Comité de lecture 2014

Voici les avis du comité de lecture pour l’année 2014 (45 livres)

1/Une vie entre deux océans M.L.Stedman 2/La garçonnière Hélène Grémillon 3/Noces de charbon Sophie Chauveau
4/Canada/ Richard Ford 5/Puzzle/Franck Thilliez 6/Au revoir là-haut/Pierre Lemaître
7/La dernière fugitive/Tracy Chevalier 8/Dans le silence du vent/Louise Erdrich 9/Il faut beaucoup aimer les hommes/Marie Darrieussecq
10/L’analphabète qui savait compter/Jonas Jonasson 11/Sous le toit du monde/Bernadette Pécassou 12/Un paradis trompeur/Henning Man
13/Vertiges/Lionel Duroy 14/L’autre rive du Bosphore/Thérésa Revay 15/Une opportunité pour Dieu/Nguyen Ha
16/Le secret du Dr Barry/Sylvie Ouelette 17/Le chardonneret/Donna Tartt 18/Sigmaringen/ Pierre Assouline
19/La tête de l’emploi/David Foenkinos 20/La symphonie de Leningrad/ Sarah Quigley 21/La saison de l’ombre Léonora MIANO
22/S’abandonner à vivre/ Sylvain Tesson 23/Une famille délicieuse/Willa Marsh 24/Un destin d’exception/Richard Yates
25/Les douze tribus d’Hattie/Ayana Mathis 26/Le cricket club des Talibans /Timer iN.Murari 27/2 secondes de trop/Rachel Joyce
 28/Le duel/Arnaldur Indridason  29/Ceux de Nord-Ouest/Zadie Smith  30/Une saison à Longbourn/Jo Baker
 31/L’Emprise/Marc Dugain  32/N’éteins pas la lumière/Bernard Minier  33/Sans faille/ Valentin Musso
 34/Le théorème du homard/Graeme Simsion  35/Crimes et condiments/Frédéric Lenormand  36/Le collier rouge/Jean Christophe Rufin
 37/Mali,Ô Mali/Erik Orsenna  38/L’instant précis où les destins s’entremêlent / Angélique Barberat  39/La reine des abeilles /Gill Hornby
 40/Kinderzimmer / Valentine Goby  41/L’affaire Collini / Ferdinand Von Schirach  42/Les liens du mariage /J Courtney Sullivan
 43/Les 1000 gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen / Arto Paasilinna  44/Baby Jane / Sofi Oksanen  45/La ligne bleue / Ingrid Betancourt
 46/ Miss Alabama et ses petits secrets /Fannie Flag  47/Chasse au trésor/ Molly Leane  48/Mes trois zèbres / Alexandre Jardin

1)Une vie entre deux océans/M.L.Stedman

1er lecteur :
En 1926, Tom, revenu indemne physiquement des tranchées, accepte le poste de gardien de phare, sur une petite île d’Australie, son pays natal.
Pendant une de ses permissions, il rencontre et épouse Isabel, qu’il ramène sur son île. Leur bonheur va vite être assombri par les fausses couches successives d’Isabel.
Mais un miracle va se produire, deux semaines à peine après sa troisième fausse couche.
Dans une barque dérivent un homme mort et un bébé de deux mois à peine, pleurant de faim et de froid.
Isabel n’hésite pas une seconde et fait sienne cette enfant envoyée par l’océan. Tom, qui en bon gardien de phare, sait qu’il doit signaler tout évènement particulier, cède devant le bonheur retrouvé de sa femme bien-aimée et se contente d’enterrer le père de l’enfant, sans rien signaler.
Le bonheur s’installe alors sur la petite île et ses trois habitants. Pendant deux ans seulement, car lorsqu’ils vont faire un séjour semestriel habituel sur terre, tout va se compliquer et le geste d’Isabel et Tom va provoquer bien des tourments dans la petite ville.
L’histoire est admirablement racontée : on sent bien l’ennui des longues journées passées au phare mais sans jamais nous ennuyer nous-mêmes, les sentiments par rapport à l’enfant, à l’épouse, au gardien de phare scrupuleux, à l’ancien soldat, sont remarquablement bien traités.
Les personnages sont vivants, on croirait presque voir se dérouler le film sous nos yeux. Il y a bien sûr beaucoup d’émotions, et on se pose des tas de questions. Qu’aurions-nous fait à leur place ?
C’est beau, poignant, marquant, sans jamais être dégoulinant de sentiments, vraiment une très belle histoire qui se lit d’une traite.
Cela peut faire un film absolument magnifique.

Mention:3 livres

2ème lecteur :
On se laisse prendre par cette histoire, qui n’est pas sans poser de problèmes mais que l’auteur raconte simplement, sans trop en faire, trouvant le ton juste.
Ce qui en fait un ouvrage très émouvant et très agréable à lire.

Mention: 4 livres

2)La garçonnière /Hélène Grémillon

1er lecteur : Difficile de résumer ce livre sans dévoiler le suspens qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Disons simplement que l’action se déroule à Buenos Aires, sur fond d’après dictature de la junte militaire, qu’elle met en scène un psychanalyste aux prises avec la justice et Eva-Maria, une de ses patientes, qui va tenter de l’aider à résoudre l’énigme de la mort de sa femme.
C’est une enquête dans laquelle toutes les hypothèses d’Eva-Maria sont réalistes et peuvent être possibles. Nous la suivons passionnément dans sa recherche de vérité et chaque fois nous nous disons qu’elle a enfin trouvé.
Ce roman est un suspens psychologique, passionnant, émouvant et déroutant, dont la fin nous laisse sans voix. C’est très fort, l’écriture est belle et bien rythmée.

Mention: 4 livres

3) Noces de charbon/Sophie Chauveau

1er lecteur : Sophie Chauveau nous raconte l’histoire de sa famille sur un siècle.
Cette histoire est marquée par des secrets, des revers de fortune, des bonnes actions, des histoires d’amour.
Historique, intéressant, bien écrit, agréable à lire, on ne peut que le conseiller.
Mention: 3 livres

4) Canada/Richard Ford

1er lecteur :

Dans les années 60, Dell Parsons, 15 ans, et sa jumelle Berner, vont voir leur vie changer du tout au tout, le jour où leurs parents commettent un braquage de banque au butin minable de 2500 dollars, dans le but de payer une dette contractée lors d’un trafic de viande douteux. Les parents sont arrêtés, les enfants se voient donc livrés à eux-mêmes. Pour éviter l’orphelinat, Berner fugue et Dell, le narrateur, est emmené au Canada par une amie de sa mère, chez le frère Arthur de cette amie. Mais Arthur est lui-même un criminel en cavale.

La particularité de ce roman n’est pas son scénario, mais bien son style. Certains abandonnent à la page 150, d’autres sont happés par ce style et cette écriture si particulière. La narration est lente car bourrée de détails, nombreux, précis, de descriptions, de réflexions. On est vraiment plongé dans ces années 60, avec les belles voitures américaines, Kennedy qui se présente aux élections, les trafics avec les Indiens.

C’est riche, dense, d’une belle écriture maitrisée qui peut lasser mais qui peut également envoûter.

A vous de juger !

Mention: 2 livres

5) Puzzle/Franck Thilliez

1er lecteur :

C’est une histoire de fous !

Les personnages principaux Ilian et Chloé sont spécialistes de chasse au trésor. Ils ont été amants, se sont perdus de vue… Ils se retrouvent et participent à un jeu très « spécial » : Paranoïa (gain prévu pour le gagnant : 300.000 €).

J’ai lu ce thriller psychologique rapidement. La lecture est simple, on tourne les pages sans y penser, on « flippe » et on a envie de connaître le dénouement.

J’y ai retrouvé l’ambiance de Glacé (de Bernard Minier) oppressante, gênante presque !

Une majeure partie de l’intrigue se passe dans un ancien bâtiment psychiatrique perdu en haute montagne. Rien n’est rassurant, tout est stressant : le lieu, les conditions très floues du jeu, les personnages pris dans ce huis clos.

Belle maîtrise du scénario.

Mention: 2 livres

6) Au revoir là-haut/Pierre Lemaître

1er lecteur :

Vous qui d’habitude excluez d’office le Goncourt (élitiste, illisible, trop difficile, rien compris…) essayez celui-là et vous serez récompensés.

Vous aurez entre les mains un livre grand public, parait-il, populaire et alors…

Pierre Lemaitre est connu comme auteur de polars et c’est grâce à son écriture très « cinématographique », très scénarisée qu’il va vous plonger dans les derniers moments de la guerre 14-18 et ensuite au travers de trois personnages principaux dans les lendemains qui déchantent.

Les 40 premières pages se situent au cœur d’une ultime bataille. Emotionnellement, c’est pour moi un remake de la scène du débarquement filmée par Spielberg dans « Il faut sauver le soldat Ryan ». Impressionnant !!!

Ensuite c’est l’histoire d’une arnaque. L’essentiel de l’intrigue se déroule dans la période de l’après-guerre et là c’est bien ficelé, jouissif, plausible, politiquement incorrect : la vengeance des oubliés !

Je n’en dis pas plus… Prenez ce livre !

Mention: 4 livres

2ème lecteur :

Novembre 1918.

Quand il reprend goût à la vie, plusieurs mois après sa démobilisation, Edouard Péricourt imagine une arnaque qui va faire scandale auprès des patriotes en tout genre mais qui sera sa revanche de poilu, dévasté physiquement et moralement, par quatre années de guerre.

Il entraine dans sa folie, Albert Maillard, le compagnon d’armes auquel il a sauvé la vie.

Personnages magnifiques, touchants et attachants on ne peut les oublier après avoir refermé le livre.

Autre personnage central de ce roman, le lieutenant qui a conduit ses hommes au massacre alors que l’armistice était une affaire de quelques jours. Il ne se départit pas de son cynisme et de son arrogance et nous fait froid dans le dos.
Ce roman qui se déroule entre novembre 1918 et 1920 est sombre, certes, mais l’humour de l’auteur, la truculence des personnages et les nombreux rebondissements en font une lecture captivante qui ne nous laisse aucun répit jusqu’à la fin

.Pour moi, ce livre est vraiment un coup de cœur.
Mention: 4 livres

7) La dernière fugitive/Tracy Chevalier

1er lecteur :

Les romans de Tracy Chevalier sont toujours agréables à lire, et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Elle nous conte l’histoire de Honor, jeune quaker anglaise de 1850 qui part avec Grace, sa sœur, rejoindre le futur mari de cette dernière, en Amérique. Hélas, Grace meurt d’une méchante fièvre à peine débarquée sur le Nouveau Continent.

Honor se retrouve dans une situation délicate avec son presque beau-frère, et la femme du frère de ce dernier qui vient également de mourir.

Il va falloir quitter ce foyer si bancal. Elle est attirée par un des hommes de la communauté et accepte de se marier. Mais la vie dans l’Ohio n’a rien à voir avec ce qu’elle en attendait. Rien ne lui plait. Et puis, il y a tous ces esclaves qui s’enfuient et viennent chercher secours auprès d’elle, qui, étant quaker, n’accepte pas que les humains soient traités de cette façon ignoble. La situation se complique encore plus quand elle se sent irrésistiblement attirée par Donavan, chasseur d’esclaves.

Cette histoire est très agréable à lire, sans temps mort, même lorsque l’auteur nous fait bien ressentir l’ennui d’Honor des longues journées d’hiver à se contenter de coudre les fameux quilts, qui tiennent une place importante dans ce roman. Le rythme un peu lent est remarquablement bien mené, et Honor est un personnage agréable à suivre, à voir évoluer. La situation des esclaves en fuite, le fameux « chemin de fer » clandestin des blancs qui les aident à fuir au Canada, tout cela rend ce roman encore plus intéressant.

Une lecture que je recommande.

Mention: 4 livres

2ème lecteur :

L’histoire se déroule en 1850 dans l’Ohio, près du Lac Erié.
Honor Bright jeune fille anglaise, débarque en Amérique après une traversée éprouvante.
Elle ne connait rien de l’ouest américain, découvre la dure vie des fermiers conquérants en même temps que l’esclavage et se heurte à des convictions qui ne sont pas les siennes. Honor est une jeune fille intelligente et déterminée qui devra s’affirmer pour agir en accord avec ses idées et rester elle-même.

Grâce à un texte très documenté, l’auteur nous fait découvrir, dans la première partie du roman, le contexte historique et social de l’époque.

L’histoire prend de l’ampleur au fur et à mesure de l’épanouissement d’Honor comme femme de convictions, déterminée à résister à sa belle-famille et capable de braver la loi sur les esclaves fugitifs.
Voici un livre qui nous apprend beaucoup sur la conquête de l’Ouest américain à travers les personnages forts d’Honor, l’héroïne, de Belle, la modiste, et de Donovan, le chasseur d’esclaves, tous très convaincants.
Une très belle histoire d’amitié, de courage et des figures de femmes que l’on n’oublie pas.

Un très bon moment de lecture.

Mention:3 livres

8)Dans le silence du vent/Louise Erdrich

Avec ce livre, je découvre Louise Erdrich, auteure américaine née en 1954, d’un père d’origine allemande et d’une mère américaine de la tribu des Ojibwa et un récit passionnant dont l’action se déroule en mai 1988, au cœur d’une réserve indienne du Dakota du Nord.
Joe, le personnage principal est âgé de 13 ans lorsque sa mère est violemment agressée et violée. Mais, que ce soit son père, pourtant juge des affaires indiennes au sein de la communauté, ou les adultes de son entourage, tous seront impuissants à faire porter cette affaire devant les tribunaux.
Car le système administratif et juridique en vigueur dans la réserve est suffisamment complexe pour empêcher toute action.
Joe découvre alors l’injustice qui est faite à sa mère et comprend qu’il ne peut compter que sur lui-même pour établir la vérité. Finie l’insouciance de ce bel été passé à courir à vélo avec sa bande de copains. Il va mener sa propre enquête.

Ce livre raconte un drame au sein d’une communauté humiliée mais bien vivante, une histoire d’injustice, mais aussi d’amour et d’amitié et nous interpelle sur les violences faites aux femmes amérindiennes, mal protégées par les lois.

J’ai aimé l’écriture fluide de ce livre ainsi que son sujet, qui m’a donné envie d’en savoir plus sur les communautés indiennes, et le suspens de l’intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Mention: 3 livres

9) Il faut beaucoup aimer les hommes/Marie Darrieussecq

Ce roman à l’écriture très contemporaine se passe dans le monde du cinéma. Solange est actrice et lors d’une fête chez un certain George très connu, elle rencontre un acteur très beau au prénom impossible. C’est un très bel homme noir. Ils vont entamer une relation chaotique que l’on suit de son point de vue à elle.

L’écriture est très particulière, toute en phrases très courtes, hachées, en tout-petits paragraphes. Cela peut dérouter au départ, puis on s’y fait assez vite car cela donne un rythme dynamique à l’histoire et malgré les premières impressions, on arrive à s’attacher aux personnages.
L’histoire dans le monde du cinéma avec la genèse d’un film, comment il est financé, monté, mis en scène, donne du piment à l’ensembleUn roman sympathique, rapidement lu.

Mention: 1 livre

10) L’analphabète qui savait compter/Jonas Jonasson

Nombeko est une petite fille débrouillarde, née dans le plus grand ghetto d’Afrique du Sud. Très intelligente, sachant compter de façon innée, très maline, elle va réussir à s’échapper de son ghetto, et se retrouver en Suède, à vivre des aventures abracadabrantes. Le roi de Suède et son Premier Ministre vont devenir des amis, elle va sauver la Terre d’une menace nucléaire…

Bref… c’est complètement loufoque, mais tellement drôle, bien raconté et vivant, qu’on en redemande.

On passe vraiment un bon moment en sa compagnie.

Mention: 1 livre

11) Sous le toit du monde/Bernadette Pécassou

1er lecteur :

L’histoire se passe au Népal et on y apprend beaucoup de choses sur ce pays assez méconnu.
En marge de l’histoire dramatique d’une jeune femme, on rencontre des personnages entre deux civilisations, entre deux mondes qui ont du mal à se situer.
Une lecture vraiment intéressante.

Mention: 3 livres

12) Un paradis trompeur/Henning Mankell

1er lecteur :

Au début du XXème siècle, la jeune Hanna est contrainte de quitter sa Suède natale pour éviter la famine et par un concours de circonstances se retrouve patronne d’un bordel de femmes noires au Mozambique. Seule femme blanche, elle va vivre sa nouvelle condition de femme riche en essayant de s’adapter mais avec toujours en fond, l’envie de retrouver son pays natal. La ségrégation Blancs-Noirs la révulse et certains évènements vont énormément la faire réfléchir.

Très bien racontée, cette histoire se laisse lire avec plaisir. Le lecteur est complètement dépaysé, avec les crocodiles, le singe-compagnon d’Hanna, le climat étouffant, les bateaux, les mentalités, si différentes entre les Blancs et les Noirs.

C’est une belle tranche de vie racontée avec brio, sans jamais en faire trop. Une lecture certes pas inoubliable, mais qui permet de passer un bon moment.
Mention: 4 livres

 

13) Vertiges/ Lionel Duroy

1er lecteur :

Ce récit romanesque nous emmène dans l’intimité d’une relation amoureuse.

Une histoire d’amour où chacun a eu ses déboires sentimentaux. L’histoire d’amour d’Esther et d’Augustin est pesante, elle lui parle de son « mausolée ». Tous deux ont eu une enfance peu banale et issue d’une grande fratrie. Augustin est oublié par Esther. Cette relation de haut niveau entre désir et effroi, cet équilibre est difficile à maintenir. Vertiges un titre bien nommé !

On ne se lasse pas du début à la fin.

Mention: 3 livres

14) Une opportunité pour Dieu/Nguyen Ha

Décidément, il m’est difficile de comprendre l’écriture asiatique. J’ai déjà tenté à plusieurs occasions de lire un auteur du continent oriental, mais à chaque fois, j’ai été complètement désemparée par le style décousu, par les personnages au comportement incompréhensible pour nous, occidentaux, par un scénario sans queue ni tête.

J’ai voulu tenter à nouveau l’expérience, mais ce roman n’a pas dérogé à la règle.

On suit la vie de plusieurs personnages, hommes, femmes, mais impossible de savoir ce qu’ils font. Tantôt Hoang ouvre un bar dans la maison de ses parents, plus tard, on apprend qu’il est chanteur dans un groupe, mais entretemps, il est fonctionnaire…

Il est fiancé, à une amie dont le fiancé l’a quittée pour poursuivre ses études à l’étranger, puis il est célibataire. Son frère, Tâm, se lance dans les affaires, après avoir ouvert le bar chez ses parents, bar dont on n’entend plus parler à aucun moment.

Tâm se marie. Avec qui ? Aucune idée.

Bref, c’est, à mes yeux d’occidentale, complètement décousu, impossible à résumer, incompréhensible. Le seul fil conducteur facile à identifier est l’alcoolisme de certains personnages qui passent leur temps à boire, dans des restos de quartier miteux, de la bière ou de l’alcool.

J’ai toutefois tenu bon et lu le livre en entier car l’écriture n’est pas désagréable, et certains passages, notamment lorsque cela raconte des légendes ou des histoires anciennes, sont plus classiques et faciles à suivre.

Et puis une fois que l’on a renoncé à vouloir essayer de tout comprendre, on se retrouve plongé dans cette ambiance particulière qui peut être assez poétique.

Cependant, je ne pense pas lire d’autres auteurs asiatiques de cette mouvance avant longtemps, ni de cette maison d’édition, à cause de l’objet livre en lui-même.

Ce livre, relié de façon très serré, est impossible à garder ouvert sans forcer sur les mains, et cela peut vite devenir douloureux. Si l’on pose le livre ouvert, à plat sur la table, le temps de faire autre chose, le livre se referme aussi sec.

En fait, lire ce livre est aussi ardu physiquement que mentalement, un choix délibéré ?

Si vous avez des petites douleurs ou des rhumatismes aux mains, ce roman est à déconseiller fortement.
Mention: 4 livres

15) L’autre rive du Bosphore/Thérésa Revay

1er lecteur :

C’est un livre d’aventures extrêmement documenté et romancé.

Une fille de grande famille turque se doit de respecter les traditions.

Nous sommes en 1918 et Leyla voit sa vie bouleversée par la défaite de la Turquie et l’occupation par les Grecs, les Anglais, les Allemands, les Italiens et les Français.

Leur demeure est réquisitionnée par un capitaine de Frégate français pendant que le frère de Leyla demande à sa sœur d’héberger un résistant d’origine allemande recherché pour meurtre, Hans Kärtner.

Tout ce beau monde va être plus ou moins amoureux de Leyla alors que l’on voit la Turquie évoluée sous l’influence de ce brassage de civilisations d’occupation selon que l’on se trouve d’une rive à l’autre du Bosphore.

Il s’agit d’une liberté qui a parfois une goût amer.

A recommander.

Mention: 3 livres

16) Le secret du Dr Barry/Sylvie Ouelette

1er lecteur :

Un livre passionnant où les étapes nous emmènent dans un dédalle d’aventures.
Cette histoire se déroule au début du 19ème siècle en Angleterre, où il est difficile de s’affirmer pour une jeune fille écossaise sans fortune dont l’intelligence est hors du commun. Avec l’aide de plusieurs personnes, un stratagème est monté de toutes pièces. Je n’en dirai pas plus et je n’en dévoilerai pas le secret.

Une narration riche, vive, on s’imagine vraiment l’époque où il n’y a aucune place pour la femme qui est amenée à un destin des plus incroyables. Bravo à l’auteure !!!

Mention: 4 livres

17) Le chardonneret/Donna Tartt

1er lecteur :

Troisième roman-fleuve de Donna Tartt, celui-ci ne déroge pas à son habitude : des romans volumineux, lourds, à l’écriture fine et maitrisée, toute en détails et psychologie.

Le personnage principal du roman est un jeune homme qui se retrouve orphelin à l’âge de 15 ans, avec en sa possession, une toile de maître inestimable : Le chardonneret.

Le livre nous raconte les circonstances de cette étrange possession, et comment la vie du jeune homme va évoluer grâce ou à cause de ces évènements.

Très riche, très détaillé, très fouillé, on peut parfois se lasser, mais l’auteur rebondit toujours en nous racontant une anecdote qui relance l’intérêt du lecteur.

On ne peut qu’admirer l’écriture soignée et intelligente de Donna Tartt. Je n’ai pas toujours été sensible aux différentes étapes de la vie du jeune homme, je n’ai notamment pas apprécié le fait que la drogue soit un élément important du roman.

En revanche, les informations sur les tableaux, et sur les différentes œuvres d’art, sont instructives et donnent à ce roman une dimension culturelle bien appréciable.

Cela reste un roman agréable à lire, une belle description de la vie américaine dans toute sa démesure
Mention: 2 livres

18) Sigmaringen/ Pierre Assouline

1er lecteur :

Dans ce roman, Pierre Assouline a eu la bonne idée de faire raconter l’histoire de Sigmaringen par Julius Stein, le majordome allemand du château où se sont réfugiés Pétain, Laval, Darnand et leur clique, de septembre 1944 à avril 1945, fuyant l’avance des armées alliées.

Pourtant, au fil des pages on se dit que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que cela car le majordome se prend au jeu et parle beaucoup de lui, de son métier, de sa déontologie, de ses prises de conscience et de son attirance pour l’intendante du maréchal. C’est dommage car il nous perd dans trop de détails qui encombrent un peu le texte.

Malgré tout, la lecture de ce livre est intéressante et instructive car elle nous fait découvrir une page d’histoire peu connue de la fin de la guerre. Et il faut bien le reconnaître, le majordome est un homme qui réfléchit et les choix qu’il fait, face au nazisme, vont finalement nous le rendre sympathique.

Mention: 1 livre

19) La tête de l’emploi/ David Foenkinos

1er lecteur :

Bernard a 50 ans et, alors que tout va bien dans sa vie, celle-ci va se dérégler en un rien de temps : licenciement, divorce. Il se voit contraint de retourner vivre chez ses parents.
Fidèle à son habitude, l’auteur nous livre ici une histoire savoureuse, une farce mélancolique et drôle. On retrouve bien le style de Foenkinos, tout en dérision, mais toujours avec beaucoup de maîtrise et de retenue.

C’est à la fois drôle, attendrissant, on sourit, on compatit, on serre les dents car cela pourrait très bien nous arriver.

Ce n’est certes pas le meilleur roman de l’auteur, mais il se laisse déguster sans bouder son plaisir. De plus, sa petite taille permet de le dévorer d’une seule traite si on a 2 ou 3 heures devant soi.

Mention: 2 livres

20) La symphonie de Leningrad/Sarah Quigley
1er lecteur :

En 1941, Chostakovitch entreprend de composer sa 7ème symphonie dans Leningrad assiégée par les troupes d’Hitler.

C’est dans le fracas des bombes et des canons qu’il compose, dans l’urgence, une œuvre magnifique. Il ne prend même plus le temps de descendre aux abris lorsque retentissent les sirènes d’alarme.

C’est poignant, tragique, bouleversant. Leningrad est une ville martyre, les habitants meurent de faim et de froid et c’est un orchestre famélique et décimé qui jouera finalement la 7ème symphonie afin que l’ennemi sache que la ville vit encore.

Les pages qui décrivent Chostakovitch dans la fièvre de la création, sous le déluge de feu, sont les plus émouvantes et celles qui décrivent la vie des habitants de Leningrad assiégée sont les plus désespérantes car elles nous montrent que la vie humaine dans un tel chaos est bien peu de chose.

Il faut lire ce roman pour son humanité et l’envie qu’il nous donne d’écouter cette 7ème symphonie de Chostakovitch.

Mention: 4 livres

21) La saison de l’ombre/ Léonora MIANO

1er lecteur :

Très beau roman, dont le thème est l’esclavage. L’auteure nous emmène en Afrique au sein du clan Mulongo où la vie de tout être vivant est sacrée. Personne, dans le village, ne peut imaginer la violence qui va s’abattre sur la communauté et anéantir toutes les traditions et les croyances.

Léonora Miano nous fait partager la vie de cette société traditionnelle confrontée à une réalité tragique et incompréhensible. Elle dénonce ainsi, à sa manière, les horreurs de ce commerce ignoble et les souffrances individuelles et collectives qu’il a engendrées. Ce livre porte la parole de ceux qui ne l’ont pas eu.

C’est un roman bouleversant qui m’a beaucoup appris et profondément touchée. Sa lecture captivante et émouvante, nous plonge dans une tragédie humaine qui a encore des répercussions aujourd’hui.

2ème lecteur :

L’esclavage, vu de « l’autre côté », celui des mères à qui on a enlevé un enfant pour le vendre à des étrangers. On vit la souffrance de ces femmes, mises à l’écart dans leur propre village, on y trouve relaté la vie quotidienne avec les secrets et croyances d’un village d’Afrique.

Roman très fort et bien écrit.

22) S’abandonner à vivre/Sylvain Tesson
1er lecteur :

20 nouvelles courtes dont les héros sont des marins, des guerriers, des intellectuels etc…

Ils vivent à Paris, Riga, en Afghanistan, au Sahara, en Mongolie, en Yakoutie.

Sylvain Tesson utilise ses souvenirs de voyage pour nous conter des histoires de vie toutes très différentes avec comme thème : la guerre, l’amour, l’ennui, le hasard.

L’auteur a reçu en 2009 le prix Goncourt de la nouvelle et effectivement dès les premières lignes on est envoûté par une écriture exceptionnelle.

Les histoires sont originales avec la particularité de finir mal ou différemment de ce que l’on aurait souhaité.

L’auteur comprend la vie comme une joyeuse résignation.

Il faut s’abandonner à lire et savourer.

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Un point commun à toutes ces nouvelles, les personnages se trouvent dans une situation inattendue ou délicate. La fin est en général surprenante.

Agréable à lire, bien écrit, bon moment de lecture.

Mention: 2 livres

23) Une famille délicieuse/Willa Marsh
1er lecteur :

Mina et Nest sont deux respectables vieilles dames, vivant paisiblement leurs vieux jours dans la maison familiale. Elles doivent accueillir Georgie, leur sœur aînée, qui commence à présenter des signes de sénilité. Leur tranquillité va être mise à mal par cette cohabitation. Georgie ne cesse de répéter qu’elle connait un secret. Et des secrets, dans cette grande famille, il y en a !

L’histoire fait des allers retours entre le présent et le passé, pendant l’enfance des filles, en 1945. Etrangement, et c’est assez déroutant car peu courant, les passages racontant le passé sont conjugués au présent alors que ceux du présent sont écrits au passé simple.

La vie de cette famille est bien racontée, très intéressante, vivante, les personnages sont sympathiques, on a envie de les rencontrer. Et les secrets ne sont pas ceux que l’on pense avoir naïvement découverts.

Agréable à lire, pas inoubliable, mais permet de passer un très bon moment.
Mention: 2 livres

24) Un destin d’exception/ Richard Yates

1er lecteur :

Alice et Bobby sont les deux personnages principaux de ce roman.

Alice, la mère, sculptrice de son état, sûre de son talent, se berce d’illusions quant à sa prochaine et certaine réussite. Rien ne se passe comme elle l’espère, mais elle ne se remet jamais en question et reproduit toujours les mêmes erreurs. Au fil des pages, elle en devient particulièrement agaçante.

Mère immature, elle entraine dans ses galères, son fils Bobby et l’étouffe d’un amour dévorant. Il n’aura pas d’autres recours, pour lui échapper, que de partir loin. C’est la guerre qui va lui offrir cette opportunité ; il est envoyé se battre en Normandie en 1944.

Lui aussi se croit promis à un grand destin et ne doute pas qu’il deviendra un héros de guerre.

L’histoire de chacun de ces deux héros est pathétique car la vie ne sera pas à la hauteur de leurs espoirs. Comment vont-ils l’un et l’autre vivre la désillusion et la nécessaire séparation ?

Bobby parviendra-t-il à construire sa vie d’homme, malgré tout ?

J’ai lu ce roman avec plaisir et admiré la précision et l’efficacité de l’écriture de Richard Yates, la fluidité de son récit qui se lit facilement et nous accroche.

Mention: 3 livres

25) Les 12 tribus d’Hattie/Ayana Mathis
1er lecteur :

Hattie est une mère de famille nombreuse, noire, dans l’Amérique ségrégationniste du début du 20ème siècle. Elle a onze enfants et une petite-fille. Elle a épousé August, un homme gentil, qui aime ses enfants, mais ne lui est d’aucun secours dans la vie quotidienne.

C’est une femme forte face aux épreuves qui ne manquent pas d’arriver dès la naissance de ses premiers enfants. Mais Hattie a aussi ses faiblesses et a tant à faire pour maintenir ses enfants en vie qu’elle n’a pas le temps et la force de les aimer chacun dans leur singularité ? Ils sont si différents les uns des autres.

C’est au travers du destin de chacun d’entre-deux que l’auteur nous fait découvrir celui d’Hattie. Elle déroule des histoires de malheurs, de maladie et de difficultés auxquels pas un des enfants ne semble échapper.

Ce roman est très noir. Le seul espoir naît de la force et du courage d’Hattie qui reste le seul repère pour ses enfants, qu’ils l’aiment ou la détestent.

C’est un livre bien écrit qu’on ne lâche pas mais on se prend vraiment à espérer un peu de bonheur dans ces vies cassées.

Mention: 3 livres

26) Le cricket club des Talibans/Timeri N. Murari

1er lecteur :

A Kaboul, les talibans sont au pouvoir depuis quelque temps. Les femmes sont emprisonnées sous leur burqa, tout est contrôlé, interdit, puni par la loi des talibans. Mais pour redorer l’image de l’Afghanistan, le pouvoir en place décide de créer une équipe nationale de cricket, sport choisi car la tenue est adéquate avec leurs lois, les vêtements recouvrant entièrement le corps.

Rukhsana est une jeune afghane téméraire, journaliste, elle essaie tant bien que mal de publier des articles sur les conditions de vie des femmes afghanes. Ayant déjà joué au cricket pendant ses études en Inde, elle propose à ses cousins de les entrainer car l’enjeu est de taille : en effet, l’équipe gagnante sera envoyée au Pakistan pour apprendre à jouer correctement. Chacun y voit l’espoir de fuir l’Afghanistan.

Mais le grand chef taliban a jeté son dévolu sur Rukhsana, et elle est en grand danger. En usant de subterfuges tous plus élaborés les uns que les autres, Rukhsana et ses cousins vont enfin voir leur rêve de liberté se concrétiser.

D’une écriture certes un peu trop simple, ce roman est cependant agréable à lire car il raconte avec fluidité le quotidien si monstrueux de ces gens subissant le joug des talibans. La description de Rukhsana lorsqu’elle enfile pour la première fois sa burqa est poignante. On est vraiment plongé dans l’angoissante atmosphère de cette vie si particulière. Même si on en a entendu parler, ici on est au cœur du sujet, vu par le petit bout de la lorgnette, et c’est très intéressant. Sans jamais tomber dans le mélodramatique, l’auteur réussit à nous faire partager l’angoisse au quotidien de ses personnages.

Si on ne connait pas le cricket, les passages traitant de ce sport peuvent être assez difficiles à comprendre, mais ce n’est pas gênant pour la lecture car l’atmosphère de la ville, les conditions de vie dures et l’impression constante d’être en danger sont parfaitement retranscrites.

Un roman instructif, agréable à lire, et, heureusement, optimiste !

Mention:2 livres

2ème lecteur :

A la fin des années 90, les talibans, au pouvoir à Kaboul, autorisent, aux hommes, la pratique d’un seul sport : le cricket. La tenue, polo à manches longues et pantalon, répond à leurs exigences de protection de la vertu. D’ailleurs, il existe dans cet état islamique un Ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice.

Les femmes, elles, vivent recluses dans leur maison ou sous la burqa, cette sorte de tente bleue qui recouvre le corps et possède juste une ouverture grillagée devant les yeux. Elles sont privées de tous les droits et constamment menacées dans leur sécurité, leur santé et leur intégrité.

Rukhsana, jeune femme journaliste, ne peut se résoudre à cette vie-là. Le cricket va lui donner l’opportunité de mener un combat libérateur contre l’arbitraire et la brutalité.

Elle a appris à jouer au cricket en Inde où elle a séjourné et c’est elle qui va, avec son frère et ses cousins, créer une équipe et l’entrainer. Il lui faudra pour cela beaucoup de courage et d’astuce pour échapper aux menaces des Talibans et à leur violence.

C’est un livre bien documenté qui met en scène des forces humaines tellement opposées que l’on a du mal à croire qu’elles proviennent des mêmes humains. L’arbitraire, la force et la violence d’un côté et l’amour, la joie de vivre, la liberté de l’autre côté.

C’est aussi une belle histoire d’amour dont je ne peux, bien sûr, vous dévoiler le dénouement.

Il faut lire ce livre sans vous laisser impressionner par les termes techniques du jeu de cricket, ils ne gênent en rien le déroulement de l’histoire.

Mention: 3 livres

27) Deux secondes de trop/Rachel Joyce

1er lecteur :

En 1972, les autorités décident d’ajouter deux secondes au temps pour faire coïncider l’heure officielle avec la rotation réelle de la Terre.

Lorsque Byron apprend cela, il est bouleversé. C’est un petit garçon sensible et il ne comprend pas où vont passer ces deux secondes. Lorsqu’il voit l’aiguille de sa montre reculer, il comprend que ça y est, les deux secondes ont été ajoutées. Il panique et se jette sur sa mère. Celle-ci était au volant de la voiture. Byron va voir la voiture de sa mère écraser un vélo rouge, sur lequel se trouvait une petite fille. Pourquoi sa mère n’a-t-elle rien vu ?

Au départ, rien ne se produit, mais à force d’expliquer ce qu’il a vu à sa mère, Byron va déclencher toute une série d’évènements qui vont conduire à l’irréparable.

L’enchainement des évènements est surprenant.

C’est un roman très agréable à lire, avec beaucoup de fraîcheur, mais aussi une sensation de fatalité écrasante.

L’écriture de l’auteure est agréable, maitrisée de bout en bout, et m’a donné très envie de lire son premier roman qui a connu un grand succès : « La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… »

Mention:3 livres

28 Le duel/Arnaldur Indridason

1er lecteur :

Roman policier qui se passe pendant l’été 1972 en Islande pendant les championnats du monde d’échecs entre l’Américain Fischer et le Russe Spassky.

Un jeune homme sans histoires est poignardé dans une salle de cinéma. Le commissaire Marion Briem est chargée de l’enquête. Elle découvre rapidement que le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu… Il a sans doute enregistré une conversation qu’il ne fallait pas entendre.

L’auteur alterne dans l’écriture deux périodes : celle de l’enquête et celle de l’enfance de Marion Briem, période pendant laquelle elle a été atteinte de tuberculose.

Pourquoi ? Je me pose toujours la question.

Très bien écrit. L’intrigue se tient mais ce n’est pas le meilleur de cet auteur.

Mention:1 livre

29 )Ceux du nord- ouest/Zadie Smith
1er lecteur :

Ce roman à l’écriture particulière raconte la vie, ou plutôt des tranches de vie, de plusieurs personnages, principalement Leah et Natalie, deux amies aux destins différents.

Cela se passe au nord-ouest de Londres, dans des quartiers ni riches, ni pauvres. D’autres personnages vont graviter autour d’elles, Nathan, qui n’a pas réussi aussi bien que Natalie dans la vie, Félix que l’on suit le temps d’un chapitre.

L’écriture est surprenante, jamais la même d’un chapitre à l’autre, mais c’est ce qui fait tout le charme de ce roman qui se laisse lire avec plaisir, à condition d’apprécier cette écriture si peu classique.

Mention: 2 livres

30) Une saison à Longbourn/Jo Baker
1er lecteur :

Longbourn est un domaine, dans l’Angleterre du 19ème siècle, où vit une famille très connue : la famille Bennett et ses cinq filles, personnages du plus célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés.

Mais, ici, ce ne sont que des personnages secondaires. On suit en effet la vie, le quotidien, et les histoires d’amour des domestiques de la famille Bennett. De loin en loin, quelques allusions sont faites aux évènements marquants du roman de Jane Austen, mais ce ne sont que des détails.

La vie et les conditions de travail des domestiques de l’époque sont particulièrement bien retranscrites. C’est agréable, instructif, et on voit les choses différemment quand on nous parle des pots de chambre remplis par Miss Elizabeth !

Bien sûr, l’écriture si particulière et si agréable de Jane Austen n’est pas au rendez-vous, mais celle-ci est plus moderne et presque aussi agréable.

Mention:3 livres

31) L’emprise/ Marc Dugain

1er lecteur :

Roman politique à clef proche du roman noir.

Le personnage central Philippe Launay est donné favori pour l’élection présidentielle. Il est largement en tête dans les sondages. D’ailleurs ses vrais ennemis sont surtout à l’intérieur de son propre parti dont un dénommé Lubiak : personnalité différente mais même soif de pouvoir, même froideur, même cynisme.

Mais Launay est menacé de scandale de santé publique, sa femme également peut révéler certaines choses…

D’autres personnages complètent le tableau : un président d’un groupe militaro-industriel, un directeur du renseignement intérieur, un syndicaliste qui disparait… La seule personne sympathique est Lorraine, un agent des services secrets.

Toute l’histoire est fausse mais tout sonne vrai.

Ce qui m’a plu : ce sont les portraits des personnages, la description de leurs comportements.

C’est une bonne étude de mœurs des milieux politiques.

Ce qui m’a déplu : c’est le manque de fluidité dans l’intrigue due sans doute à l’importance prise par les personnages.

Mention: 2 livres

32) N »éteins pas la lumière/ Bernard Minier

1er lecteur :

Un ouvrage plein de suspense, de rebondissements et d’angoisse.

L’histoire d’une femme harcelée, traquée qui en vient à soupçonner même ses proches et d’un inspecteur de police au repos qui se voit obligé de reprendre du service.

Mention: 1 livre

33)  Sans faille/Valentin Musso
1er lecteur :

Ils sont un groupe de copains de lycée, ils se revoient quelques années plus tard dans un chalet en montagne. Appartient-il à Romuald ? C’est une réponse parmi tant d’autres qui va nous être dévoilée tout au long de ce passionnant roman riche en péripéties où le narrateur nous tient en haleine… Un excellent moment de lecture où le thriller psychologique est à son apogée !!! C’est une histoire passionnante et sombre à la fois qui nous chamboule du début jusqu’à la fin.

En conclusion, choisissez bien vos amis… hi…hi… !!!

Mention: 3 livres

34) Le théorème du homard/ Graeme simsion

1er lecteur :

Don Tillman est professeur-chercheur en génétique. A quarante ans, toujours célibataire, il décide de mette au point un questionnaire très précis pour trouver la femme idéale. Mais cela ne va pas être facile car Don a tous les symptômes du syndrome d’Asperger sur lequel il fait de belles conférences, sans jamais réaliser qu’il en est lui- même atteint. Sa vie est planifiée à la minute près. Jour après jour, tout est calculé, estimé, et il ne faut pas déroger à la règle.

Mais, bien sûr, rien ne va se passer comme prévu, un petit grain de sable, du nom de Rosie, va gripper l’engrenage et conduire Don à vivre des situations de plus en plus délirantes, pour le plus grand plaisir du lecteur.

C’est une lecture drôle, très agréable, toute en finesse. On ne peut pas s’empêcher de penser au film Rain Man. Le contraste entre les manies psychorigides du héros et les évènements qui vont bouleverser son existence est l’élément clé de ce roman et le fait qu’il soit raconté par le sujet lui-même est encore plus étonnant. Il sait qu’il est différent des autres, il est bien conscient qu’il aura du mal à trouver une femme, mais il assume sa différence, sait en jouer, et sa joie de vivre est communicative. C’est également une bonne leçon de tolérance sur les différences.

A lire pour se détendre, pour passer un vraiment bon moment.

Mention: 3 livres
2ème lecteur :

Roman assez long mais petit bijou !

Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences, au caractère très, très particulier (limite autiste asperger) cherche la femme idéale. Il a d’ailleurs mis au point un questionnaire extraordinairement rigoureux afin de trouver « l’heureuse élue ». On sent vite que ce n’est pas gagné !!!

Une personne par contre ne rentre pas dans ses critères : c’est Rosie Jorman et pourtant…

Drôle, original, plein de charme ! A lire absolument !

Mention: 3 livres

35) Crimes et condiments

1er lecteur :

L’auteur nous donne une image sympathique et originale du célèbre philosophe.

Les détails historiques et culinaires sont « croustillants ». Voltaire, comploteur génial, nous est présenté comme un personnage doué d’une flagornerie exacerbée… mêlée d’une grande impertinence, teintée d’une dose d’humour où le régal est au rendez-vous !!!

Sous des sujets graves du XVIIIème, l’auteur s’en amuse et nous pimente de dialogues. La disparition d’une parure en diamant est abracadabrante… mais surtout la résolution de ce vol ! L’aspect culinaire me paraît un peu indigeste… les descriptions y sont piquantes.

Finalement, je m’aperçois que je joue le jeu de l’auteur et que je m’engage dans ce grand délire. Pour les amoureux de Voltaire et de ses humeurs fantasques, allez-y vous passerez un excellent moment !

Mention: 3 livres

36) Le collier rouge/Jean Christophe Rufin

1er lecteur :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte.

Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Court roman. Grande simplicité dans l’écriture pour un résultat d’une grande force et d’une grande efficacité.

Je pense que Jean-Christophe Ruffin (prix Goncourt 2001) a voulu s’inscrire dans la commémoration de la guerre de 14-18. Il évoque avec la même intelligence que Pierre Lemaitre dans « Au revoir là-haut » (prix Goncourt 2013) la grande histoire par la petite histoire.

J’ai beaucoup aimé ce huis-clos très original, cette manière d’aborder des thèmes comme la fidélité, la loyauté, l’honneur.

Mention: 4 livres
2ème lecteur :

Petit roman par la taille mais grand par ses qualités. Très belle écriture, efficace, qui va droit au but.

Basée sur un fait divers réel, l’auteur a su en faire un roman tout à fait remarquable.

L’ambiance et l’atmosphère sont très bien retranscrites, les personnages sont réels, bien vivants, faciles à imaginer.

Mention: 3 livres

37) Mali Ô Mali / Erik Orsenna

1er lecteur :

Janvier 2013 : c’est avec la superbe et truculente Madame Bâ, qu’Erik Orsenna nous fait découvrir le Mali à un moment tragique de son histoire. Du « grand nord Mali » de Villiers le Bel (95400) au Mali bien réel d’Afrique le récit se déroule entre imaginaire et réalité. Madame Bâ va-t-elle pouvoir sauver son pays de la violence et de la peur ?

Ce livre est passionnant, bien écrit et plein d’humour malgré un sujet très sérieux. Il nous instruit et nous donne à réfléchir. Quel est l’avenir de cette région d’Afrique et que comprenons-nous de ce qu’il s’y passe ?

L’intérêt de ce roman est de nous apprendre beaucoup, tout en nous faisant passer un bon moment de lecture. Je vous le conseille.

Mention: 4 livres
2ème lecteur :

Madame Ba, grand-mère malienne au caractère bien trempé, vit en France depuis des années et mène son monde à la baguette. Mais en 2003 le Mali du Nord vit des évènements douloureux, la charia s’impose à ses habitants qui ne veulent qu’une chose : fuir. On demande donc à Madame Ba d’aller y mettre de l’ordre.

Madame Ba accepte, car malgré toutes ses qualités elle a quand même un gros défaut : elle adore qu’on reconnaisse ses qualités et ne supporte pas qu’on ne tienne pas compte de ses avis éclairés.

C’est à la fois un roman-documentaire sur le Mali, ses habitants, ses paysages, et un roman léger, bourré d’humour, grâce à Marguerite Ba, insupportable grand-mère que tout le monde adore et respecte.

Une lecture enrichissante et attrayante en même temps : que demander de plus ?

Mention: 3 livres

38) L’instant précis où les destins s’entremêlent / Angélique Barberat

1er lecteur :

Kyle et Coryn n’étaient pas destinés à se rencontrer, lui étant une rock star adulée, et elle une simple épouse, soumise et battue par son mari, mère de trois enfants.

Mais le destin les fait se rencontrer d’une façon assez étrange et à partir de ce jour-là chacun ne cesse de penser à l’autre. Coryn va tenter de trouver le courage de quitter cet homme si brutal.
Le sort des femmes battues est le thème principal de ce roman magnifique.

Remarquablement bien écrit, il nous emporte dans une histoire belle, poignante et douloureuse.

En cours chapitres aérés, l’histoire se déroule sous nos yeux, passant de Kyle à Coryn, de Coryn à Kyle, avec fluidité et intelligence, avec une fin poignante et très belle.

L’auteur fait de temps en temps un petit clin d’œil en parlant de jolies petites araignées, et, cette petite pointe d’humour décalée permet de souffler et d’apporter la légèreté nécessaire à cette histoire si belle et si compliquée.

Un roman à lire de toute urgence !

Mention: 3 livres

2ème lecteur :

Dans ce roman, on suit deux personnages qui ont des existences différentes, un point commun cependant : l’un supportant un mari violent, l’autre ayant trouvé sa mère morte sous les coups de son mari.

Ils se croisent, vont-ils se retrouver ?

Un livre qu’on lit vite, car on n’a pas envie de le lâcher.

Mention: 3 livres

39) La reine des abeilles /Gill Hornby

1er lecteur :

Un groupe de femmes cherche à récolter de l’argent pour l’école où leurs enfants sont scolarisés. On les rencontre surtout à l’entrée et à la sortie de l’école, mais aussi dans leurs vies privées, tout au long d’une année scolaire.

Ces portraits sont faits avec beaucoup d’humour, la lecture est très facile et drôle, un vrai bon moment de lecture.

Mention: 3 livres

40/ Kinderzimmer / Valentine Goby

1er lecteur :

La « chambre des enfants » est un roman d’une intensité remarquable qui vous fait froid dans le dos !!!

Malgré les faits qui nous sont révélés, vous serez captivé et vous le lirez d’une seule traite…

C’est l’histoire d’une jeune femme Mila et de son vécu à Ravensbrück d’avril 1944 au printemps 1945.

Bien sûr dans le titre nous voyons « enfants » et on devine qu’elle est enceinte quand elle part en déportation. Et là commence son cheminement dans ce lieu de destruction. On comprend pourquoi les libraires lui ont décerné ce prix en 2004. Tous les jeunes devraient le lire, lorsque vous avez vu « La vie est belle » de Roberto Bellini, il complète parfaitement ce drame du XXème siècle qui doit rester dans nos mémoires à jamais !!! et en déduire certaines conclusions…
Mention: 4 livres
2ème lecteur :

Suzanne Langlois-Mila a passé 1 an dans l’horreur du camp de concentration de Ravensbrück.

Longtemps après, se trouvant face à des élèves d’un lycée auxquels elle doit raconter cette période de sa vie, elle prend conscience que, raconter, c’est remonter le temps, et qu’elle doit donc parler au présent. Et c’est ainsi que nous la suivons et même plutôt, que nous sommes avec elle dans ce camp de l’horreur.

Il faut vivre, malgré toutes les souffrances infligées, vivre avant d’être mort. Térésa l’amie de Mila explique que, à l’intérieur ou à l’extérieur du camp, la vie est la vie. Et c’est peut-être ce qui va sauver Mila qui va vivre chaque minute au présent.

Mais c’est peut-être aussi le pire, car la vie, en effet, est là : des enfants naissent dans ce camp, ils naissent, ils meurent, ils n’ont pas d’existence.

Ce livre puissant ne nous laisse pas de répit, on ne peut l’oublier. Inspiré de la véritable histoire de Marie-José Chambard de Lauwe, résistante, internée à Ravensbrück. Dans le roman, elle est Sabine, la puéricultrice de la Kinderzimmer qui donne un peu d’humanité, dérisoire, dans ce lieu de mort mais si essentielle pourtant.

Difficile de dire si on a aimé, un peu, beaucoup ou pas, ce roman. Il est poignant, angoissant, à la limite du supportable, mais il faut le lire, c’est indispensable.

Mention: 5 livres

41) L’affaire Collini / Ferdinand von Schirach

1er lecteur :

Roman qui a connu un très grand succès en Allemagne.

L’auteur, avocat de métier, est le petit-fils d’un ancien criminel nazi condamné à 20 ans de prison lors du procès de Nuremberg…

Ce roman est passionnant. Il se lit comme un polar.

L’histoire : un avocat débutant est commis d’office auprès d’un meurtrier Fabrizio Collini, soupçonné d’avoir assassiné Hans Meyer, un homme très connu et très respecté du milieu des affaires.

Le jeune avocat s’interroge : Ne doit-on pas se récuser en raison des liens d’amitié qu’il a eus avec le petit-fils de Hans Meyer. L’accusé, lui, refuse de répondre aux questions de son avocat…

J’ai bien aimé ce livre, d’ailleurs assez court, grâce à un contenu très précis. C’est agréable à lire.

On se doute bien que c’est le passé nazi d’Hans Meyer qui va ressurgir mais l’intrigue est bien menée. L’auteur va plus loin et pointe du doigt le système judiciaire allemand.

Suite à ce livre, le ministère fédéral de la justice a institué une commission d’enquête pour évaluer l’empreinte laissée par le passé nazi sur le ministère.

Mention: 3 livres

42) Les liens du mariage / J. Courtney Sullivan

1er lecteur :

Cinq destins, cinq périodes différentes. Tout commence avec Frances, l’une des premières femmes rédactrice en publicité dans les années 50. Elle invente l’’incontournable slogan « Un diamant est éternel ». Bien que ses publicités argumentent pour un diamant pour tous les fiancés, elle ne se mariera jamais.

Les autres personnages, dans les années 60, 80, 2000 et 2010, ont tous une approche différente du mariage : fuite du mariage, mariage à tout prix, mariage homosexuel, mariage qui s’étiole etc.

Les différentes étapes du mariage sont finement analysées, au travers de ces cinq personnages que l’on suit chapitre après chapitre, et qui semblent sans lien entre eux. Le lien n’apparaitra qu’à la fin du roman.

On découvre avec plaisir différents mondes, comme celui de la publicité des années 50 et 60, au travers de la véritable histoire de Frances.

C’est très bien écrit, très agréable à lire, sans temps mort ni longueur, un très bon moment de lecture qui donne envie de découvrir les autres romans de cet auteur.

Mention: 3 livres

43) Les 1000 et une gaffes de l’ange gardien

1er lecteur :

Ariel Auvinen, professeur en religion, meurt à 85 ans et se retrouve ange gardien. Il doit s’occuper d’un homme à qui tout semble pourtant sourire dans la vie. On lui a confié cette mission simple, car il est très maladroit en tant qu’ange gardien. Et cela va se confirmer car son protégé va subir de multiples avanies.
L’organisation des anges gardiens est originale : par exemple, saviez-vous qu’il existe des milliers d’anges Gabriel ?

Comme toujours avec Paasilinna, c’est drôle, loufoque, ironique, amusant, sans jamais abuser. Le livre est court et se lit vite. Ce n’est peut-être pas son meilleur roman, mais il mérite quand même le détour. On passe un bon moment, on le lit le sourire aux lèvres, et c’est tout ce que l’on demande à ce roman, non ?

Mention: 2 livres

44) Baby Jane / Sofi Oksanen

1er lecteur :

L’auteure raconte l’histoire de deux femmes, homosexuelles, amoureuses, dépressives, déjantés. On suit avec plaisir leur relation, leur vie au quotidien. C’est bien écrit, dynamique, enlevé.
L’écriture est moderne, vive et c’est le principal atout de ce roman. Les personnages et les situations sont bien décrits, mais les évènements ne se précipitent pas vraiment.

Les chapitres sont courts, le roman se laisse lire tout seul et on passe un agréable moment à sa lecture, certes pas inoubliable.

Mention: 2 livres

45 )La ligne bleue / Ingrid Betancourt

1er lecteur :

Très beau roman dans lequel Ingrid Betancourt fait évoluer ses personnages dans l’Argentine des années de dictature militaire, fin des années 70. Dans ce contexte d’une brutalité atroce, leur courage, leur engagement et leur espoir face à l’horreur, sollicitent notre réflexion sur la nature humaine. Mais ce livre n’a rien d’un traité de philosophie et c’est dans une histoire bien ficelée qu’on se laisse entraîner.
Ce roman fait aussi la part belle au magique et l’irrationnel car Julia, personnage principal, a reçu, de sa grand-mère, le don de voir certains évènements avant qu’ils ne se produisent. Ce don est un cadeau qu’elle doit utiliser « pour aider les autres » et sera, parfois, un peu encombrant pour elle.
Même si des scènes de torture peuvent nous heurter tant elles nous plongent dans le dégoût et le désespoir on retiendra plutôt de ce livre, l’humanité et la sensibilité qui l’anime, l’intrigue bien menée et le beau style d’écriture d’Ingrid Betancourt.

Celle-ci nous invite à toujours croire en l’être humain et on retrouve, en filigrane, dans ce roman, toutes ses qualités de cœur.

Mention: 4 livres

46) Miss Alabama et ses petits secrets / Fannie Flag

1er lecteur :

Maggie, belle femme sexagénaire, a pris une décision radicale : elle va mettre fin à ses jours, car elle sait qu’elle a atteint l’apogée de sa vie, et ne veut pas se voir sombrer dans la vieillesse et la maladie. Célibataire, sans enfant, personne ne la retient, hormis son emploi d’agent immobilier.

Mais rien ne va se passer comme prévu.

La première partie du roman est assez longue, un tout petit peu ennuyeuse parfois. Mais un évènement va bouleverser la vie et la décision de Maggie, et redonner du peps au lecteur.Le roman devient vraiment agréable, amusant, léger, malgré l’idée du suicide qui rôde en trame de fond. Les personnages sont sympathiques et ont une présence indéniable.
L’auteur nous montre l’envers du décor du monde de l’immobilier, mais toujours avec légèreté, ainsi que celui des Miss, Maggie ayant été Miss Alabama dans sa jeunesse et grande favorite pour être Miss América.

Ce roman ne vaut pas Les beignets de tomates vertes, énorme succès (mérité) de l’auteur, mais, sauvé par sa seconde moitié, il est vraiment sympathique et permet de passer un bon moment.

Mention: 3 livres

47) Chasse au trésor / Molly Keane

1er lecteur :

Les personnages sont très originaux, l’atmosphère est très anglaise, cette comédie sort vraiment de l’ordinaire.

Mention: 3 livres

48) Mes trois zèbres / Alexandre Jardin

 » Un jardin » qui a un talent fou, il s’amuse de tout, éclate de rire en ponctuant tous ses propos même les plus graves et garde pour totem son animal préféré « le zèbre ».
Il parle des trois hommes qui ont enchanté sa vie, dans sa famille imaginaire:
-Sacha (Guitry) : son maître à vivre
-Charles ( De gaulle ) : son maître à défier
-( Giacomo ) Casanova : son maître à jouir
Une bibliographie d’une grande qualité a inspiré ce livre. Ce rêve l’a » chamboulé, fécondé, réinventé », ce sont ses propres termes. Ils l’ont aidé à avancer et à devenir Alexandre pour de vrai. Très intéressante la vision de la France!!!
Lecture à conseiller.
Mention: 4 livres

2ème lecteur :

Le livre pourrait s’intituler : Comment se construire une identité en s’inspirant de trois hommes. Pour Alexandre Jardin ce sont Sacha Guitry, Charles de Gaulle et Giacomo Casanova.
C’est le propos de l’auteur qui explore dans ce livre leurs biographies.

Beaucoup d’anecdotes mais surtout une vision de ce qu’est pour lui être français : l’audace, l’anticonformisme, la créativité, la liberté, la gaieté.

Guitry l’invite à jouer avec le réel, de Gaulle à le transformer et Casanova lui révèle comment il convient d’en jouir.
C’est un roman de passion, flamboyant, mais aussi très documenté.

Mention: 2 livres

 

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