, l’ambiance. Formidable dépaysement !

Quel doigté également dans la description des sentiments et des personnages !

Mention: 4 livres


« L’été avant la guerre » de Simonson Helen

1er lecteur :     

 

Eté 1914. Dans une petite ville d’Angleterre, la nouvelle professeure de latin est annoncée. Béatrice Nash va vite faire connaissance avec les personnes qui comptent. La femme du maire, la châtelaine, ses neveux… Des réfugiés belges arrivent et vont bouleverser la vie de tout le monde, de même que le départ au front de différents personnages va entraîner de profonds changements.

L’histoire est parfois lente, mais agréablement bien racontée, on sent la chaleur de l’été, la torpeur qui nous envahit, toujours réveillée par de petits ou gros scandales signes de cette petite bourgeoisie bien-pensante d’avant-guerre. De fil en aiguille, on se laisse happer par l’histoire. Les personnages sont attachants. Ils ont tous une vie propre, une réalité, une réelle présence.

C’est un roman très agréable à lire, qui sait également bien retranscrire la mentalité de l’époque, la vie sociale de cette Angleterre un peu vieux  jeu.

Mention: 1 livre

 


28) « Ma fille » de Jane Shemilt

1er lecteur :     

Naomi, la fille adolescente de Jennyfer, ne rentre pas de sa répétition de sa pièce de théâtre. Elle ne répond pas, personne ne sait où elle est. Son amie évoque vaguement un homme que Naomi verrait en secret. La police mène son enquête, mais celle-ci piétine.

Un an plus tard, la famille de Jenny s’est disloquée : elle a quitté son mari, ses deux autres enfants, des jumeaux jeunes adultes survivent à leur façon du drame.

Le roman fait des allers retours entre les jours qui ont précédé la disparition, les jours qui ont suivi la disparition, et la retraite de la mère un an plus tard, qui ne cesse de ressasser, de chercher, d’enquêter. Avec l’aide du policier en charge de l’affaire, elle va finalement avancer et comprendre ce qu’il s’est passé.

Les indices éparpillés savamment au cours des pages permettent de tenir le lecteur. On lit en essayant de comprendre, de trouver la solution.

La lecture est agréable, on ne s’ennuie pas, même si cela manque parfois d’un peu de dynamisme. La fin est assez conventionnelle, on peut être un peu déçu, il n’y a pas de rebondissement incroyable, mais c’est finalement mieux car c’est plus réaliste

Mention: 3 livres

 

2ème lecteur :

           

Une famille sans histoire dont le couple, médecins, a éduqué 3 enfants. L’une Naomi ne rentre pas un soir après une représentation théâtrale. Là, toute les hypothèses sont émises (enlèvement, assassinat). Mais la mère, Jenny ne cesse pas de la chercher. La famille est brisée. Pourquoi ? Comment ? Le cauchemar de la mère nous emmène dans un triller très intense et parfaitement mené par l’auteure. Quelle chute !!!!

Mention: 3 livres 


29) « Avenue des mystères » de John Irwing

1er lecteur :     

 

 

Beaucoup de « flash-back » dans ce roman. Juan Diego Guerrero, romancier mexico-américain rêve de ses années d’enfance avec sa sœur Lupe. Il parle de l’abandon, de l’exclusion, de la prostitution, de la religion, son influence et ses incohérences dans ces pays d’Amérique latine, du sida et ses ravages. Il met en scène des personnages originaux mais il faut s’accrocher et nous ne sommes pas déçus…c’est une œuvre dense où l’on ne peut être qu’admiratifs de la qualité des recherches de l’auteur.

Mention: 3 livres


30) « L’arracheuse de dents » de Frantz Olivier Gisbert

1er lecteur :

 

Roman. Evidemment qu’elle  n’a jamais existé  dit FOG. En effet, ses aventures sont rocambolesques ! Trop peut- être.

 

Un professeur retrouve par hasard les mémoires de son aïeule Lucile Bradstock, dentiste et grande aventurière. Elle a soigné les dents des grands de ce monde avant et après la révolution française, en France et en Amérique : la famille royale, Washington, Robespierre, Napoléon….

 

C’est du FOG pur jus, avec beaucoup de volubilité dans l’écriture. Il ne peut s’empêcher d’égratigner, de ridiculiser tel ou tel haut personnage en particulier au moment de la révolution.

 

Roman intéressant du point de vue historique.

 

J’ai trouvé la deuxième partie plus agréable, le personnage de Lucile y prend toute son importance.

Mention: 2 livres


31)  » Les garçons » de T. S. Easton

1er lecteur :

 

Roman. Evidemment qu’elle  n’a jamais existé  dit FOG. En effet, ses aventures sont rocambolesques ! Trop peut- être.

 

Un professeur retrouve par hasard les mémoires de son aïeule Lucile Bradstock, dentiste et grande aventurière. Elle a soigné les dents des grands de ce monde avant et après la révolution française, en France et en Amérique : la famille royale, Washington, Robespierre, Napoléon….

 

C’est du FOG pur jus, avec beaucoup de volubilité dans l’écriture. Il ne peut s’empêcher d’égratigner, de ridiculiser tel ou tel haut personnage en particulier au moment de la révolution.

 

Roman intéressant du point de vue historique.

 

J’ai trouvé la deuxième partie plus agréable, le personnage de Lucile y prend toute son importance.

Mention : 3 livres


« La valse des arbres » de Jean-Michel Guenassia

1er lecteur :     

 

Ce roman m’a beaucoup séduit d’un part par ses descriptions de la nature de cette période impressionniste, et par son style romanesque comme c’est si bien le faire cet auteur, ainsi que par les références pamphlétaires de l’époque. Certains journaux comme notamment «  La Lanterne », journal satirique de l’époque… Ne parlons pas des correspondances de Théo (le frère de Vincent), de Vincent etc….Et la découverte de Marguerite Gachet qui se trouve être   le point d’orgue de ce roman. On retrouve bien cette époque la fin du XIXème où la femme à peu d’importance. Son portrait transcrit, est-ce le fruit des recherches de l’auteur concernant Vincent Van Gogh et son séjour à Auvers sur Oise dans les derniers moments de sa vie ? Et le doute est permis !!!

Mention: 3 livres


 

    33) » Ceux qui restent » de Marie Laberge  

1er lecteur :     

 

Le 26 avril 2000, Sylvain, mari, amant, père et fils, âgé de 26 ans se suicide. Sa mère le retrouve pendu dans leur maison de campagne. Il n’a laissé aucun mot, ne présentait aucuns troubles dépressifs. Son geste va bouleverser la vie de ceux qui restent : sa femme, son père, sa mère, sa maîtresse, son fils.

Chacun va prendre la parole pour raconter l’après. Charlène, sa maîtresse, barmaid, s’interroge. Il l’a quitté après une soirée bien sympathique, il allait très bien, il n’a pas dit adieu, mais juste,  bye mon chou, comme toujours. L’action se passe au Québec, et Charlène parle québécois pur et dur Ses pages sont truffées de : achaler, pantoute, et autres mots bien mystérieux pour  nous, Français, mais si, vivants !

Vincent,  son père, a un phrasé plus littéraire, heureusement. Ce qui repose un peu le lecteur. Muguette, sa mère, ne prend pas la parole. Elle ne se remet pas de cette mort soudaine. Mélanie la femme de Sylvain, ne s’inquiète que pour leur fils, Stéphane. Quinze ans plus tard, ce dernier ne connait toujours pas la vérité sur la mort de son père : sa mère lui a dit qu’il e

Etait mort dans un accident de voiture.

Tout ce petit monde va se raconter, se découvrir, et les circonstances vont faire que certains d’entre eux vont se rencontrer. Tout cela forme un ensemble finalement très joyeux, très vivant, très agréable à lire. Cela ressemble plutôt au roman, ensemble c’est tout, d’Anna Gavalda qui racontait la rencontre improbable de personnes n’ayant rien à voir entre elles.

Un très agréable moment de lecture, pimenté par le phrasé québécois.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Mention: 3livres