Comité de lecture 2012

 1 /GLACE (Bernard Minier)
 2/ ROOM (E. Donoghe)
 3/D’Acier (S. Avallone)
 4) Freedom(J. Franzen)
 5) Dans le terrier du lapin blanc  (Pablo Villalobos)
  6)Le cimetière de Prague
 7)Limonov/Emmanuel Carrere
 8)Crise de panique/Jason Starr
 9)Cyanure/Camille Lackberg
  10) Retour à Killybegs/Sorj Chalandon
 11) Les revenants/Laura Kasischke
 12)Les champs de bataille/Dan Franck
 13)Couleur Champagne/Lorraine Fouchet
 14) Le grand coeur/Jean Christophe Rufin
 15)La tombe du plongeur/Claude Lanzmann
 16)Avenue des géants/Marc dugain
17)Grâce/Delphine Bertholon
 18)La sirène/Camilla Läckberg
 19)Les règles du jeu/Amor Towless
 20)La dernière conquête du Major Pettigrew/Helen Simonson
 21)Peste et choléra de Patrick Deville
 22) Mr Le Commandant de Romain Slocombe
23) Les Lisières de Olivier Adam
 24 )Les Apparences de Gillian Flynn
 25) La théorie de l’information de Aurélien Bellanger
26) Demain, j’arrête de Gilles Legardinier
 27)  Dans le jardin de la bête de Erick larson
 28) La vérité sur l’affaire Harry Québert/Joël Dicker
29) L’aubépine rouge/AI MI
 30) L’embellie/Audur Ava Olafsdottir

1: GLACE de Bernard Minier

1er lecteur :

Premier roman de l’auteur déjà traduit en 7 langues.

Roman noir et policier qui met en scène une série de crimes dans les Pyrénées, l’hiver, à proximité d’un hôpital psychiatrique pour prisonniers dangereux.

L’intrigue est originale, l’atmosphère oppressante.

La description des lieux, des personnages et de leur psychologie est soignée, précise et documentée.

J’ai beaucoup aimé car le récit est bien mené, la tension ne se relâche jamais.

Les pages se tournent quasiment toutes seules dans la deuxième partie tant les rebondissements sont captivants.

Roman révélation ! J’attends avec impatience la suite des aventures du commandant Servaz !

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Thriller plus que captivant, l’histoire nous emmène dans l’univers de la psychiatrie, des suicides à répétitions, des meurtres et des victimes semblant avoir aucun rapport entre eux !! Tout est réuni et mené de main de maître par son auteur.

La découverte de ce long récit nous fait froid dans le dos.

N’ayant pas l’habitude de lire des policiers, j’ai passé un moment excellent et je le recommanderai volontiers…

Mention : 3 livres

 

2: Room de Emma DONOGHE

1er lecteur :

Une histoire tragique vue par les yeux d’un enfant séquestré avec sa mère qui organise leur évasion.

La rencontre de l’enfant avec l’extérieur, le retour de la mère à la vie normale, la relation mère – enfant, font qu’on a du mal à lâcher le livre !

Mention: 1 livre
3: D’Acier de Silvia Avallone

1er lecteur :

C’est l’histoire de deux jeunes adolescentes italiennes, en 2001, dans une cité populaire où règne la violence mais aussi l’amour dans le secret des appartements. Elles découvrent l’amour, l’amitié, la trahison, de grands bouleversements dans leurs vies, dans leurs familles, dans leur monde. Il s’agit ici d’un roman social, qui décrit parfaitement une tranche de vie, avec dextérité et une écriture remarquable, très vivante.

Le titre « D’acier » vient du fait que l’histoire se passe dans l’environnement d’une usine métallurgique qui a son importance également dans le roman.

Une bonne lecture.

A noter que ce roman a eu un énorme succès dans son pays d’origine, l’Italie.

Mention: 2 livres

2ème lecteur :

Un roman oppressant. Sur fond de haut fourneau : la zone…

La vie et l’amitié de deux adolescentes, mais que tout cela est difficile ! On est dans un autre monde.

Ce premier roman en augure d’autres, (je suis preneur).

Mention: 2 livres
4: Freedom de Jonathan Franzen

1er lecteur :

Jonathan Franzen est un romancier américain connu pour son roman « Les corrections » publié en 2002 et ayant obtenu le National Book Award.

Ce livre de 700 pages a été plébiscité aux Etats-Unis et est en cours de publication dans 36 pays.

Il a pour toile de fond l’histoire américaine des trente dernières années de Reagan à Bush fils, une Amérique en proie à la perpétuation de son « rêve américain » bien remis en cause.

Pour dépeindre cette Amérique désabusée, l’auteur s’appuie sur la description d’une famille, les Berglund, dont Patty l’épouse (mère parfaite, épouse aimante et dévouée ayant renoncé à une vie plus trépidante avec son amour de jeunesse un rocker) est le personnage principal et l’analyste de sa propre vie.

Franchement, je suis allée jusqu’à la dernière page en espérant comprendre pourquoi ce roman avait été autant encensé.

J’admets le style élégant et précis de l’auteur, la construction habile et la volonté de faire une fresque de l’Amérique moderne. Mais, ses personnages ne sont pas attachants, tellement ordinaires. Ils se posent des questions d’enfants gâtés. Ils sont le miroir de notre société en déclin. Quoi de neuf ?

Essayez… Peut-être aimerez-vous ?

Mention: 1 livre
5: Dans le terrier du lapin blanc/ Juan Pablo Villalobos

1er lecteur :

Un tout petit roman, lu en à peine une heure ou deux, très agréable à lire. Un jeune garçon raconte sa passion pour les chapeaux et autres objets, et son souhait d’ajouter dans la ménagerie du palais de son père, un très riche trafiquant de cocaïne, un hippopotame nain du Libéria.

C’est raconté avec ironie, humour, finesse. L’auteur semble obsédé par les français qui adorent guillotiner leurs rois, et cela revient comme un gimmick tout le long du roman, de façon subtile et drôle à la fois.

Une lecture bien sympathique qui permet de passer un bon petit moment. Peut-être un peu trop court…

Auteur à suivre…

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

L’enfance d’un surdoué à la logique pas si naïve que ça !

Une famille vivant de la drogue au Mexique qui baigne dans les dollars. L’auteur nous régale avec son style « décalé », avec ses incessantes redites qu’on avale sans effort.

Le héros voudrait un hippopotame nain – du Libéra – excusez du peu !! Il finira par l’avoir… L’enfant se nourrit de clichés : « les Français sont des coupeurs de têtes de rois mais avant, ils leur enlèvent leur couronne, c’est plus propre ».

Un livre court et cependant porteur d’images fortes de la civilisation latino-américaine.

Se lit d’un trait mais, finalement, cet humeur est plus grave que ça.

A lire absolument.

Mention: 3 livres
6: Le cimetière de Prague/Umberto Eco

1er lecteur :

Comme à son habitude, Umberto Eco nous livre ici un roman très riche, truculent, foisonnant d’histoires, d’anecdotes en tout genre, de conspirations politiques en complots, de trahisons en espionnage, tout cela situé entre l’Italie et Paris, dans les années tourmentées de la fin du 19ème siècle. Juifs, communards, jésuites, chrétiens, francs-maçons, garibaldiens se croisent joyeusement. On perd parfois le fil dans certains chapitres si on n’est pas au fait des évènements politiques de cette époque. Mais le rythme est suffisamment enlevé pour ne pas lasser et vite emmener le lecteur dans d’autres directions quand cela devient un peu trop compliqué.

On suit l’histoire du seul personnage inventé de ce roman, le capitaine Simonini qui croit être victime d’un dédoublement de personnalité. Pour mieux se comprendre, il entreprend d’écrire son journal et son « double » lui répond dans ce même journal. Au fur et à mesure de ses notes, le lecteur apprend son passé, entrevoit son présent et vit à travers ses souvenirs les évènements riches en bouleversements de cette époque.

Une lecture certes ardue car très riche en références à des évènements ayant vraiment eu lieu, mais agréable car d’une écriture soignée et maîtrisée.

Le dernier tiers du roman est encore plus intéressant et prenant, car plus axé sur les escroqueries de Simonini, escroqueries parfois à l’échelon national. On lui commande une émeute estudiantine pour détourner l’attention du public du scandale de Panama, et il trempe sérieusement dans l’affaire Dreyfus.

Et on découvre enfin toute la vérité sur ce fameux dédoublement de personnalité.

De nombreuses gravures d’époque enrichissent le roman. On a l’impression de lire les journaux à sensation de la fin du 19ème siècle.

Une lecture passionnante, riche, foisonnante, instructive, jamais ennuyeuse.

Mention: 3 livres
7: Limonov/ Emmanuel Carrere

1er lecteur :

Emmanuel Carrère, de par ses origines familiales, connait bien la Russie.

Dans cette sorte de roman, il raconte la vie d’Edouard Limonov, en utilisant ses romans autobiographiques.

Limonov est un personnage réel ; d’abord voyou en Ukraine, poète, puis clochard et valet de chambre d’un milliardaire à New-York, ensuite écrivain à la mode à Paris, soldat dans les Balkans, et enfin chef d’un parti fasciste, opposant de Poutine.

On voit, à travers sa vie, l’effondrement de l’URSS et la mise en place d’un régime libéral gangréné.

Cette vie riche en évènements d’un personnage énigmatique ne m’a pas vraiment passionné.

Mention: 2 livres

 

8: Crise de panique/Jason Starr

1er lecteur :

Un banal cambriolage dans une riche maison bourgeoise va entrainer la famille du docteur Bloom dans un engrenage machiavélique.

Le docteur, psychothérapeute, pour défendre sa famille, abat un des deux cambrioleurs en vidant sur lui son arme.

Les médias vont mal réagir : pourquoi s’acharner ainsi ?

Parallèlement, l’autre cambrioleur veut venger la mort de son ami et va mettre au point une vengeance menée de main de maître.

Tout va mal tourner pour la famille du docteur.

L’écriture de l’auteur est parfaitement maîtrisée, les personnages sont parfaitement décrits, minutieusement analysés, inspectés.

Ce roman, malgré une intrigue somme toute banale, est très agréable à lire car les évènements sont bien décortiqués et bien mis en scène.

Mention: 2 livres

 

9: Cyanure/Camille Lackberg

1er lecteur :

Petit policier, vite lu, agréable, sans scènes choquantes ni horreurs, donnant une idée du style de l’auteur dont on peut apprécier tout le talent dans la série « Erica Falck et Patrick Hedstrôm ».

Mention: 2 livres

 

10: Retour à Killybegs/Sorj Chalandon

1er lecteur :

Merci pour ce beau livre rempli de lyrisme sur l’engagement politique, le combat, l’amitié, la fraternité et la trahison.

En effet, le narrateur de ce roman est un traitre.

D’abord combattant de l’Armée Révolutionnaire Irlandaise, il devient agent double.

Petit rappel : en Irlande du Nord, depuis les années 1950 – 60, les Républicains de l’IRA luttaient pour le rattachement de l’Ulster à la république de l’Irlande. En face, les protestants souhaitaient demeurer une province britannique.

C’est un roman dur (dureté de l’enfance, dureté des privations, dureté des cachots…), bien raconté où alternent le récit des années de guerre et ses interrogations à la fin souhaitée de sa vie sur la renonciation et le mécanisme de la trahison.

Un livre pour s’interroger… !

Mention: 2 livres

 

11: Les revenants/Laura Kasischke

1er lecteur :

Deux jeunes étudiants américains, Craig et Nicole, ont un terrible accident de voiture : la jeune fille meurt brûlée tandis que son petit ami s’en sort indemne. Quand il retourne au campus qu’ils fréquentaient tous deux, malgré les protestations de tous, il va se retrouver aux prises avec d’étranges évènements. En effet, il voit sa petite amie morte partout, d’autres étudiants la voient aussi, certains même, vont faire l’amour avec elle.

Une autre jeune fille a disparu, un autre fantôme semble hanter les couloirs du campus, que se

Passe-t-il vraiment ?

Dans les deux premiers tiers du roman de Laura Kasischke, on pense avoir affaire à une « simple » histoire de fantômes, puis, les évènements s’enchaînent, d’autres personnages font leur apparition, à priori sans rapport avec Craig et Nicole.

Dans le dernier tiers, on commence à comprendre, un peu abasourdi et bluffé, où l’auteure veut en venir. Et, même s’il est déjà 23h00, tant pis : il faudra terminer le roman pour confirmer noir sur blanc ce que l’on soupçonne, savamment distillé au fil des chapitres par l’auteure.

Il s’agit d’un roman d’une belle écriture, avec des phrases longues, des digressions qui partent dans une autre direction, puis une autre, telles des poupées russes, toujours intéressantes et bien construites. On se laisse embarquer dans cette remarquable histoire au scénario diabolique. Le décor y joue aussi pour beaucoup : un campus américain, les fraternités d’étudiants et surtout les sororités telles qu’on ne les connait pas en France, et qui peuvent fasciner.

Un très très bon moment de lecture.

Mention: 4 livres

2ème lecteur :

L’intrigue est un véritable imbroglio et il ne faut pas le quitter si l’on ne veut pas en perdre le fil. Le roman débute dans le calme, la narratrice nous emmène dans le monde d’avant où les « ambiances » familiales sont habilement commentées puisque le fameux accident va créer nombre d’intrigues savamment dirigées. Rythmant ainsi les histoires réelles souvent dérangeantes et cette fascination pour le surnaturel (surtout la mort), elle nous fait découvrir le monde des campus américains avec leurs traditions de sororité, les accommodements faisant « force de loi » dont les conséquences sont rarement maîtrisables.

Les personnages sont étudiés et leur psychologie décrites sans failles.

Mention: 1 livre

 

12:Les champs de bataille/Dan Franck
1er lecteur :

Ce roman nous emmène dans « les artères et les vaisseaux de l’armée secrète ». Il nous remémore les circonstances tragiques par lesquelles, en juin 1942, un groupe de résistants a été arrêté : en particulier Jean Moulin alias Max, chez le Docteur Dugougeon, à Caluire.

Pourquoi ce soir-là où ils devaient parler de « l’unification des mouvements de résistance » ?

L’élimination de J. Moulin est-elle une sordide machination interne ? Ses frères de résistance sont passés au peigne fin par le juge (le narrateur).

La sincérité de ce récit nous donne l’image exacte de l’époque : antagonisme entre 2 symboles, 2 factions, 2 visions du monde, des obstacles où le rapprochement des hommes paraît utopique…

A lire ou à relire

Mention: 4 livres

2ème lecteur :

Si vous avez tout lu concernant Jean Moulin, lisez aussi cet ouvrage.

Vous en ressortirez avec une autre vision de l’Histoire, déçu dans un premier temps par la Nième narration des faits mais interpellé par les non-dits.

Je rédige cette note deux semaines après lecture et une espèce de sentiment mitigé ne me quitte pas !

Avons-nous avancé dans la connaissance de ce drame ?

Pas sûr et pourtant…

(En résumé, ce bouquin est plutôt destiné à ceux qui connaissent la tragédie de Caluire).

On y sent bien la présence sous-jacente de la politique de l’époque !

Mention: 3 livres

 

13:Couleur Champagne/Lorraine Fouchet

1er lecteur :

Ce roman raconte la vie d’Eugène Mercier, jeune garçon parti de rien qui va monter un empire avec son idée révolutionnaire : démocratiser le champagne afin que ce produit de luxe ne soit plus exclusivement réservé à l’élite.

Lorraine Fouchet, descendante directe d’Eugène Mercier, a délibérément choisi de raconter la vie de son aïeul en la romançant, en ajoutant des faits qui n’ont rien d’historique. Et cela donne un résultat très agréable. Les chapitres sont alternés avec le journal intime (inventé) d’Eugène Mercier, et l’histoire, un siècle plus tard, d’une de ses descendantes (inventée aussi).

Au travers des faits romancés, on suit la progression, réelle cette fois, du jeune homme, comment il devient le grand entrepreneur que l’on connait, on apprend avec délices les secrets de fabrication du champagne, on assiste aux évènements mondiaux de l’époque (guerres, expositions universelles…).

Le mélange entre réalité et fiction est habilement mené et la sauce prend.

Une lecture très agréable et très instructive, sans jamais être lassante.

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Lecture agréable, intéressante, documentée.

On apprend des choses sur le champagne car il est question de la vie d’Eugène Mercier, il s’y ajoute un partie romancée.

On ne peut que conseiller de le lire.

Mention: 3 livres

14:Le grand coeur/Jean Christophe Rufin

1er lecteur :

Roman historique d’aventures

Ce livre est une biographie romancée de Jacques Cœur, le grand argentier de Charles VII, roi de France du XVème siècle.

De sa naissance à sa mort, on suit l’itinéraire de ce grand personnage qui a su bâtir une immense fortune et mettre son habileté, ses connaissances en matière de finances et de commerce, et sa fortune au service du pouvoir politique.

Il est très difficile de démêler la vérité historique de l’imagination de l’auteur. Cœur a-t-il réellement eu la relation privilégiée qu’il lui prête avec Agnès Sorel, la maîtresse du Roi ? Les circonstances de sa disparition sont-elles véridiques ?

Cet ouvrage très bien écrit dans un style riche et agréable est toutefois assez fastidieux à lire et on ne vient pas à bout des 500 pages sans effort.

C’est une peinture historique riche, documentée et qui reflète bien la période de la fin de la Guerre de Cent Ans, et le début des grands voyages et du commerce « international ».

Mention: 2 livres

2ème lecteur :

Né vers 1400, Jacques Cœur nous raconte comment, fils d’un modeste artisan pelletier, il est devenu le plus riche personnage du royaume, plus riche que le roi. Nous sommes sous Charles VII, la guerre de Cent Ans ravage le pays divisé par les luttes entre les ducs de Bourgogne et d’Armagnac. C’est une période charnière du Moyen-Age et la Renaissance.

En voyant le léopard apporté à la boutique de son père par un gitan, Jacques Cœur découvre, enfant, qu’il existe un autre monde que celui gris et triste de Bourges. Il rêve de voyages, d’Orient, de paix, de prospérité. Il est habité par des rêves et des passions auxquels il saura donner une réalité. Tout commence par la création d’une maison de négoce avec ses amis d’enfance, tournée vers l’Orient et ouverte à toute l’Europe. Jacques Cœur est fasciné par les échanges et le circuit des biens et de l’argent qui sont, pour lui, gage de paix et de prospérité.

Il devient l’Argentier du royaume, il est membre du conseil du Roi, il est l’ami du Roi d’Aragon, du pape Nicolas V et du sultan d’Egypte. Il consent des prêts aux plus grands, il achète des domaines et construit, à Bourges, un luxueux palais.

Mais le plus important pour lui restent les rencontres, les passions, les rêves, l’amour. Il espère un autre monde, un monde de lumière et de paix.

Ce livre est un roman basé sur des faits et des événements historiques précis qui font la trame du récit mais sont, cependant, évoqués de manière discrète. ce qui fait surtout l’intérêt de ce livre est la façon dont l’auteur fait vivre Jacques Cœur et son entourage, et met en scène les personnages grâce à une analyse fine des caractères, des rapports humains et des relations que les uns et les autres entretiennent avec le pouvoir et l’argent.

Ce roman passionnant et bien écrit nous fait découvrir en Jacques Cœur un homme hors du commun.

Mention: 2 livres

15:La tombe du plongeur/Claude Lanzmann

1er lecteur :

On connaissait Lanzmann en tant que romancier, le voici devenu écrivain et grand reporter avec cette série d’articles publiés dans le magazine « ELLE ». On y perçoit bien son côté humaniste et engagé.

Une galerie de portraits de célébrités diverses est aussi très bien venue, on le lit d’une seule traite…

A lire. Il vous en restera forcément quelque chose !

Mention: 2 livres

16: Avenue des géants/ MarcDugain

1er lecteur :

Inspiré de l’histoire d’Edmund Kemper qui défraya la chronique américaine dans les années 1960/1970, ce roman nous emmène dans les souffrances d’un être cabossé dans son enfance.

Traité comme un paria par sa famille proche vivant avec une mère déséquilibrée. Habilement écrit, il nous emmène dans l’antre d’un meurtrier en séries où rien ne nous a été épargné !!!

Pour ceux qui aiment les polars, n’hésitez pas à le lire…

Mention: 3 livres

17: Grâce/ Delphine Bertholon

1er lecteur :

Histoire de famille, avec des secrets, des non-dits qu’on devine et dont on a confirmation à la fin.

Certains chapitres sont le récit du fils, d’autres celui de la mère. Le style est agréable.

Un bon moment de lecture.

Mention: 3 livres

18:La sirène/Camilla Läckberg

1er lecteur :

Roman policier suédois.

L’auteur publie ici le sixième volet des enquêtes d’Erica Flack et Patrick Hedström. On retrouve ses personnages habituels qui ont pour point commun leur lieu de vie : Fjällbacka, une petite ville de la côte ouest de la Suède.

Comme dans les précédents, l’auteur reprend tous les ingrédients qui font le succès de ses livres. C’est une vraie « machine » narrative basée sur une trame bien huilée : on change de décor et de personnages avec chaque paragraphe, les chapitres alternent avec une voix off (qui, à mon avis, est l’originalité narrative qui donne du corps à l’intrigue).

De préférence, commencez par les autres romans, dans l’ordre si possible. Sinon, lisez « L’enfant allemand » avant, pour mémoriser et apprécier davantage les différents personnages.

D’ailleurs, à mon goût, c’est meilleur.

Quelques mots sur l’intrigue : on retrouve Christian (un bibliothécaire de Fjällbacka qui écrivait un livre) à l’heure de la parution de son ouvrage : La Sirène.

Mais, loin d’être fier et heureux du succès annoncé par de bonnes critiques, il est anxieux : il reçoit des lettres anonymes, des menaces…

La disparition d’un homme intrigue également…

La voix off est celle d’un enfant en grande souffrance psychologique dans sa famille…

Vous allez avoir du mal à lâcher le livre !

Mention: 3 livres

19:Les règles du jeu/Armor Towless

1er lecteur :

New York, 1938.

Katey Kontent, provinciale fraîchement débarquée dans la grande ville, veut s’en sortir. Pour le moment, dactylo dans un grand cabinet d’avocats, elle aspire à une autre vie.

Avec son amie Eve, elle rencontre un jeune banquier, Tinker. Tous les trois vont vite devenir de grands amis, jusqu’au moment où un évènement va les mener sur des voies différentes.

Mais Katey réussit à faire son trou dans la société américaine en plein essor, pendant qu’Eve suit une autre direction.

Pas aussi époustouflant qu’annoncé sur la quatrième de couverture, ce livre se laisse gentiment lire. La mentalité des jeunes gens de cette époque, prêts à tout pour réussir, est bien racontée, intéressante. Leurs mœurs, leurs façons de s’encanailler, leurs coutumes donnent une couleur à ce roman qui, sans cela, paraitrait un peu fade.

Il manque ce petit-je-ne-sais-quoi qui rend un livre inoubliable et vraiment prenant.

Dommage !

Mention: 1 livre

20:La dernière conquête du Major Pettigrew/Helen Simonson

1er lecteur :

C’est un ouvrage jubilatoire d’un exotisme anglo-pakistanais (quel est le plus fort des deux ?…).

Lu d’une traite, ce premier roman pourrait s’inspirer des « carnets du major Thompson » de Pierre Daninos ou des « Silences du colonel Bramble » d’André Maurois avec, en plus une histoire, finalement une belle histoire d’amour. Quel humour typiquement britannique ! Il y a autant de thé que d’air qu’on respire, il y a les convenances, les sujets ô combien typés etc. etc.

On ne voit pas le temps passer, on se régale !

Foin de superlatifs, je recommande ce premier roman, persiste et signe, et lui octroie 4 livres.

2ème lecteur :

Si vous aimez les tasses de thé, les conventions, les conversations en société, les breakfast, les déjeuners au club de golf, alors vous aimerez ce roman « so british » !!

Le major Pettigrew est l’archétype du retraité anglais tel qu’on se l’imagine : toujours très élégant, la moustache peignée de frais, le langage soigné et posé. Il habite dans un petit village anglais « so cute », où vont se jouer bien des drames !

Les habitants de Edgecombe St Mary répondent eux aussi à d’autres clichés : les dames bien pensantes de la Société qui organisent le bal de Noël, les jeunes gens rebelles, et bien sûr, les étrangers comme Madame Ali, la gérante de l’épicerie, d’origine pakistanaise.

Une amitié inattendue va naître entre Madame Ali et le major et provoquer bien des remous.

C’est drôle, bien léché, on se régale de bout en bout. Les personnages sont attachants, vivants, typiques comme par exemple les dames organisatrices de la soirée de Noël, qui sont odieuses et mielleuses à souhait !

Très détaillé, ce roman se savoure avec le même plaisir qu’un bon thé servi dans une magnifique tasse en porcelaine, accompagné de petits gâteaux faits maison.

A déguster sans modération !

Mention: 4 livres

21) Peste et choléra de Patrick Deville

1er lecteur :

A lire et à faire lire à toute personne désabusée de 7 à 77 ans.

C’est un hommage magnifiquement écrit (Prix Fnac, en lice pour le Renaudot, le Goncourt et le Médicis) à Alexandre Yersin (1863-1943) : chercheur bactériologiste franco-suisse pasteurien, découvreur du bacille de la peste lors de l’épidémie de Hong Kong de 1894.

Je l’ai aimé pour trois raisons :

La personnalité de ce jeune chercheur brillantissime, passionné, désintéressé, libre, aventurier. (On a envie d’être à ses côtés et de remonter le temps)

La qualité de ce roman très documenté, très original dans l’écriture (phrase sans verbe), très agréable.

L’importance donnée par l’auteur à l’évocation de cette époque, jusqu’au moment où il faudra choisir entre la peste et le choléra.

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Scientifique de « la bande à Pasteur », médecin pour les Affaires Maritimes et médecin des pauvres en Indochine, Alexandre Yersin voyage, observe, étudie, entreprend.

En 1886, il découvre la toxine diphtérique, puis en 1894, le bacille de la peste et plus tard son vaccin. Mais cela ne lui suffit pas. « Il veut tout voir, tout savoir, c’est plus fort que lui ».

Il passe une grande partie de la vie à Nha Trang (cité balnéaire de l’actuel Vietnam sur le littoral de la Mer de Chine) où il développe l’élevage et l’agriculture, acclimate l’hévéa et cultive l’arbre à quinquina. A la fin de sa vie, il apprend le grec et le latin et traduit les auteurs anciens.

Mention: 3 livres

22  M Le Commandant de Romain Slocombe

1er lecteur :

Ce livre fait partie de la collection « les Affranchis » dont le principe est : « Ecrivez la lettre que vous n’avez jamais écrite ».

Romain Slocombe a choisi d’écrire une lettre de dénonciation à un commandant nazi.

Pour cela, l’auteur situe l’action un jour de 1942, dans une petite commune de Normandie et se met dans la peau de Paul-Jean Husson, héros de la première guerre mondiale, écrivain de renom et académicien : un homme bourgeois, instruit, reconnu, pétainiste convaincu.
Dès les premières lignes nous comprenons qu’il dénonce sa belle-fille (juive) dont il est éperdument amoureux et à qui il a fait un enfant pendant l’absence de son fils parti à la guerre.
Cette lettre est une justification écœurante et terrifiante d’un homme dont on pourrait dire que c’est un beau salaud. L’histoire est très crédible d’ailleurs : il y raconte sa vie familiale endeuillée, ses engagements et leur explication, ses tourments, ses choix…, comme s’il ne pouvait en fait qu’envisager cette solution.
La force du roman est la justesse et l’intensité émotionnelle remarquable. Le style de l’écriture est subtilement étudié pour coller parfaitement au personnage. L’auteur s’appuie également sur une documentation très précise dans le rappel des évènements politiques et militaires de cette époque. Il y a une scène de torture difficilement soutenable, donc ce livre s’adresse à des adultes.
C’est un livre d’une très grande efficacité. Il m’a profondément touché et je le conseille à un lecteur averti.

Mention:4 livres
2ème lecteur :
Un très bon roman, captivant d’un bout à l’autre. Cette histoire autobiographique ou du moins traitée comme telle met en scène un Académicien, écrivain de renom, durant l’immédiat avant-guerre (39-45). Husson – c’est le nom inventé – se révèle être un antisémite forcené, pro-allemand et pro-hitlérien. Comment peut-il être bien dans sa peau ?
Ce personnage deviendra, contre toute attente, amoureux fou de sa propre belle-fille d’origine juive. Il en souffre mille turpitudes, mais cela ne remet jamais en cause son extrémisme viscéral !
Comment comprendre cette attitude ? Membre du Tout-Paris intellectuel, il en fréquente toutes les célébrités aussi bien allemandes que françaises et continue d’écrire, même après l’Armistice et son soutien à Hitler est total.

A lire pour la fluide écriture de ce texte original au service d’une cause machiavélique et barbare.La fin interpelle, dans la droite ligne de ce récit inhumain et sans conscience.

Mention: 3 livres

23) Les lisières de Olivier adam

1er lecteur :

Vie banale d’un écrivain névrosé, issu d’un milieu populaire avec lequel il a pris ses distances depuis longtemps. Son frère, vétérinaire, est celui qui est resté près des parents (le bon fils).

La maladie de sa mère l’oblige à revenir auprès de son père. Il y retrouve ses amis d’enfance, son ancien amour, au moment où son couple vacille.

C’est l’occasion de faire le point sur lui-même, sur l’histoire de l’évolution de ces banlieues.

D’où le titre « les lisières » qui sont pour lui intimes, mais aussi géographiques, sociales et culturelles.

Malgré moi, j’ai lu ce livre jusqu’au bout avec exaspération parfois, mais aussi plaisir.

Il y a des moments forts, c’est sûr ; un talent littéraire certain.

La deuxième partie du livre peut être enthousiasmante, c’est pourquoi il faut être patient !

Ce livre a des bonnes critiques et était sur une première liste pour le Goncourt

Mention: 2 livres

24) Les apparences de Gilliam Flynn

1er lecteur :

Le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, après un petit-déjeuner arrosé de crêpes, Nick part au travail et laisse sa femme Amy à la maison, comme tous les matins. Mais quelques heures plus tard, sa femme a disparu, son salon a été saccagé, la cuisine mal nettoyée d’une grosse quantité de sang. Que s’est-il passé ?

Les chapitres alternent entre l’histoire racontée par Nick et le journal intime d’Amy.

Au fil des pages on découvre, ravi, ébahi, surpris, que les apparences sont décidément bien trompeuses et que rien ne s’est déroulé comme on le pensait.

Le mot qui caractérise ce roman c’est machiavélique !

L’intrigue est savamment distillée, les personnages se dévoilent juste comme il faut, par toutes petites touches, pour laisser le lecteur apprécier et essayer de deviner.

C’est un thriller psychologique de haute voltige, tout en finesse, exploitant le machiavélisme

humain à la perfection.

Mention: 4 livres

25) La théorie de l’information d’Aurélien Bellanger

1er lecteur :

Il s’agit plus ici d’un essai romancé que d’un réel roman.

On suit un personnage qui va évoluer dans le monde de la technologie informatique, du Minitel à Internet. Mais beaucoup de chapitres sont entièrement consacrés à ces technologies et à leur impact dans nos sociétés modernes.

Pascal Ertanger, le héros de la partie romancée, n’a pas existé sous ce nom-là, mais il semblerait qu’il soit inspiré de la vie et de la carrière du fondateur de Free.

Très instructif pour qui est un minimum intéressé par ce monde bien particulier, ce roman n’est pas des plus faciles à lire, tant il fourmille de détails, de théories, de renseignements technologiques en tout genre. Le style est particulier, froid, presque sans âme, comme si c’était un ordinateur qui parle. On a donc vraiment l’impression de lire un essai plutôt qu’un roman. Toutefois, les passages sur la vie et la carrière du héros apportent une petite bulle d’air dans ce magna d’informations en tout genre.

Bref, une lecture ardue mais très intéressante.

Mention: 2
26) Demain, j’arrête de Gilles Legardinier

1er lecteur :

Livre très drôle, certaines scènes sont à se tordre de rire.

Le sujet est classique, l’ouvrage est facile à lire.

Un bon moment de lecture pour faire oublier le quotidien.

Mention: 3 livres
2ème lecteur :
Un roman bien sympathique, qui permet de se vider la tête sans se poser de questions. On sourit, on rit parfois, on s’amuse, on ne se prend pas la tête.

Un bon roman « chick-litt » sans prétention si ce n’est celle de nous faire passer un bon moment.

Mention: 1

27/ Dans le jardin de la bête/d’Erick Larson

1er lecteur :

Cet ouvrage hésite entre le roman et le document historique ; l’auteur a réalisé un travail gigantesque de recherche dans les notes des protagonistes, William Dodd, ambassadeur à Berlin de 1933 à 1937 et sa fille Martha.

En 1933, les U.S.A. envoient à Berlin un nouvel ambassadeur, W. Dodd, historien et non-diplomate. Celui-ci, avec sa famille, va découvrir le régime nazi, qui au départ semble le séduire ; Martha devenant même la maîtresse de plusieurs dignitaires (dont le 1er chef de la gestapo).

La plus grande partie du livre est consacrée aux deux premières années du régime avec comme apogée, la « nuit des longs couteaux » pendant laquelle Hitler se débarrasse de ses anciens alliés les SA. Dès lors, Dodd va « ouvrir les yeux » et alerter le gouvernement américain contre le danger nazi, ce qui va amener Berlin à le faire remplacer.

Cet ouvrage, relatant des faits réels, fourmille de détails annotés à la fin du livre dans une centaine de pages.

C’est assez long à lire. C’est un document, certes intéressant, mais que je ne considère pas comme un « thriller » comme l’ont jugé certains critiques.

Mention: 2 livres

2ème lecteur :

Ce livre est un récit historique. Il se lit comme un roman mais c’est une histoire vraie, dramatiquement vraie.

Il raconte l’accession d’Hitler à tous les pouvoirs en Allemagne de 1933 à 1938. L’auteur l’a écrit d’après les correspondances, les discours et notes de William Dodd, ambassadeur des Etats-Unis à Berlin de juillet 1933 à décembre 1937 et les journaux intimes de sa fille Martha. Il a fait un important travail de recherche sur de nombreux autres documents et nous donne un livre très fouillé et très documenté. Sa lecture passionnante et instructive est éprouvante car elle nous plonge dans l’horreur absolue, nous révolte et nous interroge au plus profond de nous-mêmes.

Comment cela a-t-il pu être possible ?

Pourquoi aucun Etat n’a-t-il arrêté Hitler et les nazis dans leur folie destructrice alors qu’il aurait pu en être encore temps ?

Pourquoi le peuple allemand se n’est-il pas soulevé contre cette monstruosité ?

Beaucoup n’ont pas cru en l’ascension d’Hitler. Son arrogance, son cynisme et ses mensonges ne pouvaient que l’entraîner à une chute rapide pensaient-ils.

Lisez cette histoire qui apporte quelques réponses à ces questions. Elle est effrayante mais ne l’oubliez pas car les tragédies de l’histoire sont toujours prêtes à resurgir. Ce livre important nous appelle à réfléchir et à ne pas relâcher notre vigilance.

Mention: 4 livres

28) La vérité sur l’affaire Harry Québert/Joël Dicker

 

Prix Goncourt des lycéens 2012. Joël Dicker est un jeune écrivain de 27 ans.

Thriller de 700 pages bien construit, bien mené qu’on lit sans s’arrêter. Plongez dedans, vous ne serez pas déçu !

Il se lit comme Millénium et il est construit comme Cold Case (affaires classées), feuilleton de la télévision.

Le style est simple : une surprise pour moi qu’il soit récompensé du Goncourt même celui des lycéens ! L’auteur est jeune et prometteur…à l’aise à la télé… !

C’est l’histoire d’un écrivain sans inspiration entrainé dans une enquête, qui met en cause son ancien professeur et mentor, accusé du meurtre d’une jeune fille de 15 ans. Cela s’est passé en 1975 et nous sommes en 2008 moment où l’on retrouve le corps enterré dans le jardin du professeur.

L’auteur alterne les époques et les écrits (rapport de police, extraits de roman…) et dresse un portrait sans concession et humoristique de l’Amérique dans tous ses travers.

Bonne lecture.

Mention: 3 livres

29) L’aubépine rouge/ AI MI

1er lecteur :

Jing Qiu est une jeune adolescente chinoise, exilée à la campagne pour y découvrir la dure vie de ses compatriotes. Ses parents, bourgeois aisés, paient ainsi leur position sociale dans cette société en pleine reconstruction, au cours des années 70.

En tant qu’étudiante lettrée, elle doit recueillir le maximum d’informations pour ensuite rédiger des manuels scolaires.

Au cours de son séjour à la campagne, elle va faire la connaissance de Lao San, un jeune homme légèrement plus âgé qu’elle. Militaire, il bénéficie de privilèges et en fait profiter son entourage.

Très vite, tous deux tombent amoureux, mais si le jeune homme ne s’en cache pas, Jing Qiu subit de plein fouet sa condition et l’influence très forte de son entourage.

Elle tergiverse, hésite, fait un pas en avant, puis trois en arrière.

Pendant tout le roman on ressent ses nombreuses hésitations, remises en question. Le style de l’auteur transcrit bien la mentalité des chinois à cette époque-là, où tout doit être soumis à l’approbation d’autrui, au qu’en-dira-t-on. Tout y est question de classe sociale.

C’est un roman agréable à lire et très instructif quant à la mentalité des chinois et de leurs conditions de pensées, si tant est qu’ils ont le droit d’avoir leur propre pensée.

Pour les occidentaux que nous sommes, il est difficile de se mettre dans la peau des héros de ce roman mais on lit quand même cette belle histoire d’amour avec intérêt et plaisir.

Mention: 2 livres

30) L’embellie/Audur Ava Olafsdottir

1er lecteur :

En Islande, une jeune femme un peu loufoque se sépare le même jour de son mari et de son amant (en fait, ce sont eux deux qui la quittent) et elle se retrouve, par un curieux concours de circonstances, dans un road-movie improbable, en compagnie du jeune fils de quatre ans d’une amie.

Ils vont rencontrer des chasseurs, des hommes, des femmes, tous plus curieux les uns que les autres.

C’est bien écrit, très frais, vivant, dynamique, un peu loufoque, même de plus en plus loufoque au fil des pages. Ce qui peut être déroutant, voire agaçant à la longue, mais c’est tout de même une lecture sympathique et rafraîchissante.

Le personnage principal a un caractère tellement particulier qu’on a envie de tout lui pardonner, même ces invraisemblances.

J’ai particulièrement apprécié la scène de rupture avec son mari, lorsqu’il explique tous les griefs qu’il a contre elle. On découvre alors la vraie nature de cette femme, et on comprend qu’on est parti dans une aventure peu banale !

Mention: 1 livre