comité de lecture 2015

 1) »Le livre secret »
Grégory Samak
 2) »Une dernière danse »
Victoria Hislop
 3) »Le roman de louise »
Henri Gougaud
4) »Trois secrets »
Susan Meyer
5) »Constellation »
Adrien Bosc
6) »Pas pleurer »
Lydie Salvayre
 7) » Terminus radieux »
Antoine Volodine
8) »Pétronille »
Amélie Nothomb
 9) »Le chantier des esprits »
Sarah Lark
10) »Tout pour plaire »
Ingrid Desjours
11) »Le royaume »
Emmanuel Carrère
12) »Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier »
Patrick Modiano
13)  » La vie des elfes »
Muriel Barbery
 14) « Au moins il ne pleut pas »
Paula Jacques
 15) « Le nageur »
Tearne oma
 16) « Homesman »
Glendon Swaethout
 17) « Trente-six chandelles »
Marie Sabine Roger
18) » La promesse »
Jean Guy Soumy
19) »Joujou »
Eve de Castro
20) « L’Héritière »
Hanne-Vibeke Holst
 21) « Baronne Blixen »Dominique de St Pern
 22) »Voyage de noces avec ma mère »Véronique Sels 23)Bérézina »Sylvain Tesson  24) »Le fils »Meyer
25) »Ric Rac »Arnaud Le Guilcher  26) »Le géant enfoui »Kazno Ishiguro  27) »Le meilleur livre du monde »Peter Stjernström
28) »Un homme en fuite » Patrick Poivre D’Arvor  29) »Les 4 saisons de l’été » Grégoire Delacourt  30) »La bibliothèque des cœurs cabossés » Katarina Bivald
31) »Mémé dans les orties » Aurélie Valognes 32) »ça aussi ça passera » Milena Busquets 33) »Vengeance par procuration »Marie Jane Clark
34) »Soudain seuls » Isabelle Autissier 35) » Le secret du mari » Moriarty 36) »Je suis là » Clélie Avit
37) »La mémoire des embruns » Karen Viggers  38) « Souviens-toi que l’amour n’existe pas » Diane Gontier 39) »Un doux pardon »Lori Nelson Spielman
40) »L’île aux mille couleurs » Tamara Mackinsley 41) »Les oubliés du dimanche » Valérie Perrin 42) »Les tribulations d’une gouvernante chez les ultra-riches » Véronique Mougin.
 43/ »Le cri de la terre » Sarah Lark  44/ »La brigade du rire » Gérard Mordillat  45/ »Venise n’est pas l’Italie » Ivan Calbérac
 46/ » la petite femelle » Philippe Jaenade  47/  48/
 49/  50/  51/

1) Le livre secret de Grégory Samak

1er lecteur :

Avant d’être édité ce livre a été auto-publié sur internet où il a connu un succès immédiat.

C’est un conte très bien écrit, très bien construit.

L’histoire : Elias Ein vit en Autriche en ce début du vingt et unième siècle. C’est un homme seul, âgé, simple et discret.

Il est issu d’une grande et ancienne famille juive de l’Europe de l’Est entièrement disparue

Dans le naufrage de la guerre. Il a une sœur, Yelena, âgée elle aussi.Au seuil de sa soixante-dixième année, il n’aspire plus qu’à se retirer dans une petite ville

Tranquille. C’est ce qu’il fait en achetant une petite maison en Haute Autriche.

Il est conquis par cette demeure qui a une âme. Il fait la connaissance de quelques personnes

dont un joueur d’échecs. A l’occasion d’un rangement, il remarque derrière l’escalier une

pièce dont il ignorait l’existence…Il y découvre un livre très spécial…

Livre très original, bluffant, j’ai marché en tout cas !

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Un vieil homme juif, découvre chez lui le « livre secret » qui comporte l’histoire des hommes

Et grâce auquel il peut voyager dans le temps. Il envisage de changer le cours de l’histoire…

Un livre très original, un conte facile à lire et plutôt fataliste.

Mention: 4 livres

 


2) Une dernière danse de Victoria Hislop

1er lecteur :  Nous sommes en 2001. Sonia, jeune femme anglaise se rend à Grenade pour apprendre à danser la salsa. Là, elle découvre le flamenco, et un vieil homme qui lui raconte l’histoire de la famille Ramirez pendant la guerre civile. Sans le savoir, elle va se retrouver au coeur d’une histoire qui la touchera profondément et transformera sa vie.

La première partie du récit nous raconte la vie actuelle de Sonia en Angleterre et n’est, à mon avis, pas la plus intéressante. Elle se perd dans des détails qui n’apportent rien à l’intrigue et qui, personnellement, m’ont un peu ennuyée.

L’intérêt de ce roman se trouve, en fait, dans la deuxième partie. Bien documentée, elle nous emmène en Espagne, en 1937, après le coup d’Etat de Franco et se prolonge jusque dans les années 50.

De plus, l’auteur y fait vivre la corrida, le flamenco, la musique andalouse comme si nous y étions. Les pages dans lesquelles elle décrit Mercedes dansant le flamenco, sont de toute beauté et nous donnent envie d’en être le spectateur.

Les personnages principaux sont touchants, pleins d’humanité et bien vivants sous la plume de l’auteur.

Pour les amoureux de l’Espagne et de sa culture ou/et pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette période sombre que fût la guerre civile espagnole.

Mention: 2 livres


 3) Le roman de Louise de Henri Gougaud

1er lecteur : HENRI Gougaud est écrivain, poète, conteur, parolier de Jean Ferrat, Juliette Gréco, Serge Reggiani.

Ce livre nous conte l’histoire de Louis Michel surnommée la Vierge Rouge, haute figure de la commune de Paris en 1871 . Toute sa vie fut consacrée à la cause des pauvres quitte à en mourir. On nous parle de son enfance élevée dans un château par des bourgeois attentionnée. Elle  apprend à lire et découvre des grands auteurs.Elle devient institutrice puis anarchiste engagée. Elle conduit la rébellion de la commune, est arrêtée puis déportée en Nouvelle Calédonie. C’était une femme de caractère, rebelle née, au courage presque fou.

Livre très documenté et très bien raconté.

Mention: 2 livres


4) Trois secrets de Susan Meyer

1er lecteur :

L’histoire commence assez banalement : Tia est amoureuse de Nathan, Nathan aime Thia,

Mais Nathan est marié à Juliette, avec qui il a deux enfants, et qu’il refuse de quitter.

Lorsque Tia annonce à son amant qu’elle est enceinte, il n’hésite pas une seconde : il coupe tous les ponts.

Désemparée, Tia décide alors de garder le bébé, mais de le donner à l’adoption ouverte. La petite fille est confiée à Caroline et Peter, couple apparemment parfait.

Tous les ans, Caroline envoie des photos de Savannah à Tia. Lors du cinquième anniversaire de sa fille, Tia commet un geste lourd de conséquences : elle envoie des photos de leur fille à Nathan . Mais c’est Juliette, la femme de Nathan, qui va réceptionner la lettre.

A partir de là, tout va s’enchainer, les sentiments, les passions s’exacerbent.

Les sentiments de chacun, y compris ceux de Caroline, la mère adoptive, qui ne se sent pas

Vraiment mère, sont remarquablement bien analysés. On suit l’histoire du point de vue de

chacun des personnages, chacun à leur tour . Très bien écrit, avec beaucoup de finesse, de psychologie, ce roman est une très belle histoire d’amour et de sentiments filiaux qui ne tombe jamais dans le mélodrame.

Une lecture à recommander.

Mention: 3 livres


5) Constellation de Adrien Bosc

1er lecteur :  Le 28 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, disparaît en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores.

Aucun survivant. Parmi les trente-sept passagers, figuraient Marcel Cerdan, boxeur célèbre et amant d’Edith Piaf.

Il y avait également Ginette Neveu, musicienne prodige, très connue également et bien d’autre anonyme dont des bergers basques partis tenter leur chance dans les ranchs du Far-West, une bobineuse devenue héritière d’une usine à Détroit.
Ce roman alterne les chapitres consacrés au récit du vol et ceux concernant la biographie des passagers.

L’auteur nous entraine dans une description méticuleuse des faits et des personnes. Il s’est même rendu sur les lieux du crash espérant trouver une réponse à ce qui n’est malheureusement pas le hasard pour moi mais on peut toujours douter….
Originale manière de traiter cet évènement marquant !

Mention: 3 livres


6) Pas pleurer de Lydie Salvayre

1er lecteur :

Je ne sais si ce roman méritait ou non le prix Goncourt . Je peux juste dire qu’il est original ans son écriture et dans sa construction et qu’il m’a plus, tel qu’il est.

Montsé, la mère de l’auteur, ne se souvient, aujourd’hui, de rien d’autre que de cet été 1936, où elle vécut sa période la plus heureuse de sa vie. Elle découvre alors, avec l’enthousiasme de ses 17 ans, que la vie peut être si belle et si légère dans les bras d’un amoureux. Elle jubile et ne voit rien de la montée de la violence et des massacres perpétrés par les deux camps en présence, dans cette terrible guerre qui secoue l’Espagne ; les républicains d’un côté et les troupes de Franco, soutenues par l’église, Mussolini et Hitler de l’autre.

Pour Bernanos dont on suit le destin d’écrivain, en filigrane dans le roman, la réalité est bien différente. Il ne pourra se taire face à l’épuration organisée par les franquistes et écrira «  Les grands cimetières sous la lune » pour dire son dégoût et sa révolte face à tant de violence, de cruauté, de compromissions et de lâchetés. La belle place que lui donne Lydie Salvayre dans ce roman est comme écho à ses prises de position à elle contre la dictature et le cynisme des institutions.

Roman instructif, sombre, mais plein d’humour, qui nous fait entrer dans la relation intime et délicate d’une fille avec sa mère. Une seule question : Pourquoi l’auteur n’a-t-elle pas traduit les phrases espagnoles qui émaillent le récit ? C’est dommage, sans pour autant, cependant, gâcher la qualité du récit.

Mention: 3 livres


7) Terminus radieux de Antoine Volodine

1er lecteur :

Prix Médicis 2014

C’est un roman de science- fiction qui se passe dans une deuxième union soviétique dévastée par les accidents nucléaires à répétition.

Les barbares ont repris le pouvoir. Les villes sont vides, ses habitants sont morts pour la plupart. Trois survivants à bout de souffle découvrent la proximité d’un kolkhose.

L’un l’atteint  en demandant du secours. D’autres le rejoignent  arrivée par un train, épuisés.

Peu survivent aux balles tirées du mirador.

C’est un roman très surprenant

Mention: 1 livre


8) Pétronille de Amélie Nothomb

1er lecteur :

Ce livre est réjouissant. Il est drôle, vil, rondement mené (un peu trop sur la fin malgré tout).

L’auteure se moque d’elle-même, se met en scène dans des situations burlesques et nous parle si bien de l’amitié, de la France, des libraires, du succès qu’on se laisse facilement emporter.

Pas le temps de s’ennuyer, l’écriture est tonique, raffinée, précise et la lecture agréable.

Mention: 2 livres

2ème lecteur :

Un roman d’Amélie Nothomb comme on en a l’habitude : frais, léger, amusant, très vite lu, et qui sera probablement presque aussi vite oublié.

Amélie Nothomb raconte une tranche de sa propre vie : elle voue une passion immodérée pour le champagne et cherche un compagnon (ou une compagne) de beuverie. Ce sera Pétronille, écrivain de son état.

Le roman raconte leur rencontre, leur amitié, en se basant sur des faits qui semblent réels, et le sont probablement.

Une lecture sympathique pour ceux qui aiment Nothomb.

Mention: 2 livres


9) Le chant des esprits de Sarah Lark
1er lecteur 
:

Ce roman est le deuxième d’une trilogie, mais il peut se lire sans avoir lu le premier. C’est en effet ce que j’ai fait (ne sachant pas qu’un premier roman le précédait) et je n’ai pas été perdue.

En effet, on suit ici l’histoire de deux jeunes filles, les petites-filles de Gwyn, dont l’histoire est racontée dans le premier tome. Mais les histoires sont suffisamment bien séparées, et de plus il y a suffisamment  de rappels pour ne pas se perdre.

 

Elaine et Kura sont donc cousines et si tout ou presque les sépare au départ, elles vont finalement avoir des destins semblables. L’action se passe en Nouvelle-Zélande, à la fin du XIXe siècle, dans le pays des Maoris. Chacune des deux jeunes filles va épouser un homme, et pour chacune, le mariage ne va pas leur apporter ce qu’elles en espéraient. Kura rêve de devenir chanteuse sur le continent européen, tandis qu’Elaine aspire seulement à être heureuse. Mais son mari ne l’entend pas de cette oreille. Kura a un mari beaucoup moins dangereux, mais qui ne la comprend pas. Toutes les deux vont donc fuir leur foyer, dans des circonstances plus ou moins dramatiques, et refaire leur vie, bien loin de ce qu’elles imaginaient.

C’est un très beau roman, très agréable à lire, et qui, se passant dans le monde des Maoris, nous fait découvrir ce peuple méconnu. Il y a de l’amour, des sentiments, de la violence, de la musique, de l’amitié, des rebondissements, le tout dans un pays lointain, exotique, dans des décors réalistes et magnifiquement campés, avec des personnages hauts en couleur, bref, tout est réuni pour que le lecteur passe un bon moment avec Elaine, Kura et tous les autres.

La fin du roman est une vraie fin, cela permet de ne pas devoir attendre la suite avec impatience pour savoir ce qu’il advient de nos héroïnes, et c’est bien appréciable également.

Mention: 3 livres
2ème lecteur :

 

 

Ce livre raconte une histoire très romanesque dont l’action se déroule, à la fin du 19 ème siècle, en Nouvelle Zélande, là où viennent s’installer anglais et irlandais, à la recherche d’une vie plus clémente.

Les deux héroïnes, deux cousines volontaires et déterminées, devront assumer des conditions de vies très difficiles dans ce rude pays et se battre pour réaliser leurs rêves et vivre leurs amours.

Lorsque l’on commence la lecture, on ne sait pas qu’il s’agit du deuxième tome d’une trilogie, mais, même si les premières pages sont un peu laborieuses, on se repère vite dans la vie des personnages principaux. Ce roman peut donc tout à fait se lire indépendamment du premier tome.

Avec cette histoire passionnante, et d’une belle écriture j’ai découvert également la culture Maorie, l’origine du haka des All Blacks et un pays, la Nouvelle Zélande, aux antipodes de le France, et savouré pleinement les rebondissements de l’action jusqu’à la fin.

Mention; 3 livres


 

10)Tout pour plaire de Ingrid Desjours

1er lecteur :

Il s’agit d’un thriller typique à l’américaine : une jeune femme bien sous tous rapports, avec un mari beau, intelligent et rempotant un grand succès dans son métier. Tout semble aller pour le mieux mais en fait, non. Le frère du mari arrive et l’édifice savamment construit s’écroule comme un château de cartes. Chacun cache bien son jeu, le mari sûr de lui qui prêche le confiance en soi dans ses séminaires, ses vidéos et ses livres, n’est peut-être pas aussi solide qu’on pense ; la jeune femme soumise à son mari, pas aussi docile qu’on ne veut nous le faire croire, et le frère, effondré par la disparition de sa propre femme, peut-être pas aussi innocent qu’il veut le faire croire.

C’est bien écrit, efficace, mais sans grande surprise. Un peu comme un bon film américain, on passe un bon moment, mais il est vite oublié.

Mention: 2 livres


11) Le royaume d’Emmanuel Carrère

1er lecteur :

Ce livre, en partie roman, en partie essai nous raconte la naissance du christianisme, comme une enquête de journaliste, vivante et rythmée.
C’est une somme considérable de connaissances érudites que nous offre l’auteur. Le livre démarre avec la crise existentielle qu’il a traversée quelques années auparavant, cherchant à en émerger grâce à la foi chrétienne. Il vivra cette foi intensément, se posant mille questions et finira par y renoncer au bout de trois ans. L’auteur aborde cette introspection avec beaucoup d’auto dérision et d’humour.
Dans la suite du livre, nous partons sur les traces de Paul, qui, de ville en ville, se fera le rassembleur des premiers chrétiens et sur celles de Luc qui, quelque cinquante ans après la mort de Jésus, écrivit un texte qui deviendra les Evangiles selon Saint Luc.
Ce livre n’a rien d’ennuyeux ; il est passionnant et on y apprend énormément de choses. C’est une belle façon d’entrer dans l’histoire de l’origine du christianisme avec une lecture des plus agréables.

Mention: 4 livres


12) Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano.

1er lecteur :  Jean Daragane devenu écrivain, est maintenant sexagénaire.
Il mène une existence solitaire voulue jusqu’à la perte de son carnet d’adresses. Le fil rouge se libère et au fil du temps, il retrouve la mémoire de sa vie antérieure.
Est-ce l’obsession de la jeunesse de l’auteur ?
Le déroulement de cette histoire se traduit et se lit comme un polar. Facile à lire, vous apprécierez cette écriture cadencée et agréable.

Mention: 2 livres


13)  La vie des elfes de Muriel Barbery

Les elfes vivent dans un monde invisible mais, fascinés par un génie créateur des humains,, ils vont se mettre en mouvement pour les aider dans leur lutte contre le mal. Dotés de pouvoirs extraordinaires, intelligents, imaginatifs et créatifs et, surtout, en contact direct avec la Nature ils vivent en totale osmose avec elle. Ils sont comme nos doubles, sauf que nous, nous avons perdu nos liens avec la terre et les éléments et que notre folie déchaîne des forces très puissantes. D’ailleurs, la plupart des humains ne savent pas que les elfes existent.

Nous suivons l’aventure de deux fillettes qui, avec l’aide de quelques elfes et quelques humains bienveillants vont empêcher la destruction de notre monde. L’auteur campe de beaux personnages, elle fait la part belle à la beauté de la nature, à la poésie de la terre et à tout le vivant.

Ce livre n’est pas ordinaire, il faut se laisser porter par l’histoire, sans à priori et réfléchir à ce qu’il dit de nous, les humains. Et, enfin, ne pas oublier que les elfes existent et qu’ils croient en nous.

Faites- vous votre propre idée, ça en vaut la peine.
mention: 2 livres


14) Au moins il ne pleut pas de  Paula Jacques

Très belle histoire d’amitié qui se déroule de fin 1959 à fin 1960 à Haïfa.

Solly et Lola sont frères et sœurs. Orphelins, ils sont confiés par leur famille qui ne sait qu’en faire, à l’Agence Juive qui organisera leur émigration vers Israël. Ils débarquent à Haïfa où ils vont prendre des responsabilités qui ne sont pas de leur âge. On tremble pour eux mais c’est sans compter la débrouillardise de Solly et le grand cœur de Magda qui va les accueillir dans sa maison sur les hauteurs d’Haïfa.

En même temps que l’histoire de ces deux enfants, l’auteure nous fait découvrir la société israélienne de l’époque, le cloisonnement des populations en fonction de leur pays d’origine et de leur diverses tendances religieuses ; une société marquée à jamais par l’horreur de l’extermination.

Martha est une survivante des camps. Elle devra s’expliquer et dire comment, elle et Ruthie son amie, ont survécu. A Ravensbrück elle a fait un choix tragique et désespéré mais sans doute grâce auquel, elle a survécu, du moins le pense-t-elle.

J’ai beaucoup aimé ce livre, pour osn humanité et l’histoire émouvante de Solly et Lola et, d’autre part, pour ce qu’il nous apprend de la volonté de vivre de l’être humain face à des situations inhumaines et aux choix qui en découlent.
mention: 3 livres


15)  Le nageur de Tearne oma

Un roman qui vous emmène en Angleterre où les migrants sont plus ou moins bien accueillis. Les tamouls au Sri Lanka (Ceylan) sont persécutés d’où la situation de cette histoire qui est pure fiction. Le déroulement de cette histoire nous dépeint toutes les faces de personnages vivants dans le Suffolk où les « étrangers », même ceux qui y sont nés et partis à Londres se sentent aussi des « résidents temporaires ». Delà, Ria, vit seule dans sa maison d’enfance héritée de son oncle. Son jeune frère Jack est odieux. Elle le reçoit avec sa famille mais avec toujours une arrière- pensée.

Ce roman est divisé en deux parties, Ria et Anula. Il est d’une sensibilité exemplaire parlant d’amour et de deuil. On retrouve bien là l’auteure. Excellent !
mention: 4 livres


16)  Homesman de Glendon Swaethout

1er lecteur :

Roman américain écrit en 1988 et porté à l’écran en 2014.

On suit l’interminable voyage de quatre femmes, pionnières de l’ouest américain, ayant perdu la raison à force d’avoir trop souffert.

Voyage de 5 semaines qui les reconduit à l’Est auprès de leur famille et qui mettra leur accompagnatrice, Mary Bee Cudy, l’héroïne de ce roman, face au vide de sa vie et la confrontera au désespoir.

Histoire glaçante, qui nous rappelle que la conquête de l’Ouest américain s’est faite aussi grâce aux femmes. Pas préparées à vivre dans une telle solitude, devant faire face au froid, à la sècheresse, aux loups, aux épidémies, à la mort de leurs enfants, certaines sombrent dans la folie, seul moyen de quitter ces terres ingrates.

Armée de son seul courage et de son sens du devoir et secondée de Briggs, un brigand sans foi ni loi, Mary Bee Cudy accepte d’accompagner ces femmes dans ce long périple et se bat pour leur conserver leur humanité et leur dignité. Y parviendra-t-elle ?

Ce livre se lit d’un seul trait et ne s’oublie pas.
mention: 4 livres

2ème lecteur :

Bien que traitant d’un sujet pas spécialement joyeux (la folie de quatre femmes vivant dans des conditions affreuses en Amérique lors de la conquête de l’Ouest au 18 e siècle), ce roman est un véritable coup de cœur.

Remarquablement bien écrit, très rythmé, il est très puissant dans ses descriptions ; Le décor est superbement bien planté, l’ambiance de l’époque, les mentalités, tout est parfaitement bien retranscrit. On s’y croirait !

Les personnages sont très réussis, attachants, leurs pensées et leurs réactions sont finement analysées.

L’histoire elle-même est originale.

Ce roman est un vrai régal, à consommer sans aucune modération. On passe vraiment un excellent moment.

mention: 4 livres


17) Trente-six chandelles de  Marie Sabine Roger

1er lecteur :
Mortimer se prépare à mourir. En effet, c’est son 36 ème anniversaire, il est bientôt 11 heures, et dans sa famille, tous les hommes meurent le jour de leur 36 ème anniversaire à 11 heures du matin. Mortimer a fait des recherches et constaté que cette morbide tradition remonte à plusieurs siècles. Cela ne concerne que les hommes, et tous n’ont qu’un fils unique, dont le prénom doit forcément commencer par le son « Mor » alors que les filles ont un prénom qui commence par le son « Vi ».

Mortimer s’est préparé, a mis son plus beau costume, a rangé ses papiers, démissionné, vendu sa voiture, et il attend sa mort.

Qui ne vient pas.

Pourquoi est-il toujours en vie ?

Son père n’étant plus là pour le lui raconter (il est mort le jour de son 36éme anniversaire, forcément), Mortimer va devoir cuisiner sa tante, qui l’a élevé (sa mère s’étant volatilisée l’année de ses deux ans). Et il va apprendre bien des secrets de famille.
L’histoire en elle-même est originale, sympathique mais ce qui fait la force de ce roman, c’est l’écriture de l’auteure. C’est très bien écrit, très agréable à lire, léger, frais, primesautier, et surtout plein d’un humour percutant, soigné. L’écriture est ciselée, fine et donne un ton très particulier à l’ensemble.

Cela m’a donné immédiatement envie de lire d’autres romans de l’auteure et je ne peux que vous conseiller de faire de même !

mention: 4 livres
2ème lecteur :
Rien ne se passe comme prévu ! Mortimer devait mourir à 36 ans comme tous les hommes de sa famille, mais cela ne se produit pas !

Ce roman est drôle, optimiste, tous les personnages sont savoureux. Un rare moment de lecture.

mention: 4 livres


 18) La promesse de Jean Guy Soumy
Un roman d’un auteur bien « huilé » . Il nous fait découvrir une réalité bien sombre du XVIIIème siècle. Il s’est inspiré d’une histoire vraie. Une histoire d’amour entre adolescents (Jeanne et Camille) d’où la promesse.

Je ne voudrais pas trop dévoiler cette histoire macabre mais à cette époque le suicide est reconnu par l’église catholique et par la justice comme un homicide contre soi-même, de ce fait contre le roi et dieu.
Camille, l’amour de jeunesse, se retrouve être, pendant le procès l’incarnation même de Camille, son « corps et sa voix ».

Un livre d’une très belle intensité dans tous les sens du terme.

Vous découvrirez une réalité qui a malheureusement existé !!!!

mention: 3 livres


19) Joujou d’ Eve de Castro

1er lecteur :

Lors de la seconde moitié du 17ème siècle, Joseph nait dans une famille polonaise pauvre, et aux gènes affaiblis, car il est le troisième enfant nain de ses parents, alors que ses trois autres frères, de taille normale, sont eux très malades, et ne vivront d’ailleurs pas très vieux. Joseph est un nain harmonieux, bref un lilliputien, dont la taille, à l’âge adulte ne dépassera pas 99 centimètres, soit la taille d’un enfant de quatre ans.
A l’âge de neuf ans, sa mère le laisse partir vivre chez une amie qui, riche et aisée, pourra prendre soin de lui. C’est cette amie que le surnomme Joujou. Tout le monde court chez elle pour admirer ce phénomène, ce tout petit homme qui s’exprime si bien et qui sait si bien charmer son monde.
De château en royaume, Joujou va parcourir le monde, va rencontrer des rois, des impératrices, des duchesses, des comtesses, va être riche, puis pauvre, va se marier, avoir des enfants, il va être heureux, puis malheureux. Bref, il va connaître une vie extraordinaire, que l’auteur raconte ici avec talent.
Le style de ce roman est assez particulier, tout d’abord écrit entièrement au présent, puis avec une notion de recul assez surprenante. On a l’impression de regarder tout ce qu’il se passe d’en haut, et non comme si on n’y était. C’est une sensation assez étrange, mais réussie. L’histoire de ce nain est peut-être vraie, en tout cas, il rencontre des personnes réelles, se trouvera même en France lors de la Révolution.
C’est un roman plaisant, réussi. mention: 3 livres

2éme lecteur :

Roman historique, très bien écrit, inspiré des mémoires de Joseph Boruwlaski. On le surnommait Joujou, il a réellement existé. Il est mort à 98 ans.
C’est un lilliputien, né polonais, fils d’un conte russe déchu qui s’est suicidé. Sa mère tombée dans la misère, le vend à une amie fortunée comme jouet humain.
Nous somme en 1741. Nous entrons dans le monde de l’aristocratie européenne du dix-huitième siècle par la porte réservée aux nains et autres bouffons. L’histoire continue….
Très brillant, une autre protectrice lui permet d’apprendre plusieurs langues ainsi que le violon. Il devient amuseur de salon. Sa notoriété  fait qu’il va sillonner toute l’Europe rencontrant les grands de ce monde. Il prend sa vie en main….
Nous sommes entraînés dans la folie de son périple qui a également une grande part de tragique !
Quand j’ai refermé le livre, j’avais les larmes aux yeux, très touchée par ce destin hors du commun.

mention: 3 livres


 

20) L’Héritière de Hanne-Vibeke Holst


Charlotte Damgaard a accepté de mettre sa carrière entre parenthèse pour accompagner son mari en Afrique, où il doit mener une mission humanitaire de deux ans. Elle est l’ex présidente d’une association écologique très réputée au Danemark, poste qui l’a beaucoup occupée pendant plusieurs années et qui avait mis la carrière de son mari de côté afin qu’il puisse s’occuper de leurs jumeaux.
Mais cette année c’est son tour à lui, et pour sauver son couple, elle a accepté de tout quitter. Mais c’était sans compter avec la crise politique qui sévit au même moment au Danemark. Le gouvernement est en plein remaniement et le Premier Ministre, sur les conseils d’une amie Ministre, propose à Charlotte le poste de Ministre de l’environnement, la veille de leur départ en Afrique.
On ne peut pas refuser une telle offre, et le voyage en Afrique est repoussé sine die.
Charlotte a l’habitude, en tant qu’ex présidente de son association, des rouages des ministères et elle se sent rapidement à l’aise dans son nouveau fauteuil. Mais tout le monde ne voit pas sa nomination d’un bon œil, et les règlements de compte vont pleuvoir. Parallèlement, son mari va avoir du mal à accepter d’être encore le mari de, et va commettre l’irréparable.
La jeune femme va devoir lutter contre les magouilles, les coups bas, mener de front bien des combats, contre ses pairs, contre les organisations terroristes et contre la presse people, et tente coûte que coûte de sauver son mariage….
C’est un roman très agréable à lire car très bien écrit.
En courts chapitres richement documentés, vivants et jamais ennuyeux même lorsqu’ils traitent de politique pure, ce roman se lit avec grand plaisir. Les personnages sont savoureux, les dialogues percutants, les décors remarquablement bien plantés. On apprend quantité de choses sur l’envers du décor du pouvoir politique, même si cela ne redore pas le blason de nos dirigeants (car, bien que le roman se passe au Danemark, il n’y a aucune différence avec ce qui se passe dans les autres pays).
Le roman est assez gros, mais se lit très vite et on arrive à la fin presque déçus que cela s’arrête déjà.
La fin est un peu abrupte mais laisse présager la possibilité d’une suite. Espérons !

Mention: 3  livres


 

21) « Baronne Blixen » de Dominique de St Pern

1er lecteur :

 

Roman ou biographie ? Il s’agit bien ici d’un roman base sur la vie hors du commun de Karen Blixen.

Au départ, on suit Clara, l’assistante de la baronne, qui accompagne et conseille Meryl Streep lorsque celle-ci tournait le film « Out of Africa » basé sur un épisode de la vie de Karen Blixen.

Cette entrée en matière peut paraître déstabilisante car on ne nous raconte pas la vie de la baronne, mais la façon dont l’artiste tente de se l’approprier, de rentrer dans son personnage. Puis, les chapitres s’enchaînent et se modifient pour petit à petit nous dépeindre cette vie si extraordinaire. L’auteure insiste toutefois beaucoup plus sur sa vie après l’Afrique. On n’   apprend pas grand-chose sur sa vie avant, assez peu sur sa vie en Afrique mais beaucoup sur l’après, quand la baronne est devenue écrivain et a noué des relations amicales hors du commun avec un poète.

Une fois que l’on a intégré la méthode de l’auteure, le roman se laisse lire avec beaucoup de plaisir. L’écriture est agréable, dynamique, sans aucune fausse note.

Ce roman m’a donné envie de lire les romans de lire les romans de Karen Blixen.

Mention : 3 livres


22) « Voyage de noces avec ma mère » de Véronique Sels  

1er lecteur :

Pas banal, le voyage de noces avec ma mère. Rien ne se passe comme prévu, il y a plein de surprises, pour le lecteur aussi !

Drôle, vite lu, original, pour ceux qui veulent se changer les idées !

Mention: 3 livres


23) « Bérézina de Sylvain Tesson

1er lecteur :

Accompagné de deux amis français et de deux amis russes, l’objectif de l’auteur est de faire, à side-car («une moto à panier adjacent » de marque Oural), la route qu’emprunta Napoléon et la Grande Armée au retour de Russie d’octobre à décembre 1812.

Ce récit est très bien écrit, mêle l’histoire et l’aventure et rend hommage aux soldats, dont des dizaines de milliers périrent sur cette route dans de conditions atroces.

L’auteur a le sens de la formule et je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter : parlant de la moto Oural, il dit « pour les conduire, il faut avoir l’habitude. Il faut aussi être doté d’une vie intérieure car l’Oural est lente et le Russie sans fin » ou, après une soirée bien arrosée, « La vodka creusait des galeries entre mes tempes ».

J’ai aimé ce livre pour les précisions historiques qu’il apporte (sait-on, par exemple, que Napoléon a abandonné ses soldats en cours de route, pour rentrer en « dormeuse tirée par des chevaux » et retrouver au plus vite l’impératrice à Paris !) et pour les réflexions philosophiques de l’auteur.

Jamais ennuyeux, parfois drôle, ce livre est passionnant et se lit d’un trait.

Mention: 4 livres


24) » Le fils » de Meyer

1er lecteur :

De 1850 à nos jours, au Texas, 3 personnages se racontent. Il y a d’abord Eli dit le colonel né en 1836, enlevé à 13 ans par les comanches, qui deviendra un homme dur, empli de certitudes et richissime. Puis Peter, son fils, qui à l’opposé, est épris de justice et de sens moral. Et, enfin, Jeanne-Anne, son arrière petite- fille qui aura la lourde tâche de s’imposer comme femme d’affaire, à une époque où les femmes de son rang restent au foyer.

Au travers de ces trois destinées, ce livre, très documenté, nous fait découvrir l’histoire du Texas. C’est l’impitoyable conquête de l’Ouest par les colons qui arracheront les terres aux mexicains qui les avaient eux-mêmes arrachées aux indiens. Il n’y a pas de place pour la compassion et cette épopée nous fait froid dans le dos car il faut arriver à ses fins coûte que coûte, réaliser son ambition et gagner de l’argent. C’est le plus armé et le plus malin qui gagne. Seul, Peter nous montre ses doutes et ses faiblesses.

L’auteur nous emmène avec lui dans cette histoire qui, d’un point de vue humain, est tragique mais qui a abouti à la création d’un Etat. Et c’est malheureusement ainsi que se fait l’histoire, hier comme aujourd’hui.

Je ne peux que recommander la lecture de ce roman, très bien écrit avec des chapitres courts qui donnent à l’ensemble une fluidité et un bon rythme et qui nous raconte une histoire passionnante. Il se lit d’un trait malgré les quelques 600 pages.

Mention: 4 livres


25) » Ric Rac » de Arnaud Le Guilcher

1er lecteur :

Introductif du livre

Si je devais me présenter, je dirai ça : je m’appelle Jean-Yves mais tout le monde m’appelle Jeanyf. J’ai quatorze ans. Je suis un pécore qui vit à la Sourle, un village situé en lisière du trou du cul du monde. Quand je me regarde dans un miroir, je vois un môme aux yeux clairs, aux joues constellées de taches de rousseur et aux cheveux châtains éclairés par quelques reflets vaguement blonds.

Pas de quoi graver une médaille ni porter une cagoule.

Ni beau ni laid.

Commun.

Quoi d’autre ? Je veux devenir footballeur professionnel et j’habite seul avec mon père.

Rien de plus à dire…

Ah si ! Un dernier truc : je suis beaucoup trop petit….

Pour moi restituer l’introductif du livre, c’est donner le ton de ce roman : un « Petit Nicolas » version adolescent, drôle, tendre et un peu « barré ».

Jennyf habite donc un trou perdu. Il vit seul avec son père Pierryf qui ne se remet pas de la mort de sa femme.

Il y a également Jackyf l’oncle à qui il se confie et son cousin Soubirou un peu « illuminé ».

Mais cet été, de nouveaux voisins viennent s’installer près de chez lui. Ils ouvrent un gîte rural sado-maso et surtout ils ont une fille très jolie prénommée Bessie….

Je me suis régalée, j’ai ri, j’ai été également très ému.

C’est un peu déjanté mais jubilatoire !

Mention:3 livres

2ème lecteur :

Jeanif adolescent de 14 ans, raconte sa vie à La Sourle, village de 867 habitants où il ne se passe rien et dont il est le seul jeune. Entre Pierryf son père, Jackyf son oncle et Soubirou son cousin, il est le seul à avoir les pieds sur terre.

Il doit veiller sur son père qui ne se remet pas du décès d’Yvette son épouse, et, quand il rencontre Bessie dont il tombe amoureux fou c’est en son oncle qu’il trouvera quand même à confier ses préoccupations d’adolescent. Quant à son cousin, il le déteste.

C’est un roman drôle, les personnages sont loufoques, truculents, complètement hors norme. On sent chez l’auteur beaucoup de tendresse pour Jeanyf qui devra trouver seul sa voie et vive avec le manque de sa mère.

J’ai aimé le vent de folie qui traverse ce roman, l’énergie qu’il dégage et les délires des personnages.

Pour passer un bon moment de lecture rien de tel que ce roman à l’écriture tonique et originale.

Mention: 4 livres

 


26) « Le géant enfoui » de Kazno Ishiguro

1er lecteur :

Ce roman est à part : ce n’est pas un roman comme on a l’habitude d’en lire. C’est plutôt une quête, un conte, une histoire dans laquelle l’auteur nous fait vivre des situations étranges, hors du temps.

Facile à lire, il y règne une atmosphère assez particulière, empreinte de mystère, d’inconnu.

C’est à la fois déstabilisant et agréable.

Axl et Béatrice sont un couple de personnes âgées, vivant dans une communauté. Ils décident de partir retrouver leur fils qui s’est établi dans le village d’à côté il y a quelques temps, mais ils ne savent plus pourquoi il est parti. Beaucoup de leurs souvenirs s’effacent, tout comme pour ceux qui vivent avec eux.

Au fil de leur voyage, ils vont vivre des aventures extraordinaires, rencontrer un chevalier du roi Arthur, un enfant marqué par une dragonne, un guerrier. Ensemble ils vont continuer leur voyage et vont enfin comprendre d’où vient cette « brume » qui efface leurs souvenirs.

Mention: 2 livres


27) « Le meilleur livre du marché » de Peter Stjernström

1er lecteur :

 

Titus est un écrivain qui a eu du succès mais qui a sombré dans l’alcool. Il survit en faisant des lectures publiques lors des spectacles de son ami le poète Eddie X. Ses lectures ont du succès car, étant constamment ivre, les gens se moquent de lui et il ne s’en rend même pas compte. En pleine déchéance, il ne survit sur la vague de ses anciens succès mais n’est plus capable d’écrire un mot.

Un soir de beuverie avec Eddie X, ils se mettent à parler du livre parfait, et font le pari fou d’ivrognes d’écrire le meilleur livre du monde

Le lendemain, Titus prend une décision radicale : il va écrire ce livre. Il décide que ce sera un livre mélangeant plusieurs genres : roman policier, thriller, conseil de bien-être, recettes de cuisine etc.

Il en parle à son éditrice qui, emballée par l’idée, trouve une solution draconienne pour qu’il s’y tienne et ne replonge pas dans ses travers.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’il réalise qu’Eddie X fait le même chose de son côté, chacun accusant l’autre de lui avoir volé son idée. Jusqu’au dénouement final…

 

C’est un roman agréable à lire, plein d’actions, dynamique, un peu fou parfois. Les personnages sont agréables, on s’attache vite à eux.

Quant au meilleur livre du monde, ce n’est certainement pas celui-ci, mais il se laisse lire avec plaisir car son sujet est assez original, traitant de l’édition, tout en faisant un peu découvrir la société suédoise.

Mention: 2 livres


 28) Un homme en fuite de Patrick Poivre d’Arvor

1er lecteur :

Aurélien est un chirurgien réputé en chirurgie cardiaque infantile. Lors d’une opération pendant laquelle il fait un malaise, il cause la mort d’un enfant. Une enquête est ouverte et découvre qu’Aurélien avait bu.

C’est la chute de cet homme et une remise en état de cause de tout son univers que nous raconte l’auteur.

La première partie nous fait réfléchir car on ne peut manquer de s’interroger sur les conséquences de nos actes et notre responsabilité face aux autres. La deuxième partie, dans laquelle Aurélien tente de redonner un sens à sa vie en guérissant un jeune autiste est trop invraisemblable pour que l’on y croit vraiment.

Cette histoire est poignante et nous implique en tant qu’être humain dans notre rapport aux autres. Sa lecture laisse des races et nous fait réfléchir.

Mention: 2 livres


29) Les quatre saisons de l’été de Grégoire Delacourt

1er lecteur :

Quatre histoires d’amour, aux quatre saisons de la vie, qui ont pour point commun la date et le lieu (en 1999 au Touquet ) . L’idée est original, l’ouvrage facile à lire, le style est caractéristique de l’auteur.


30) La bibliothèque des cœurs brisés de Katarina Bivald

1er lecteur :

Sara, touriste suédoise, rend visite à une amie rencontrée sur internet, dans sa petite ville de l’Iowa, aux Etats-Unis. Mais lorsqu’elle arrive, c’est pour apprendre que Amy, son amie, est morte des suites d’une longue maladie qu’elle avait tut dans ses lettres.

Sara ayant pris ses billets d’avion allé et retour pour un séjour de deux mois, ne peut se permettre de rentrer avant. Elle va habiter seule chez Amy, entouré de tous les amis d’Amy et tous les habitants de la petite ville.

Pour s’occuper, elle décide d’ouvrir une librairie avec tous les livres qu’Amy possédait.

Au départ, l’histoire est un peu longue à se mettre en place, tout parait tellement invraisemblable. Puis on se laisse petit à petit gagner par la gentillesse de Sara, par son amour pour les livres, par l’émulation qu’elle génère avec sa librairie dans cette petite ville trop calme et sans vie. Il y a bien sûr également des intrigues amoureuses qui pimentent un peu le tout.

Au final, c’est une lecture agréable, qui redonne le sourire et qui permet de découvrir ou redécouvrir de beaux romans.

Mention: 2 livres

2ème lecteur :

L’histoire se déroule à Brokenwheel, un village en plein désastre économique, perdu au fond de l’Iowa. Sara Linqvist, jeune suédoise en mal d’amitié y débarque le jour des obsèques d’Amy Harris, l’amie qu’elle venait justement retrouver après plusieurs mois d’un échange épistolaire des plus fructueux au sujet de leurs lectures.

En fait, les deux femmes ne s’étaient jamais rencontrées et Sara mettait beaucoup d’espoir dans ce qu’elle allait découvrir grâce à Amy, beaucoup plus âgée qu’elle.

Mention:4 livres


31) Mémé dans les orties de Aurélie Valognes1er lecteur :

Ferdinand est un vieil homme acariâtre de 80 ans qui adore faire rager ses commères de voisines. Il fait tout ce qu’il peut pour leur être désagréable. Mais un jour une fillette frappe à sa porte et s’invite chez lui sans cérémonie. D’autres ennuis lui tombent dessus car sa fille veut le mettre en maison de retraite. Pour éviter cela, il va devoir faire un effort et va même aller jusqu’à se lier avec certaines de ses voisines.

C’est un roman sympathique, amusant, qui prête à sourire.

Mention: 1 livre


32) ça aussi ça passera de Milena Busquets

 

1er lecteur :

Blanca vient de perdre sa mère. Dévastée elle recherche tout ce qui peut la raccrocher à la vie et trouve du réconfort auprès des hommes qui l’ont aimé et qui l’aiment encore. Et la vie, c’est aussi, les vacances à Cadaqués, dans la maison où elle a passé tant d’été et où elle se réfugie avec son clan.

C’est un roman intimiste, qui résonne forcément en chacun de nous, puisqu’il touche à quelque chose d’universel. L’auteur parle avec beaucoup de sensibilité et sans mièvrerie des derniers jours de sa mère et de la personne qu’elle a été, de l’immense amour qu’elle avait pour elle et de la vie qui continue. Ce n’est pas un livre triste car l’auteur choisit, avant tout, de vivre.

 

De ce fait, le roman ne tombe jamais à aucun moment dans la mélancolie.

C’est un beau texte, bien construit et bien écrit.

Mention: 2 livres


33) Vengeance par procuration de Marie Jane Clark

1er lecteur :

 

Roman à la « Agatha Christie » bien rythmé avec du suspens et des rebondissements.

 

Dans leur propriété de Tuxedo Park à Manhattan, Valantine et Vincent Wheelock donnent une réception à laquelle participe Eliza Blake la présentatrice vedette de la chaine Key News.

 

La soirée vire au drame à cause du suicide de Vincent.

 

Que cache ce suicide mis en scène ?

 

Eliza découvre qu’avant de se donner la mort, Vincent a laissé une série d’énigmes en forme de puzzle dont elle a, semble-t-il, la mission de rassembler les pièces. Tout cela au péril de sa vie….

Mention: 2 livres.


34)  » Soudain seuls » d’Isabelle Autissier

 

1er lecteur :

 

Une histoire romanesque de trentenaires qui s’embarquent sur leur bateau pour faire le tour du monde et qui se retrouvent « soudain, seuls ».

 

Beaucoup de questions : où ? Comment ? Pourquoi ?

 

Un livre qui vous tient en haleine jusqu’au bout…ce n’est pas seulement un voyage dans des conditions extrêmes mais on découvre comment l’HOMME peut survivre est capable de TOUT.

 

Un excellent moment où finalement on se pose pas mal de questions et entre autre celle-là : comment je réagirai si j’étais confrontée à cette situation ?

Mention: 3 livres


35) Le secret du mari de Moriarty

 

 

1er lecteur :

 

Cécilia est une jeune quadragénaire active et heureuse, jusqu’au jour où, en cherchant quelque chose dans son grenier elle tombe sur une enveloppe écrite par son mari et sur laquelle la mention « A n’ouvrir qu’après ma mort » éveille sa curiosité. Son mari n’est pas mort, il est juste en déplacement professionnel. Elle ne veut pas ouvrir cette enveloppe mais lorsqu’elle lui en parle au téléphone le soir-même, elle sent bien que cette lettre cache un secret beaucoup plus important que ce qu’il veut lui faire croire.

Elle ouvre donc cette lettre et découvre le secret de son mari ;

Ce secret va bouleverser sa vie, mais aussi celles de deus femmes vivant parallèlement des destins différents.

Tess et Rachel vivent également en Australie, sont voisines avec Cécilia, mais rien ne les prédisposait à mêler aussi leurs destins.

Les évènements s’enchainent, certains semblant anodins et sans conséquence, mais seulement en apparence, jusqu’au dénouement final, tragique, mais inéluctable et mâtiné d’une once de « justice divine ». Lorsque tout s’imbrique enfin, one ne peut qu’apprécier le talent de l’auteure.

C’est un roman qui se lit très facilement, avec plaisir et qui nous tient bien en haleine. On veut savoir ce qui va se passer, les pages se tournent très vite. L’épilogue est lui aussi assez inattendu.

Une lecture à conseiller !

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Après un début assez lent, « vais-je ouvrir cette lette », les évènements se précipitent et le livre s’accélère jusqu’à la fin. Il y a beaucoup d’inattendus : le contenu de la lettre, le dénouement, ce qui fait qu’on le lit facilement, pour savoir !

Mention: 2 livres


36) Je suis là de Clélie Avit

1er lecteur :

Cette histoire est un petit bijou, c’est un premier roman d’une auteure qui a reçu le Prix Nouveau Talent-Metronews créé par la fondation Bouygues Télécom.

Elsa est dans le coma suite à un accident d’escalade en montagne. L’auteure l’a fait parler et c’est l’originalité de ce roman. Un jour, Thibault entre dans une chambre d’hôpital par erreur et c’est celle d’Elsa. Et là une « conversation » sans fin se déroule. Il faut dire qu’il a été très traumatisé par l’accident de son frère qui a fait deux victimes adolescentes. Il refuse de voir son frère blessé qui se trouve à côté de la chambre d’Elsa.

Lorsque l’on a été confronté à l’état comateux d’un être cher, on est d’autant plus réactif à cette situation très déstabilisante !!!

Mention: 4 livres

2eme lecteur :

Elsa est dans le coma depuis cinq mois, suite à une chute lors d’une sortie en montagne. Thibaut accompagne sa mère qui vient voir son fils, le frère de Thibaut, qui est également dans le coma mais vient d’en sortir, suite à un accident de voiture. Thibaut en veut énormément à son frère car celui-ci était fortement alcoolisé et a provoqué la mort de deux adolescentes.

Comme il refuse d’entrer dans la chambre de son frère, il se réfugie dans une chambre au hasard et entre dans la chambre d’Elsa, dans le coma, branchée de partout. Elle ne l’entend pas, croit-il, elle ne lui pose pas de questions, il profite dons de ce silence bienvenu pour s’endormir sur une chaise inconfortable à côté de la malade.

Mais depuis deux mois, Elsa entend tout ce qui se passe dans sa chambre. Elle sait que les médecins ne lui donnent aucune chance, qu’ils n’ont déjà abordée avec ses parents le douloureux sujet du débranchement. Elle entend également Thibaut s’installer à côté d’elle, dormir, lui parler, et surtout revenir, de semaine en semaine.

Les chapitres alternent entre Thibaut et Elsa, chacun racontant sa vision des évènements, pour Thibaut, son dégoût par rapport à son frère, sa tristesse suite à la séparation avec sa compagne, son amour pour les enfants (et aussi pour le jus de poire !), pour Elsa, les conversations des médecins à son chevet, de ses parents se disputant pour savoir s’il fallait vraiment la débrancher, sa sœur lui parlant de tout et de rien, l’aide-soignante qui tous les matins vient la laver, la femme de ménage qui, tous les soirs, écoute la radio et permet à Elsa de se situer dans le temps, et surtout, Thibaut, véritable arc-en-ciel qui lui redonne espoir et surtout une envie folle de se réveiller.

C’est une belle histoire, racontée avec efficacité, en phrases courtes sans fioritures. L’alternance des chapitres entre les deux personnages donne du dynamisme et empêche l’ensemble de devenir ennuyeux ou trop larmoyant.

Mention: 3 livres

3ème lecteur :

Histoire très touchante d’un jeune homme qui tombe amoureux d’une jeune fille dans le coma.

Roman à deux voix. Chaque personnage prend la parole à tour de rôle. Le style est simple à la limite du langage parlé.

Ce n’est pas larmoyant, juste intéressant et original.

L’histoire est bien menée puisqu’on ne lâche pas le livre.

J’ai bien aimé la partie qui concerne Elsa, la jeune fille : le coma vu de l’intérieur.

Mention: 2 livres


37) La mémoire des embruns de Karen Viggers

 

1er lecteur :

Mary, une vieille dame fatiguée mais encore dynamique, reçoit la visite d’un homme qui lui remet une lettre qu’elle doit remettre à son destinataire. Cette lettre la bouleverse, même si elle ne l’a pas lue car elle sait très bien ce qu’elle contient. Si elle la remet à son destinataire, des vies entières seront chamboulées. Que faire ? Elle décide de partir en pèlerinage sur l’île où elle a vécu une grande partie de sa vie avec son défunt mari, quand il était gardien de phare. Ses trois enfants ne sont pas tous d’accord, mais qu’importe. Seul Tom, son petit dernier déjà quadragénaire, la comprend et la soutient.

Les chapitres alternent entre la vie de Tom, racontée à la première personne du singulier, et les derniers de Mary sur cette île sauvage et belle de Tasmanie. On comprend assez vite le fameux secret, mais l’écriture est belle, aussi belle et aussi sauvage que la nature et les paysages. Tom ayant travaillé dans l’Antarctique, ses souvenirs de cette expérience sont également superbement racontés. Entre l’Antarctique et la Tasmanie, l’auteure nous fait faire de superbes voyages, les paysages, les climats rudes et sauvages sont magnifiquement décrits. Une belle lecture dépaysant.

Mention: 3 livres

 

2ème lecteur :

C’est le roman d’une vie à deux voix avec pour toile de fond l’Australie et l’Antarctique.

Une mystérieuse lettre est remise à Mary qui est âgée et malade.

Elle décide de ne pas l’ouvrir mais la garde. Elle sait qu’elle est en lien avec un lourd secret de famille. Son passé ressurgit et elle décide de passer les derniers mois de sa vie sur une île de Tasmanie où elle a vécu une grande partie de son existence aux côtés de son mari, gardien de phare, et de ses enfants.

Seul son fils Tom comprend sa démarche, lui qui est parti en mission en Antarctique, ce qui lui a d’ailleurs coûté son mariage.

Il parle de l’Antarctique comme elle de son île.

Toute cette histoire de famille nous est contée avec sensibilité et émotion.

La nature est également une des protagonistes majeurs du roman.

C’est un très beau livre, riche et très convaincant sur la complexité de la vie, des hommes et des sentiments.

Mention: 3 livres


38) Souviens-toi que l’amour n’existe pas de Diane Gontier

 

1er lecteur :

 

Françoise mène une double vie : étudiante la journée, elle devient Mila le soir, call girl de luxe. Elle rencontre des hommes mûrs pour passer un moment avec eux, et ne les revoit jamais. Toujours masqué à l’aide d’un loup, elle ne craint pas de croiser ainsi ses clients dans la journée. Si elle, elle les reconnait, eux ne savent pas que cette jolie étudiante est en fait la fameuse Mila qui leur permet de vivre leurs fantasmes.

Entourée de ses amies et de son meilleur ami Pierre, qui est le seul au courant de son activité nocturne, sa vie d’étudiante en droit d’affaires se déroule sans accrocs.

Jusqu’au jour où le nouveau professeur de droit d’affaires, un beau quadragénaire qui fait tourner les têtes de toutes les étudiantes, devient le client de Mila.

 

Ecrit dans un style assez simple, tout au présent, en phrases courtes, le roman se laisse lire facilement et rapidement. Les situations sont assez banales, déjà lues, mais s’enchainent avec dynamisme. Ce n’est pas un roman inoubliable mais agréable à lire.

La fin est abrupte et laisse supposer une suite.

 

A noter quelques scènes un peu érotiques, lors des rencontres de Mila avec ses clients, mais sans violence, ni exagération.

Mention: 2 livres

 


39) »Un doux pardon » Lori Nelson

1er lecteur :

Hannah a une vie confortable : elle est présentatrice télé locale et a sa propre émission ; Son petit ami est le maire de la Nouvelle Orléans. Il ne l’a pas encore demandé en mariage, mais ne saurait tarder.

Son émission perd un peu d’audience, mais pour le moment, ce n’est pas alarmant. Mais il lui faut trouver de nouvelles idées pour animer le Hannah Farr Show. Elle est contactée par une grande chaine de télé pour avoir son show, et on lui demande de présenter une idée d’émission. Devant l’enthousiasme de son petit ami le maire qui semble emballé par l’idée qu’elle parte travailler à des milliers de kilomètres, elle se sent obligée de présenter un dossier. Une nouvelle mode sévit : les pierres du pardon. Il faut envoyer deux pierres à une personne à qui l’on a fait du mal, avec une lettre d’excuses. Si l’on accepte de pardonner, on retourne l’une des deux pierres. Et l’on envoie l’autre pierre à quelqu’un à qui on demande pardon.

Deux ans auparavant, Hannah a reçu une pierre de la femme ayant eu l’idée de ces pierres. Elle n’a pas encore retourné de pierre, elle a du mal à accorder son pardon.

Les évènements vont alors s’enchainer à une allure impressionnante. Sa petite vie bien rangée va être complètement bouleversée : son travail, sa relation amoureuse, sa non-relation avec sa mère à qui elle refuse d’adresser la parole depuis que celle-ci a choisi de l’abandonner, tout va exploser.

 

C’est un roman sympathique, très vivant, sans temps mort, très agréable à lire. Sans jamais verser dans l’excès de pathos, le pardon est un thème bien exploité, qui donne quand même a réfléchir. On se surprend à se demander à qui on enverrait des pierres, si cette mode arrivait chez nous. Et quelles conséquences cela aurait…..Car pour l’héroïne de ce roman, sa vie entière a été chamboulée

Mention: 3 livres


40) « L’île aux 1000couleurs » Tamara Mackinsley.

1er lecteur :

Lorelei a vingt-six ans, elle vit en Angleterre avec sa grand-tante Clarice, qui l’a adoptée, depuis seize ans. Sa mère, Gwen, vit toujours en Tasmanie, et l’a complètement rejetée. La jeune fille que tout le monde appelle Loulou, est sculptrice et rencontre un grand succès. Mais un jour elle reçoit un courrier de Tasmanie l’informant que son poulain, Océan, est une véritable graine de champion.

Très étonnée, car elle ne savait pas qu’elle possédait un poulain en Tasmanie, elle décide de retourner là-bas pour découvrir le fin mot de l’énigme. Peut-être apprendra-t-elle enfin qui est son père qu’elle n’a jamais connu ?

Malgré un départ difficile(les transitions avec les retours dans le passé, avec les évènements se passant à l’autre bout de la planète, sont mal délimitées. Elles sont également trop nombreuses, trop denses, on ne sait plus trop où donner de la tête et on se sent assommé d’informations), malgré donc un départ difficile, on se laisse vite entrainer dans l’histoire de Loulou, de Clarice de Joe l’éleveur qui entraine Océan, de Gwen, la mère haineuse de Loulou et d’autres personnages hauts en couleur.

Les paysages sont grandioses, les chevaux également, et tout concourt à faire de ce roman une belle saga. Il y a des histoires d’amour, de trahison, des rebondissements, tout pour ne pas s’ennuyer, une fois passées les premières pages un peu déstabilisantes.

Mon seul reproche : on a du mal à distinguer certaines transitions, certaines sont bien datées et localisées (parfois inutilement même) mais d’autres n’ont aucun signe de distinction, comme simplement séparer les paragraphes avec un symbole une * par exemple, qui montre implicitement que l’action se situe plus au même endroit, ni au même moment. Cette mise en forme ratée rend parfois la lecture laborieuse.

Et puis écrire Angleterre, au lieu d’Angleterre, sur la quatrième de couverture, cela ne donne franchement pas une bonne image du sérieux de la maison d’édition !

Mention: 3 livres


41) » Les oubliés du dimanche » Valérie Perrin

 

1er lecteur :

 

Justine à 21 ans et adore son travail. Elle est aide-soignante dans une maison de retraite. Elle écoute les histoires de personnes âgées qui lui racontent leurs vies et y trouve un vrai plaisir. Elle y trouve aussi du réconfort, car ayant perdu ses parents dans un accident de voiture, elle est élevée avec son cousin Jules par ses grands-parents, mais ceux-ci ne sont pas expansifs et ne lui apportent guère l’amour paternel dont ils ont tous deux manqué.

 

Elle se lie particulièrement avec Hélène, une vieille dame ayant vécu une belle histoire d’amour avec Lucien. Elle décide d’écrire son histoire, pour que le petit-fils d’Hélène puisse la connaitre, car Hélène refuse de prononcer un mot en la présence de sa famille.

 

Parallèlement dans la maison de retraite, un gentil corbeau anonyme sévit. Il appelle les familles des résidents qui n’ont jamais de visite, et leur dit que leur parent est décédé. Ceux-ci accourent donc pour les formalités, et ils sont très surpris de voir que leur parent est toujours bien en vie. Mais tous ceux qui ne reçoivent jamais de visite le dimanche, ont enfin le plaisir de voir leur famille.

 

Ce roman raconte ainsi plusieurs histoires imbriquées : celle de Justine, de ses parents et des parents de Jules, celle d’Hélène et Lucien pendant la seconde guerre mondiale, celle de la solitude des personnes âgées que leur famille délaisse.

 

C’est très rythmé, très plaisant à lire, on passe sans cesse mais sans se lasser d’une histoire à l’autre, d’Hélène à Justine, de Lucien à Annette (la mère de Jules), d’Armand à Edna ect… D’autres personnages gravitent autour de Justine, et font de sa vie un véritable tourbillon de sentiments, d’émotions, de moments forts qui rendent ce romariche et généreux, avec une jolie fin.

A recommander !

Mention: 3 livres

 

 

 

 

 

 

2ème lecteur :

 

Une jeune fille travaille dans une maison de retraite où sévit un corbeau. Elle écrit l’histoire d’une vieille dame à laquelle elle s’est attachée, recherche la vérité sur la mort de ses parents, et vit une relation sentimentale avec un inconnu. Malgré le sujet, il n’y a rien de triste, c’est un ouvrage tout en finesse, riche en rebondissements, un très bon moment de lecture.

Mention: 4 livres


42) »Les tribulations d’une gouvernante chez les ultra-riches » Véronique Mougin

1er lecteur :

 

Roman mais aussi témoignage sur le difficile métier des gens de maison, L’auteur, journaliste, avait enquêté pour la revue Marie-Claire. Tous ces témoignages nous sont restitués dans ce roman.

 

Tout n’est pas vrai mais tout est criant de vérité !

 

C’est l’histoire de Françoise devenue gouvernante à la suite de la faillite du restaurant qu’elle tenait avec son mari. Au départ, c’est une planche de salut pour eux. Ils signent ensemble leur premier contrat auprès d’un couple d’aristocrates écossais propriétaires d’un château dans le Lubéron. Après cette expérience, elle continuera seule dans les familles de la haute société internationale pendant plus de vingt ans.

 

Nous suivons notre héroïne au fils de ses contrats, une dizaine.

 

Le récit est ponctué de commentaires utiles, intéressants, drôles, distanciés.

 

La lecture est plaisante, l’écriture agréable.

 

On s’amuse beaucoup, les portraits sont très caustiques et très réalistes.

 

Mention: 3 livres


43) » Le cri de la terre » Sarah Lark

 

1er lecteur :

 

Il s’agit du troisième et dernier tome de la trilogie de Sarah Lark, entamé vers le pays du nuage blanc, et Le chant des esprits.

On retrouve Gwyneyra en 1914, l’héroïne de cette saga se déroulant entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande.

Gwyn a désormais 80 ans et mène toujours Kiward Station avec fermeté. Mais les évènements vont s’enchainer : la guerre, le départ de Jack, son fils, et surtout celui de Gloria, son arrière-arrière –petite fille, rappelée expressément en Angleterre par sa mère, Kira, la désormais célèbre cantatrice (dont l’histoire nous était racontée dans le tome 2).

 

L’écriture de l’auteure est toujours aussi puissante lorsqu’il s’agit d’évoquer les maoris, la Nouvelle-Zélande et tout ce que ce continent peut avoir de magique.

Les chapitres sur la guerre sont du coup un peu plus fades, mais heureusement pas trop nombreux.

Une belle fin de saga.

Mention: 3 livres


44) « La brigade du rire » Gérard Mordillat »

1er lecteur :

 

 

Ce roman est l’histoire de sept amis, révoltés par les injustices et les inégalités sociales. Amis de jeunesse, ils ne se sont pas vus depuis de nombreuses années et, lorsqu’ils se retrouvent, ils imaginent un stratagème digne des garnements indisciplinés qu’ils ont été.

 

Ils décident de kidnapper, sans violence, un éditorialiste économique, l’enferment dans un ancien bunker et le mettent au travail aux conditions qu’il préconise dans les éditoriaux, c’est-à-dire avec perte de tous les avantages sociaux et nourriture bas de gamme.

 

Leur plan est intelligent, rebelle et jubilatoire et va leur redonner de l’espoir et de la joie de vivre.

 

J’ai aimé cette histoire, son mordant, son ingéniosité et son esprit caustique dénonçant le cynisme et l’hypocrisie de nos sociétés.

 

Un régal de lecture.

Mention: 4 livres


45) « Venise n’est pas en Italie » Ivan Calbérac »

 

1er lecteur :

 

« Venise c’est l’envers des matins pluvieux, c’est l’endroit où tu es heureux », c’est chez n’importe qui, c’est n’importe où…. » ainsi que le chante Serge Reggiani.

 

Pour Emile, Venise, c’est Pauline dont il est tombé follement amoureux. Adolescent de 15 ans, perspicace et lucide, il observe le monde autour de lui, un monde rempli de contradictions et sa famille plus que n’importe qui d’autre.

 

Mais en fait, sa préoccupation principale est de savoir comment faire pour séduire Pauline. Il lui faudrait des indications sur la marche à suivre mais, ni ses parents, ni son frère aîné, ne sont bien placés pour cela.

 

Alors, Emile cherche et savoure le moindre petit instant où il croit à la réciprocité de son amour, que ce soit à Venise ou ailleurs il espère. Il aimerait vivre dans une famille normale mais la sienne est beaucoup trop bruyante, un peu dingue aussi. Il a honte car la famille de Pauline a tellement plus de classe et de culture.

 

Emile nous ouvre son journal intime, il est drôle, léger, profond, émouvant. Il nous touche.

 

Ce livre est un petit bijou. Il faut le lire et écouter la chanson de Serge Reggiani qui lui donne toute sa dimension car nous avons, tous, notre Venise.

Mention: 3 livres


46) « La petite femelle » Philippe Jaenade »

1er lecteur :

 

Dans les années 50, en France à Dunkerque, une jeune fille, Pauline Dubuisson, a tué son amant. Pendant l’occupation, sa famille, et elle surtout, avait fraternisé avec l’occupant. A quinze ans, elle couchait avec des officiers allemands.

Son passé sulfureux va faire d’elle le bouc émissaire de la France entière.

Son procès va être une véritable mascarade, les témoins en sa faveur n’étant pas entendus, ou alors leurs propos seront entièrement déformés. Son avocat, n’a pas la carrure de ceux de la défense, et elle sera très vite condamnée.

 

C’est une histoire vraie, terrible, mais merveilleusement bien racontée par Philippe Jaenada qui a un don incroyable pour rendre attrayant ce genre de faits divers. Il fait beaucoup de digressions amusantes, étonnantes, qui donnent un rythme très agréable à la lecture. Bien sûr, il n’est pas objectif n’ayant jamais assisté aux évènements, mais il donne un aspect terrible de la façon dont l’affaire a été traitée à l’époque.

C’est une histoire tragique mais racontée avec brio et qui se lit comme un roman, et c’est passionnant!

Mention: 4 livres